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Contrôles DGCCRF et Alim’confiance : se préparer et éviter les amendes
Un contrôle dans un restaurant ne se résume pas à vérifier si la cuisine est propre. Affichage des prix, informations présentes sur la carte, allergènes, origine de certains produits, traçabilité, conservation des aliments ou pratiques commerciales : selon la nature du contrôle, plusieurs dimensions de l’établissement peuvent être examinées.

Pour un restaurateur, l’enjeu est donc d’abord réglementaire : protéger les consommateurs et respecter les obligations applicables à son activité. Mais il existe également un enjeu de réputation. Les résultats des contrôles officiels de sécurité sanitaire des aliments peuvent être rendus publics via Alim’confiance.

Une difficulté constatée lors d’un contrôle peut ainsi dépasser la relation entre le restaurant et l’administration. Elle peut aussi devenir une information accessible aux clients et influencer la confiance accordée à l’établissement.

Que vérifie réellement un contrôle DGCCRF restaurant ? Comment fonctionne l’Alim confiance note ? Quelles erreurs peuvent conduire à des mesures correctives ou à des sanctions ? Et surtout, comment organiser son restaurant pour être prêt toute l’année plutôt que de tenter de tout mettre en ordre au dernier moment ?

Contrôle DGCCRF, contrôle sanitaire et Alim’confiance : quelle différence ?
Ces trois notions sont souvent confondues.

La DGCCRF intervient notamment dans le domaine de la protection économique des consommateurs. Pour un restaurant, cela peut concerner l’affichage des prix, les informations communiquées aux clients, certaines mentions relatives aux produits ou encore la loyauté des pratiques commerciales.

Les restaurants sont notamment soumis à des règles précises concernant l’affichage des prix à l’intérieur et à l’extérieur de l’établissement. Les informations communiquées au consommateur doivent également correspondre à la réalité de l’offre.

Les contrôles officiels de sécurité sanitaire des aliments, eux, concernent la maîtrise des risques sanitaires.

Enfin, Alim’confiance n’est pas un organisme de contrôle. Il s’agit du dispositif permettant au public de consulter les résultats des contrôles officiels réalisés en matière de sécurité sanitaire des aliments.

Cette distinction est essentielle, notamment lorsqu’on recherche des informations sur les amendes restaurant fraudes : une erreur d’affichage des prix, une pratique commerciale trompeuse et une non-conformité sanitaire grave ne relèvent pas nécessairement des mêmes dispositions ni des mêmes sanctions.

Deux faits essentiels à connaître avant un contrôleFait n°1 : une cuisine propre ne signifie pas automatiquement que le restaurant est conforme

C’est probablement l’une des erreurs les plus fréquentes.
Le restaurant est propre. Les plans de travail sont entretenus. Les chambres froides sont rangées. Les équipes portent des tenues adaptées.
Visuellement, tout semble en ordre.

Mais un contrôle ne porte pas uniquement sur ce qui est immédiatement visible.
Le restaurant doit également être capable de démontrer que ses procédures fonctionnent réellement : traçabilité, stockage, températures, pratiques d’hygiène, gestion des informations concernant les produits ou encore information des consommateurs selon les obligations applicables.
Prenons un exemple simple.

Un établissement dispose d’un excellent dossier de procédures, mais certains documents n’ont pas été actualisés depuis plusieurs mois. Entre-temps, l’organisation de la cuisine a changé et de nouveaux collaborateurs sont arrivés.
Sur le papier, tout est parfait.

Dans la réalité, les documents ne correspondent plus totalement aux pratiques.

Le bon réflexe consiste donc à se poser régulièrement une question :
« Si l’on me demande aujourd’hui de démontrer comment nous maîtrisons ce point, sommes-nous capables de retrouver l’information et d’expliquer clairement notre procédure ? »

La conformité doit fonctionner pendant un service ordinaire, et pas uniquement le jour où l’équipe sait qu’elle va être contrôlée.

Fait n°2 : le résultat d’un contrôle sanitaire peut être accessible à vos clients

C’est ici qu’Alim’confiance change considérablement la perception du contrôle.
Depuis 2017, les résultats des contrôles officiels de sécurité sanitaire des aliments sont accessibles au public.

On rencontre fréquemment la recherche Alim confiance note, mais le terme « note » est légèrement trompeur : le dispositif ne fonctionne pas avec une note sur 5 ou sur 10.
Il existe quatre niveaux.

