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Assurance restaurant : quels risques faut-il réellement couvrir ?

Ouvrir un restaurant représente bien plus qu’un investissement dans un local et une cuisine professionnelle. Il faut financer du matériel, constituer des stocks, recruter une équipe, aménager une salle, développer une clientèle et parfois investir plusieurs années avant d’atteindre un véritable équilibre économique.

Pourtant, un seul événement peut interrompre brutalement cette activité.
Un incendie en cuisine, un dégât des eaux, une panne importante d’un équipement frigorifique, un vol, un client qui se blesse dans l’établissement ou un sinistre imposant plusieurs semaines de fermeture peuvent avoir des conséquences financières considérables.

C’est pourquoi choisir une assurance restaurant ne devrait jamais consister uniquement à comparer le montant des cotisations.

La véritable question est beaucoup plus concrète :

si mon restaurant devait fermer demain à la suite d’un sinistre, que serait-il réellement capable de supporter financièrement ?

Pour répondre à cette question, il faut distinguer trois grandes familles de risques :
  • les dommages subis par le restaurant, son local, son matériel et ses marchandises ;
  • les dommages causés à des clients, fournisseurs ou autres tiers ;
  • les conséquences économiques d’une interruption de l’activité.

C’est notamment pour répondre à ces risques que l’on retrouve trois protections importantes : l’assurance multirisque professionnelle restaurant, la responsabilité civile professionnelle et l’assurance perte exploitation.

Mais attention : souscrire un contrat portant ces intitulés ne signifie pas automatiquement être protégé contre toutes les situations possibles.

Les franchises, plafonds d’indemnisation, exclusions, délais et événements couverts sont tout aussi importants que le nom de la garantie.

1. L’assurance multirisque professionnelle restaurant

La multirisque professionnelle constitue généralement l’un des principaux socles de protection d’un établissement.

Selon le contrat choisi, elle peut couvrir différents éléments :

  • local professionnel ;
  • mobilier ;
  • cuisine ;
  • fours ;
  • chambres froides ;
  • équipements électriques ;
  • informatique ;
  • stocks ;
  • marchandises ;
  • décoration ;
  • certains équipements extérieurs.

Les événements pouvant être couverts dépendent également du contrat :

  • incendie ;
  • explosion ;
  • dégât des eaux ;
  • vol ;
  • vandalisme ;
  • bris de glace ;
  • événements climatiques ;
  • dommages électriques ;
  • bris de machine.

Certaines offres regroupent également plusieurs garanties complémentaires comme la responsabilité civile ou la perte d’exploitation.

Le terme « multirisque » peut donc être trompeur : il ne signifie pas « tous les risques ».
Deux contrats d’assurance multirisque professionnelle restaurant peuvent proposer des niveaux de protection très différents.

Avant de comparer les prix, il faut donc comparer ce qui serait réellement indemnisé dans plusieurs scénarios concrets.

Fait important nº1 : le coût du sinistre ne se limite pas au matériel détruit

Imaginons qu’un incendie endommage une partie importante de la cuisine.

Le coût visible est relativement simple à identifier :

  • remplacer le matériel ;
  • effectuer les travaux ;
  • réparer les installations ;
  • remplacer les marchandises détruites.

Mais le problème économique peut être beaucoup plus important.

Si le restaurant doit fermer pendant deux mois, certaines dépenses continuent :

  • loyer ;
  • remboursements d’emprunts ;
  • abonnements ;
  • certaines charges de personnel ;
  • assurances ;
  • frais administratifs.

Pendant ce temps, le chiffre d’affaires peut fortement diminuer, voire disparaître.
C’est précisément la raison pour laquelle assurer uniquement les biens matériels peut être insuffisant.

2. La RC pro restauration

La RC pro restauration répond à une problématique différente : les dommages causés à des tiers dans le cadre de l’activité.
Un restaurant accueille quotidiennement des dizaines, voire des centaines de personnes.
De nombreuses situations peuvent survenir.
Un client peut glisser sur un sol humide.
Un objet peut être endommagé.

Une personne peut se blesser avec un élément du mobilier.
Un incident peut être lié à un produit servi.
La responsabilité de l’établissement peut alors être recherchée selon les circonstances.
Il faut donc vérifier précisément quels dommages corporels, matériels ou immatériels sont couverts et jusqu’à quels montants.