Très satisfaisant correspond à une situation sans non-conformité ou avec uniquement des non-conformités mineures.

Satisfaisant signifie que certaines non-conformités ont été relevées, mais qu’elles ne justifient pas de mesure de police administrative.

À améliorer signifie que l’exploitant doit mettre en œuvre des mesures correctives dans un délai fixé. Un nouveau contrôle intervient pour vérifier leur réalisation.

Enfin, À corriger de manière urgente concerne les situations où les non-conformités constatées sont susceptibles de mettre en danger la santé du consommateur. Des mesures peuvent alors aller notamment jusqu’à la fermeture administrative selon la situation.

Autrement dit, une recherche comme contrôle hygiène restaurant sanction ne doit pas conduire à penser que toutes les anomalies produisent la même conséquence.
Le niveau de gravité est déterminant.

Alim’confiance : les chiffres à retenir4 niveaux

C’est le nombre de niveaux utilisés pour présenter les résultats des contrôles sanitaires :
de « Très satisfaisant » à « À corriger de manière urgente ».

1 an
Le résultat d’un contrôle reste accessible au public sur Alim’confiance pendant un an.

15 jours
Après réception du courrier informant du niveau attribué, le professionnel dispose de 15 jours pour transmettre, s’il le souhaite, ses observations avant publication du résultat.

Depuis 2017

La publication des résultats des contrôles sanitaires est accessible au public depuis 2017.
Cette transparence change la nature du risque pour le restaurant.

Un contrôle n’est plus uniquement une question :
restaurant ↔ administration.

Il peut également devenir une question :
restaurant ↔ futurs clients.

Un consommateur qui hésite entre plusieurs établissements peut aujourd’hui consulter les avis Google, les photos, le site, le menu et différentes informations publiques avant de réserver.

C’est précisément pour cette raison qu’il faut distinguer deux problématiques : la conformité réelle du restaurant, qui doit toujours être traitée en priorité, et la réputation de l’établissement, qui devient pertinente lorsque l’information influence la perception des clients.


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Création de site internet, référencement SEO, gestion des campagnes e-mailing, gestion de la fiche Google
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Deux situations concrètes : ce qu’un contrôle révèle vraiment

La réglementation peut sembler abstraite tant qu’on ne la confronte pas au fonctionnement quotidien d’un restaurant. Deux situations permettent de comprendre pourquoi la préparation à un contrôle ne consiste pas simplement à « mettre la cuisine en ordre ».

Exemple 1 : un restaurant impeccable, mais une organisation fragile

Imaginons un établissement bien tenu.
La cuisine est propre, les chambres froides sont rangées, les plans de travail sont entretenus et l’équipe respecte visuellement les bonnes pratiques.
Le restaurateur se considère donc prêt pour un contrôle.

Exemple n°1 — Un DUERP téléchargé sur Internet… jusqu’au jour de l’accident
Pourtant, lorsqu’il réalise un audit interne plus approfondi, plusieurs problèmes apparaissent :

  • certaines informations de traçabilité sont difficiles à retrouver ;
  • plusieurs relevés sont incomplets ;
  • certaines procédures écrites ne correspondent plus exactement au fonctionnement actuel ;
  • les nouveaux collaborateurs ne maîtrisent pas tous les mêmes consignes ;
  • certaines informations présentes sur les supports destinés aux clients n’ont pas été actualisées.

Aucun de ces problèmes n’était particulièrement visible en entrant dans la cuisine.
C’est précisément ce qui rend la situation intéressante.

La conformité ne repose pas uniquement sur ce que l’on voit, mais également sur la
capacité du restaurant à démontrer que son organisation fonctionne.

Prenons un produit au hasard.
L’équipe peut-elle retrouver rapidement les informations nécessaires concernant sa traçabilité ?
Prenons ensuite une procédure.

Que se passe-t-il si le chef n’est pas présent ? Le reste de l’équipe sait-il exactement quoi faire ?
Enfin, prenons la carte.
Les informations affichées correspondent-elles réellement aux produits actuellement utilisés ?
Ce type d’exercice permet de détecter les faiblesses avant qu’elles ne soient révélées par un contrôle.
La meilleure préparation n’est donc pas :
« Que devons-nous préparer si nous sommes contrôlés demain ? »

Mais :
« Notre restaurant fonctionnerait-il correctement si nous étions contrôlés aujourd’hui, sans préparation particulière ? »

Exemple 2 : un restaurant obtient le niveau « À améliorer »

Prenons maintenant une situation différente.
À la suite d’un contrôle officiel de sécurité sanitaire, plusieurs non-conformités sont constatées et l’établissement obtient le niveau Alim’confiance « À améliorer ».
Cela ne signifie pas que le restaurant est automatiquement fermé.