L’activité doit également être correctement déclarée.
Un établissement qui développe de nouvelles activités — livraison, événementiel, privatisation, vente à emporter — doit vérifier qu’elles restent cohérentes avec les risques déclarés à son assureur.

Fait important nº2 : assurer le restaurant ne signifie pas automatiquement assurer son chiffre d’affaires

C’est probablement la distinction la plus importante.
Une multirisque peut couvrir certains dommages matériels sans pour autant indemniser automatiquement l’ensemble des conséquences financières d’une fermeture.
Imaginons un restaurant réalisant habituellement 70 000 € de chiffre d’affaires mensuel.
Un dégât important l’oblige à fermer pendant trois mois.

Même si les travaux et certains équipements sont indemnisés, le restaurant peut perdre une partie importante des ventes qu’il aurait normalement réalisées.
C’est ici qu’intervient la notion d’assurance perte exploitation.
Quelques chiffres pour comprendre l’enjeu

Les restaurants sont particulièrement exposés à certains risques en raison de leur activité : cuisson, équipements électriques, gaz, extraction, huiles, stockage de produits alimentaires et présence constante de public.
Mais il faut éviter de transformer des statistiques nationales générales en probabilité individuelle de sinistre pour un restaurant.
La bonne approche consiste plutôt à évaluer les conséquences potentielles.

Prenons simplement un établissement réalisant :

60 000 € de chiffre d’affaires mensuel.

Une interruption de trois mois représente potentiellement :

180 000 € de chiffre d’affaires non réalisé, avant même de calculer la marge réellement perdue et les éventuelles économies de charges.
Si certaines dépenses fixes représentent plusieurs dizaines de milliers d’euros sur cette période, le problème de trésorerie peut rapidement devenir plus important que les dommages matériels eux-mêmes.

La question n’est donc pas uniquement :
« Quelle est la probabilité que mon restaurant brûle ? »

Mais également :
« Combien de temps mon entreprise peut-elle survivre si elle ne peut plus fonctionner normalement ? »
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Votre restaurant est assuré contre les sinistres. Mais votre chiffre d’affaires est-il suffisamment protégé par votre stratégie d’acquisition ?

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Perte d’exploitation, matériel, stocks : comprendre ce que votre contrat doit protéger

L’assurance perte exploitation :
pourquoi est-elle si importante ?

L’assurance perte exploitation a pour objectif de protéger l’entreprise contre certaines conséquences économiques d’une interruption ou d’une réduction d’activité consécutive à un événement couvert par le contrat.

6. Le taux de no-show et d’annulation
Prenons un exemple.
Un incendie se produit dans la cuisine.

Les dommages sont importants et nécessitent :

  • expertise ;
  • travaux ;
  • commande de nouveaux équipements ;
  • installation ;
  • contrôles ;
  • remise en fonctionnement.

La fermeture dure finalement quatre mois.
Pendant ces quatre mois, le restaurant n’accueille plus normalement ses clients.
Pourtant, une partie des charges continue.

Selon les garanties souscrites, l’assurance perte d’exploitation peut contribuer à compenser certaines conséquences financières et certains frais supplémentaires permettant de limiter la durée de l’interruption.

Mais il existe un point fondamental à comprendre :

une baisse de chiffre d’affaires ne suffit pas nécessairement à déclencher la garantie.

Il faut généralement que les conditions prévues dans le contrat soient réunies.

C’est pourquoi il faut vérifier :

  • les événements déclencheurs ;
  • les exclusions ;
  • la durée d’indemnisation ;
  • les franchises ;
  • le mode de calcul ;
  • les plafonds ;
  • les frais supplémentaires couverts.
Exemple nº1 : un incendie et six mois de perturbation

Imaginons un restaurant réalisant environ 900 000 € de chiffre d’affaires annuel.
Un incendie important rend la cuisine inutilisable.
La fermeture dure trois mois, puis le restaurant fonctionne partiellement pendant deux mois supplémentaires.

Le problème ne concerne donc pas uniquement le matériel détruit.

Il faut prendre en compte :
  • les ventes perdues ;
  • les charges fixes ;
  • les dépenses supplémentaires ;
  • la période de fonctionnement réduit ;
  • le temps nécessaire pour retrouver le niveau d’activité antérieur.

Supposons maintenant que le contrat prévoit une période d’indemnisation trop courte.
Le restaurant pourrait être correctement indemnisé pendant les premiers mois, puis se retrouver sans couverture alors que son activité n’a toujours pas retrouvé son niveau normal.

La durée prévue dans le contrat devient donc aussi importante que le montant assuré.

Exemple nº2 : un client se blesse alors que le restaurant fonctionne normalement

Prenons une situation totalement différente.
Le restaurant est ouvert et fonctionne normalement.
Un client se lève de sa table, glisse et se blesse.

Il n’y a :

  • ni incendie ;
  • ni fermeture ;
  • ni matériel détruit.

Le problème concerne potentiellement la responsabilité de l’établissement.
C’est ici que la RC pro restauration et les garanties de responsabilité adaptées prennent leur importance.

Ces deux exemples montrent pourquoi il est dangereux de parler simplement de « l’assurance du restaurant ».

Les risques ne sont pas identiques.
La multirisque protège certains biens et événements.
La responsabilité civile intervient sur certaines conséquences des dommages causés à des tiers.

La perte d’exploitation répond à certaines conséquences financières d’une interruption.
Ces garanties sont complémentaires.

4. Le matériel professionnel

Une cuisine professionnelle peut représenter plusieurs dizaines, voire plusieurs centaines de milliers d’euros d’investissement.

On y trouve notamment :

  • fours ;
  • plaques ;
  • friteuses ;
  • chambres froides ;
  • cellules de refroidissement ;
  • lave-vaisselle ;
  • extraction ;
  • machines à glaçons ;
  • mobilier professionnel ;
  • caisse ;
  • équipements informatiques.

Le restaurateur doit connaître approximativement la valeur réelle de ses équipements.

Il faut également vérifier la méthode d’indemnisation prévue :

  • valeur d’usage ;
  • valeur de remplacement ;
  • vétusté ;
  • éventuelle garantie valeur à neuf.

Une erreur fréquente consiste à conserver pendant plusieurs années les montants déclarés lors de l’ouverture.
Entre-temps, l’établissement a parfois acheté de nouveaux équipements, rénové sa cuisine ou augmenté considérablement la valeur de son matériel.
Le contrat doit évoluer avec le restaurant.

5. Le bris de machine

Certains équipements sont absolument essentiels au fonctionnement.
Imaginez un restaurant dont l’activité dépend fortement d’un four spécifique.
Si celui-ci tombe brutalement en panne et doit être remplacé, l’établissement peut être incapable de produire une partie de sa carte.

Une garantie spécifique concernant le bris de machine peut alors présenter un intérêt selon le concept.
Il faut cependant vérifier précisément les situations couvertes.
Une panne liée à l’usure normale n’est pas nécessairement traitée comme un dommage accidentel.

6. Les stocks et marchandises

La valeur des stocks peut également être importante :

  • viande ;
  • poisson ;
  • produits frais ;
  • surgelés ;
  • vins ;
  • champagne ;
  • spiritueux.

Une panne frigorifique peut rendre une grande quantité de produits impropre à la consommation.

Le restaurateur doit vérifier :

  • les marchandises couvertes ;
  • les plafonds ;
  • les circonstances de l’indemnisation ;
  • les conditions spécifiques aux produits réfrigérés ;
  • les justificatifs nécessaires.

Pour un restaurant possédant une cave importante, ce point peut devenir particulièrement stratégique.

7. La terrasse et les équipements extérieurs

La terrasse peut représenter une partie essentielle de la capacité commerciale.
Mobilier, parasols, décoration, chauffage, jardinières et enseignes peuvent représenter un investissement conséquent.

Mais les biens situés à l’extérieur ne sont pas nécessairement couverts exactement comme ceux situés dans le local.

Il faut notamment vérifier les conditions relatives :

  • au vol ;
  • au vandalisme ;
  • aux intempéries ;
  • aux tempêtes ;
  • aux dommages causés par un véhicule.