Pour ce niveau, l’exploitant est mis en demeure de réaliser des mesures correctives dans un délai déterminé. Un nouveau contrôle doit ensuite permettre de vérifier leur mise en œuvre.
La réaction du restaurateur devient alors déterminante.

La mauvaise approche consisterait à simplement corriger ce qui est immédiatement visible avant le prochain passage.
La bonne approche consiste à rechercher la cause des anomalies.

Supposons, par exemple, que plusieurs relevés ne soient pas correctement effectués.
Pourquoi ?

Est-ce parce que l’équipe manque de formation ?
Parce que personne n’a été clairement désigné comme responsable ?
Parce que la procédure est trop complexe ?
Parce que les nouveaux collaborateurs ne la connaissent pas ?
Ou simplement parce que personne ne vérifie régulièrement son application ?

Dire :
« À partir de maintenant, remplissez correctement le tableau »
ne résout pas nécessairement le problème.
Il faut comprendre pourquoi il n’était pas correctement rempli.

Chaque anomalie devrait donc devenir une action structurée :

problème → cause → correction → responsable → délai → vérification.

Cette logique permet d’éviter qu’une non-conformité réapparaisse quelques semaines plus tard.

Contrôle hygiène restaurant et sanction : toutes les anomalies n’ont pas les mêmes conséquences

C’est un point important lorsqu’on recherche contrôle hygiène restaurant sanction.
Une erreur fréquente consiste à imaginer deux situations seulement :

restaurant conforme
ou

restaurant sanctionné et fermé.

La réalité est beaucoup plus graduée.

Les quatre niveaux d’Alim’confiance illustrent précisément cette logique : une non-conformité mineure et une situation susceptible de mettre en danger la santé du consommateur ne conduisent pas aux mêmes suites.
Le restaurateur doit donc éviter deux attitudes opposées.

La première consiste à dramatiser chaque anomalie comme si elle allait automatiquement entraîner une fermeture.

La seconde consiste à minimiser une observation, simplement parce qu’elle n’a pas immédiatement entraîné de sanction importante.

Une petite faiblesse organisationnelle répétée peut devenir un problème beaucoup plus sérieux si elle n’est jamais corrigée.

Amendes restaurant fraudes : pourquoi les tableaux simplistes sont trompeurs

Même prudence avec les recherches autour des amendes restaurant fraudes.

Un contrôle peut concerner des sujets très différents :

  • affichage des prix ;
  • information des consommateurs ;
  • origine de certains produits ;
  • mentions utilisées sur la carte ;
  • pratiques commerciales ;
  • obligations sanitaires.

Il n’existe donc pas une seule « amende DGCCRF » applicable à toutes les erreurs.
Par exemple, les manquements aux règles d’information sur les prix peuvent donner lieu à des sanctions administratives, tandis qu’une présentation fausse ou susceptible d’induire le consommateur en erreur peut relever des règles relatives aux pratiques commerciales trompeuses.

C’est pourquoi un tableau du type :

« allergène oublié = X € »
« prix absent = X € »
« erreur sur la carte = X € »

serait juridiquement trop simplificateur.
Pour connaître le risque réel, il faut identifier précisément le manquement et la réglementation applicable.

Le contrôle à blanc : une méthode simple pour détecter les problèmes

Une bonne pratique consiste à organiser régulièrement un contrôle interne à blanc.
L’idéal est de le réaliser pendant une journée normale, sans préparer spécialement l’équipe.

Choisissez plusieurs points au hasard :

Traçabilité
Prenez trois produits et vérifiez si les informations nécessaires sont immédiatement accessibles.

Stockage
Observez l’organisation réelle des chambres froides et des zones de conservation.

Procédures
Demandez à plusieurs collaborateurs comment ils réagiraient face à une anomalie précise.

Documents
Vérifiez qu’ils correspondent encore au fonctionnement actuel.

Information consommateur
Comparez la carte, les prix et les informations communiquées aux clients avec la réalité de l’offre.

L’objectif n’est pas de piéger les salariés.
Il est de découvrir ce qui se passe lorsque personne ne sait qu’il doit être particulièrement vigilant parce qu’un contrôle approche.

Et si le résultat devient visible pour les clients ?

Dans notre deuxième exemple, le restaurateur peut avoir corrigé rapidement toutes les anomalies.
Mais le résultat Alim’confiance reste susceptible d’être consulté pendant un an.
C’est ici qu’un problème initialement réglementaire peut commencer à avoir une dimension réputationnelle.

Un futur client peut effectuer une recherche sur le restaurant et consulter plusieurs signaux :

Google → note → avis récents → photos → site → informations publiques → réservation.

Il faut toutefois respecter une règle fondamentale :
on ne traite jamais un problème sanitaire avec du marketing avant d’avoir traité le problème sanitaire lui-même.

Si une non-conformité existe, elle doit être corrigée.
Si une information destinée au consommateur est incorrecte, elle doit être rectifiée.
Si une procédure ne fonctionne pas, elle doit être revue.

La communication intervient ensuite.
C’est précisément cette distinction qui permettra, dans la troisième partie, d’introduire naturellement la question de l’e-réputation et le rôle que peut — ou ne peut pas — jouer SEO Resto.
Après le contrôle : corriger le problème et protéger la réputation du restaurant
Une fois le contrôle terminé, le travail ne s’arrête pas au départ de l’inspecteur.
Si des anomalies ont été constatées, la priorité est évidemment de les corriger. Mais lorsque l’information devient publique ou que des clients commencent à en parler dans leurs avis, une seconde problématique apparaît : la réputation du restaurant.
Il faut alors bien séparer deux métiers.

La conformité sanitaire ou réglementaire doit être traitée par l’établissement et, lorsque cela est nécessaire, avec les professionnels compétents.
La visibilité, les avis et l’e-réputation relèvent ensuite d’une stratégie marketing.

Corriger avant de communiquer

Imaginons qu’un restaurant obtienne un résultat défavorable puis mette rapidement en place toutes les mesures correctives demandées.

Quelques semaines plus tard, un client écrit sur Google :
« J’ai vu que ce restaurant avait eu des problèmes lors d’un contrôle sanitaire. »
Le premier réflexe peut être de vouloir défendre immédiatement l’établissement.

Pourtant, avant de répondre publiquement, plusieurs questions doivent être posées :

  • le problème mentionné correspond-il à une situation réelle ?
  • les mesures correctives ont-elles effectivement été réalisées ?
  • peut-on expliquer factuellement ce qui a changé ?
  • la réponse risque-t-elle de créer davantage d’inquiétude qu’elle n’en résout ?

Une réponse agressive ou un démenti systématique peuvent produire l’effet inverse de celui recherché.
L’objectif n’est pas uniquement de convaincre la personne qui a publié l’avis.

La réponse est aussi destinée aux dizaines ou centaines de futurs clients qui pourront lire cet échange.

Une bonne réponse doit donc rester professionnelle, factuelle et proportionnée.

Peut-on simplement supprimer les avis négatifs ?

C’est une autre erreur fréquente dans la gestion de l’e-réputation.
Un restaurant ne peut pas considérer qu’un avis doit être supprimé simplement parce qu’il est négatif.

Lorsqu’un commentaire enfreint réellement les règles de la plateforme, il peut être pertinent de le signaler. Dans les autres situations, une stratégie plus durable consiste à :

  • répondre correctement ;
  • traiter le problème réel lorsqu’il existe ;
  • suivre les thèmes récurrents dans les commentaires ;
  • encourager naturellement les clients à partager leurs expériences ;
  • maintenir une présence digitale active.

Un établissement avec plusieurs centaines d’avis récents et des réponses professionnelles n’est pas perçu de la même manière qu’un restaurant dont la fiche Google semble abandonnée depuis deux ans.

Alim’confiance et Google ne mesurent pas la même chose

Cette distinction est fondamentale.
Le niveau publié sur Alim’confiance provient d’un contrôle officiel de sécurité sanitaire.
La note Google correspond aux évaluations laissées par les utilisateurs.

Un restaurant peut donc parfaitement avoir :

4,8/5 sur Google

tout en ayant rencontré une difficulté lors d’un contrôle sanitaire.

À l’inverse, un établissement peut avoir une excellente maîtrise sanitaire mais recevoir de mauvaises évaluations pour :

  • un service trop lent ;
  • des prix jugés élevés ;
  • une mauvaise expérience avec le personnel ;
  • des portions ;
  • une attente importante ;
  • une cuisine qui ne correspond pas aux attentes du client.