8. Le cyberrisque

Un restaurant moderne dépend également de nombreux outils numériques :

  • logiciel de caisse ;
  • plateforme de réservation ;
  • fichier clients ;
  • site Internet ;
  • programme de fidélité ;
  • comptes Google ;
  • réseaux sociaux ;
  • données personnelles.

Une attaque informatique, un vol de données ou la perte d’accès à certains outils peut perturber l’activité.
Les conséquences cyber ne sont pas automatiquement couvertes par toutes les multirisques.

Pour les établissements particulièrement dépendants de leurs systèmes numériques, une protection spécifique peut donc être étudiée.
Prix assurance restaurant : comment choisir sans payer pour de mauvaises garanties ?
Lorsqu’un restaurateur commence ses recherches, l’une des premières questions est naturellement :

combien coûte une assurance restaurant ?
Malheureusement, il n’existe pas de réponse universelle.

Le prix assurance restaurant dépend de nombreux paramètres.

Un petit établissement sans cuisson importante et disposant de peu de matériel ne présente pas le même profil qu’une grande brasserie avec :

  • plusieurs cuisines ;
  • 150 places ;
  • une terrasse ;
  • une cave importante ;
  • une activité événementielle ;
  • plusieurs dizaines de salariés.

Parmi les facteurs susceptibles d’influencer le tarif figurent notamment :

  • chiffre d’affaires ;
  • surface ;
  • emplacement ;
  • valeur du matériel ;
  • valeur des marchandises ;
  • activité ;
  • nombre de salariés ;
  • historique des sinistres ;
  • niveau des garanties ;
  • franchises ;
  • plafonds ;
  • durée de la perte d’exploitation.

C’est pourquoi une comparaison basée uniquement sur le prix annuel n’a que peu de valeur.

Le contrat le moins cher n’est pas nécessairement le plus économique
Prenons deux offres.

Assurance A : 1 300 € par an
Assurance B : 1 900 € par an

La première semble permettre une économie immédiate de 600 €.

Mais imaginons que son contrat prévoie :

  • franchise plus importante ;
  • plafond insuffisant pour le matériel ;
  • couverture limitée des marchandises ;
  • perte d’exploitation plus courte ;
  • absence de certaines garanties essentielles au concept.

L’économie annuelle peut devenir insignifiante face à un seul sinistre.
À l’inverse, payer davantage pour une accumulation de garanties inutiles n’a pas non plus de sens.

Le bon contrat doit être construit autour des risques capables d’affecter réellement l’entreprise.

Les questions à poser avant de choisir une assurance restaurant

Avant de signer, demandez clairement :

Quels événements sont couverts ?

Quelles sont les principales exclusions ?

Quel montant maximum peut être indemnisé ?

Quelle franchise restera à ma charge ?

Comment mon matériel sera-t-il valorisé ?

Mes marchandises réfrigérées sont-elles couvertes ?

Dans quelles circonstances la perte d’exploitation fonctionne-t-elle ?

Pendant combien de temps ?

Comment sera calculée l’indemnisation ?

Quels justificatifs seront nécessaires ?

Mais plutôt que de rester dans la théorie, utilisez des scénarios.

Demandez par exemple :
« Si un incendie ferme complètement mon restaurant pendant quatre mois, quelles garanties interviennent exactement ? »

Puis :
« Si ma chambre froide tombe en panne et que je perds 5 000 € de produits, que se passe-t-il ? »

Puis :
« Si un client se blesse dans ma salle et demande réparation, comment suis-je couvert ? »
Les réponses permettent beaucoup mieux de comprendre un contrat qu’une simple liste de garanties.

Assurance et marketing : protéger deux risques différents
Une assurance protège le restaurant contre certaines conséquences d’événements définis dans le contrat.

Mais elle ne protège pas contre un autre risque majeur :
le manque de clients.

Un restaurant peut disposer d’une excellente assurance multirisque professionnelle restaurant, d’une bonne RC et d’une perte d’exploitation correctement dimensionnée tout en souffrant d’une faible visibilité.

À l’inverse, un établissement complet tous les soirs peut se retrouver extrêmement vulnérable face à un sinistre s’il n’a pas correctement protégé son activité.
Les deux démarches sont différentes, mais complémentaires.