Ces deux indicateurs ne mesurent donc absolument pas la même chose.

Mais pour le consommateur, ils peuvent participer à une seule décision :

« Est-ce que j’ai suffisamment confiance pour réserver ce restaurant ? »
Et c’est précisément à ce moment que le marketing devient pertinent.

Quel peut être le rôle de SEO Resto ?
Un accompagnement spécialisé comme celui de ⁠SEO Resto ne remplace ni un spécialiste HACCP, ni un juriste, ni les autorités compétentes.
Son rôle intervient sur une autre partie du problème : la visibilité et la réputation
digitales du restaurant.

Cela peut notamment concerner :

  • la fiche Google Business Profile ;
  • le référencement local ;
  • les avis et leurs réponses ;
  • les informations visibles sur Google ;
  • le site internet ;
  • les contenus ;
  • la cohérence du parcours digital avant la réservation.

Pourquoi cette cohérence est-elle importante ?
Parce que le futur client ne découvre généralement pas un restaurant par un seul canal.

Son parcours ressemble plutôt à ceci :

recherche Google → fiche du restaurant → photos → avis → menu → site → réservation.

Chaque étape peut renforcer ou diminuer la confiance.

Un établissement peut avoir une excellente équipe et proposer une très bonne expérience en salle, tout en affichant encore sur Internet :

  • d’anciens horaires ;
  • un menu obsolète ;
  • de vieilles photos ;
  • des informations incorrectes ;
  • des avis auxquels personne ne répond.

Le problème n’est alors plus réglementaire.
Il devient marketing.

Faut-il obligatoirement passer par une agence spécialisée ?

Non.
Il est important de reconnaître qu’il existe plusieurs solutions.
Un restaurateur peut gérer lui-même sa fiche Google, ses avis et son site. Il peut recruter un responsable marketing, travailler avec un freelance ou choisir une agence généraliste.

Chacune de ces solutions peut être pertinente selon :
  • la taille de l’établissement ;
  • le budget disponible ;
  • les compétences internes ;
  • le temps que l’équipe peut consacrer au digital.

L’intérêt objectif d’un acteur spécialisé dans la restauration réside principalement dans sa connaissance du parcours client propre au secteur.
Pour un restaurant, être visible ne suffit pas.
Il faut être visible au bon moment et localement, puis transformer cette visibilité en visite ou en réservation.

Une personne recherchant « restaurant italien Nice », « brunch Paris 11 » ou « restaurant romantique près de moi » se trouve souvent déjà relativement proche de la décision.
La qualité de la fiche Google, des avis, des photos, du menu et du site devient alors déterminante dans la conversion.

Les limites du marketing doivent aussi être claires

Même la meilleure stratégie digitale possède une limite évidente :
elle ne peut pas durablement compenser une mauvaise expérience réelle.

Si les problèmes sanitaires se répètent, si le service est constamment mauvais ou si les informations données aux clients sont trompeuses, améliorer le référencement ne résoudra pas le problème de fond.

Au contraire, davantage de visibilité pourrait simplement exposer l’établissement à davantage de clients insatisfaits.

La logique doit donc toujours rester :

qualité réelle → conformité → expérience client → visibilité → réputation → acquisition.

Pas l’inverse.

Comment se préparer à un contrôle : la checklist du restaurateur
La meilleure stratégie face à un contrôle DGCCRF restaurant ou à un contrôle sanitaire reste la prévention.

L’objectif n’est pas de transformer chaque service en inspection permanente, mais de mettre en place une organisation suffisamment simple pour que les bonnes pratiques soient respectées naturellement.
Voici une méthode en sept étapes.

Étape 1 — Vérifier que les procédures correspondent encore à la réalité

Commencez par comparer vos documents avec le fonctionnement actuel du restaurant.
L’équipe a-t-elle changé ? Les fournisseurs sont-ils les mêmes ? La carte a-t-elle évolué ? De nouveaux équipements ont-ils été installés ? Certaines procédures ont-elles été modifiées ?

Une procédure parfaitement rédigée mais qui décrit une organisation datant de deux ans n’apporte pas la sécurité attendue.
L’objectif n’est donc pas d’accumuler des documents.
Il faut disposer de documents utiles, actualisés et réellement utilisés par l’équipe.

Étape 2 — Tester la traçabilité

Choisissez quelques produits au hasard.
Puis essayez de retrouver rapidement les informations nécessaires.
L’exercice doit être réalisé dans les conditions normales du restaurant, et idéalement par différentes personnes.

Si seul le chef sait où se trouvent les informations, le système reste fragile.
Même chose si retrouver un élément nécessite vingt minutes, trois classeurs et plusieurs appels.
L’organisation doit permettre de répondre rapidement sans dépendre de la mémoire d’une seule personne.

Étape 3 — Vérifier le stockage, les températures et les pratiques quotidiennes

Ne vérifiez pas uniquement si les tableaux existent.
Regardez ce qui se passe réellement.
Les procédures sont-elles appliquées pendant les périodes de forte activité ? Les relevés sont-ils effectués régulièrement ? Les produits sont-ils correctement stockés ? Les équipements fonctionnent-ils comme prévu ?
Une procédure n’a de valeur que si elle est appliquée.
C’est pourquoi l’observation pendant un véritable service est souvent beaucoup plus révélatrice qu’un contrôle réalisé dans une cuisine vide avant l’ouverture.

Étape 4 — Contrôler toutes les informations destinées au consommateur

Cette étape est particulièrement importante dans le cadre des obligations contrôlées par la DGCCRF.

Vérifiez notamment, selon ce qui est applicable à votre établissement :

  • l’affichage des prix ;
  • les cartes et menus ;
  • les informations relatives aux allergènes ;
  • l’origine des viandes concernées ;
  • les mentions valorisantes utilisées pour présenter certains produits ;
  • la cohérence entre les informations affichées et ce qui est réellement proposé.

Le contrôle doit également être effectué après chaque modification importante de la carte.
Un changement de fournisseur ou d’ingrédient peut rendre une ancienne information obsolète sans que l’équipe s’en aperçoive immédiatement.

Étape 5 — Tester les connaissances de l’équipe

Les procédures ne doivent pas rester uniquement dans un classeur.

Posez des questions concrètes à différents collaborateurs :

« Que fais-tu si tu constates ce problème ? »
« Où trouves-tu cette information ? »
« Qui dois-tu prévenir ? »
« Quelle est la procédure dans cette situation ? »
L’objectif n’est pas d’organiser un examen.
Il s’agit de déterminer si les procédures sont réellement comprises.
Si toutes les réponses commencent par :
« Je dois demander au chef »,
le fonctionnement dépend probablement trop d’une seule personne.

Étape 6 — Organiser régulièrement un contrôle à blanc
Une fois les procédures en place, organisez périodiquement votre propre contrôle.
Et surtout : ne préparez pas spécialement l’établissement.
Choisissez un jour ordinaire et vérifiez plusieurs points au hasard.

Cela permet de voir la différence entre :
ce qui devrait se passer
et
ce qui se passe réellement.
Les anomalies découvertes pendant ce type d’exercice sont précieuses : elles peuvent être corrigées avant de devenir un problème plus important.

Étape 7 — Transformer chaque anomalie en plan d’action
Une anomalie identifiée mais jamais suivie n’est pas une amélioration.

Utilisez une logique très simple :

Anomalie → cause → action corrective → responsable → échéance → vérification.
Quelques semaines plus tard, revenez sur le problème.
La correction fonctionne-t-elle toujours ?
L’équipe applique-t-elle la nouvelle procédure ?
Le même problème est-il réapparu ?
Cette dernière vérification permet de passer d’une gestion réactive à une véritable culture de prévention.

5 erreurs à éviter
Certaines erreurs reviennent particulièrement souvent.

Préparer le restaurant uniquement lorsqu’un contrôle approche.
La conformité doit correspondre au fonctionnement quotidien de l’établissement.

Confondre propreté et maîtrise des procédures.
Une cuisine visuellement impeccable peut malgré tout présenter des lacunes en matière de traçabilité, de documentation ou d’information du consommateur.

Télécharger des procédures génériques sans les adapter.
Les documents doivent correspondre à l’organisation réelle du restaurant.

Faire reposer toutes les connaissances sur le chef ou le directeur.
Les collaborateurs concernés doivent connaître les procédures correspondant à leurs responsabilités.

Essayer de résoudre une difficulté réglementaire avec de la communication.
Si un problème existe, il faut d’abord le corriger. La gestion de la réputation intervient ensuite.
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