⁠SEOresto intervient précisément sur cette deuxième dimension : développement de la visibilité digitale des restaurants, référencement Google, présence locale, site Internet, réputation, publicité et réseaux sociaux.

L’intérêt d’une stratégie globale est de ne pas dépendre d’un seul canal d’acquisition.
Un établissement qui obtient la majorité de sa clientèle grâce à une seule plateforme devient vulnérable si cette source de réservations diminue.
Le même principe de diversification que l’on applique au risque financier peut donc être appliqué au marketing.

Après un sinistre, l’assurance ne suffit pas nécessairement à faire revenir les clients

Prenons un restaurant contraint de fermer pendant huit mois après un événement majeur.

Pendant cette période :

  • ses clients adoptent de nouvelles habitudes ;
  • de nouveaux établissements ouvrent ;
  • son activité Google diminue ;
  • ses avis récents deviennent moins nombreux ;
  • ses réseaux sociaux peuvent devenir inactifs ;
  • ses positions SEO peuvent évoluer ;
  • les internautes peuvent penser que l’établissement est définitivement fermé.

Le jour de la réouverture, il ne suffit donc pas toujours de remettre l’enseigne en place.
Il faut parfois reconquérir le marché.

Une stratégie de réouverture peut inclure :

  • mise à jour du site ;
  • réactivation de Google Business Profile ;
  • nouvelles photographies ;
  • communication auprès des anciens clients ;
  • campagne social media ;
  • campagne Google Ads ;
  • relations presse ou influence ;
  • événement de réouverture ;
  • travail SEO local.

C’est à ce niveau que la protection financière et la stratégie marketing deviennent complémentaires.
L’assurance aide l’entreprise à absorber certaines conséquences financières selon les garanties souscrites.
Le marketing aide à reconstruire la demande.

Faut-il passer par un assureur, un courtier ou un comparateur ?
Plusieurs solutions existent.

Un assureur en direct
La démarche peut être simple et rapide.
Elle est particulièrement pratique lorsque l’entrepreneur possède déjà plusieurs contrats auprès de la même compagnie.
En revanche, il faut effectuer soi-même le travail de comparaison avec les offres concurrentes.

Un courtier
Le courtier peut aider à analyser les besoins et rechercher plusieurs solutions.

Cette option peut être particulièrement intéressante pour des établissements présentant des risques plus complexes :

  • matériel coûteux ;
  • plusieurs restaurants ;
  • grande cave ;
  • forte activité événementielle ;
  • chiffre d’affaires important.
Il faut néanmoins comprendre son mode de rémunération et les compagnies réellement comparées.

Un comparateur en ligne
Il permet d’obtenir rapidement plusieurs offres et une première indication du prix
assurance restaurant.

Mais une estimation rapide ne remplace pas nécessairement une analyse approfondie.

Un tarif ne doit jamais être comparé sans regarder simultanément :

franchises + plafonds + exclusions + garanties + durée d’indemnisation.
Comment auditer les assurances de son restaurant en 7 étapes
Un contrat d’assurance ne devrait pas rester plusieurs années dans un dossier sans être relu.
Le restaurant évolue.
Le contrat doit évoluer avec lui.
Voici une méthode simple pour réaliser un audit annuel.

Étape 1 : inventorier les biens

Listez tout ce qui serait coûteux à remplacer :

  • matériel de cuisine ;
  • chambres froides ;
  • mobilier ;
  • informatique ;
  • décoration ;
  • cave ;
  • marchandises ;
  • terrasse ;
  • enseigne.

Estimez ensuite leur valeur actuelle.
Comparez cette valeur avec les montants déclarés dans votre contrat.
Si vous avez investi 70 000 € dans une rénovation récente mais que votre contrat repose toujours sur la situation d’il y a quatre ans, contactez votre assureur.

Étape 2 : identifier les scénarios capables d’arrêter votre activité

Demandez-vous :

« Qu’est-ce qui pourrait m’empêcher d’ouvrir demain ? »

Listez plusieurs scénarios :

  • incendie ;
  • dégât des eaux ;
  • panne majeure ;
  • problème électrique ;
  • catastrophe naturelle ;
  • dommage au bâtiment ;
  • sinistre chez un voisin ;
  • perte d’un équipement essentiel.

Classez-les ensuite selon leur impact potentiel.

Étape 3 : calculer le coût d’une fermeture
Imaginez maintenant que le restaurant ne puisse plus fonctionner pendant un mois.
Quelles charges continueraient ?

Listez :

  • loyer ;
  • remboursements ;
  • rémunérations concernées ;
  • abonnements ;
  • assurances ;
  • logiciels ;
  • frais administratifs ;
  • autres charges fixes.

Faites ensuite le même exercice pour trois, six puis douze mois.
Cette simulation permet de comprendre beaucoup plus concrètement l’importance de l’assurance perte exploitation.

Étape 4 : vérifier la RC pro restauration

Examinez précisément :
  • dommages corporels ;
  • dommages matériels ;
  • dommages immatériels ;
  • plafonds ;
  • exclusions ;
  • activités déclarées.

Si le restaurant a développé une nouvelle activité depuis la signature du contrat, vérifiez qu’elle est correctement prise en compte.

Étape 5 : lire les exclusions

C’est probablement l’étape la plus importante.
Un contrat peut afficher de nombreuses garanties et rester très restrictif dans certaines situations.

Posez donc systématiquement la question :

« Dans quelles circonstances cette garantie ne fonctionne-t-elle pas ? »

Vérifiez également :
  • délais de déclaration ;
  • obligations de prévention ;
  • entretien obligatoire ;
  • systèmes de sécurité requis ;
  • documents nécessaires.

Étape 6 : comparer plusieurs offres à garanties équivalentes

Créez un tableau.

Pour chaque contrat, indiquez :

  • prix annuel ;
  • franchise ;
  • plafond matériel ;
  • marchandises ;
  • RC ;
  • bris de machine ;
  • perte d’exploitation ;
  • durée d’indemnisation ;
  • principales exclusions.

Vous pourrez alors comparer réellement les offres.
Un contrat à 1 500 € n’est pas nécessairement plus intéressant qu’un contrat à 2 000 €.
Mais l’inverse est également vrai.

Étape 7 : construire un plan de continuité

L’assurance n’est que l’un des éléments de la protection.

Le restaurant doit également conserver :

  • copies de ses documents ;
  • inventaire du matériel ;
  • factures importantes ;
  • contacts fournisseurs ;
  • accès bancaires sécurisés ;
  • accès au domaine ;
  • accès au site ;
  • Google Business Profile ;
  • comptes Meta ;
  • base clients ;
  • plateforme de réservation.

Imaginez devoir gérer une fermeture imprévue demain.

Qui modifie les horaires Google ?

Qui informe les clients ayant réservé ?

Qui publie l’information sur Instagram ?

Qui possède les accès au site ?

Qui conserve les coordonnées de l’assureur ?

Qui peut récupérer les données clients ?

Préparer ces réponses avant un problème permet de gagner un temps précieux.
Protéger un restaurant, c’est protéger sa capacité à continuer d’exister
Une bonne assurance restaurant ne doit pas être considérée uniquement comme une dépense administrative.

Elle fait partie de la stratégie de continuité de l’entreprise.

L’assurance multirisque professionnelle restaurant permet de protéger certains biens et certains dommages.

La RC pro restauration répond aux risques de responsabilité envers les tiers selon les garanties souscrites.

L’assurance perte exploitation peut contribuer à protéger la continuité financière lorsqu’un événement couvert empêche l’établissement de fonctionner normalement.

Le prix assurance restaurant ne devrait donc jamais être le seul critère de décision.

Il faut comparer :
  • risques ;
  • garanties ;
  • plafonds ;
  • franchises ;
  • exclusions ;
  • durée d’indemnisation.

Mais protéger son restaurant signifie également protéger sa capacité à générer du chiffre d’affaires.
L’assurance intervient lorsqu’un sinistre couvert survient.

La prévention réduit la probabilité ou les conséquences de certains événements.
La gestion financière permet d’absorber les imprévus.
Et le marketing permet de construire et de préserver la demande.

Pour un restaurateur, la véritable sécurité ne repose donc pas sur une seule solution.

Elle repose sur un établissement capable de résister à un événement difficile et de retrouver rapidement ses clients ensuite.

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