Une étude est inutile si elle reste dans un dossier destiné à la banque.
Ses résultats doivent influencer :
- le concept ;
- la carte ;
- les prix ;
- les horaires ;
- l’emplacement ;
- l’identité ;
- les canaux de vente ;
- la communication ;
- le budget marketing ;
- les objectifs de fréquentation.
Calculer le marché disponibleBpifrance définit le marché théoriquement disponible à partir du nombre de consommateurs de la zone et de leur dépense moyenne. Ce montant doit ensuite être réduit pour tenir compte de la part déjà captée par les concurrents et des dépenses réalisées en dehors de la zone. (
bpifrance-creation.fr)
Pour un restaurant, on peut utiliser une approche simplifiée.
Supposons que la zone comprenne :
- 8 000 résidents correspondant à la cible ;
- une dépense moyenne estimée de 80 euros par mois au restaurant ;
- un marché annuel théorique de 7,68 millions d’euros.
Calcul :
8 000 × 80 × 12 = 7 680 000 €Ce montant ne correspond pas au chiffre d’affaires accessible au futur restaurant.
Il faut retirer :
- la part captée par les concurrents ;
- les repas consommés hors zone ;
- les consommateurs peu intéressés par le concept ;
- les dépenses réalisées sur d’autres segments.
Si l’établissement vise 500 000 euros de chiffre d’affaires annuel, il doit expliquer comment il compte capter environ 6,5 % de ce marché théorique ou compléter sa clientèle avec des salariés, visiteurs et touristes.
Relier le marché au nombre de couvertsL’étude doit traduire le potentiel en objectifs opérationnels.
Pour un chiffre d’affaires de 500 000 euros avec un ticket moyen de 35 euros :
500 000 ÷ 35 = 14 286 couverts par anAvec 300 jours d’ouverture :
14 286 ÷ 300 = environ 48 couverts par jourCette hypothèse doit être comparée :
- à la capacité ;
- aux horaires ;
- au nombre de services ;
- à la rotation ;
- au remplissage des concurrents ;
- à la saisonnalité.
Un restaurant de 30 places visant 80 couverts quotidiens devra démontrer qu’une rotation suffisante est possible.
Tester la demande numériqueAujourd’hui, une partie de l’étude peut être réalisée à partir des comportements en ligne.
Il est possible d’analyser :
- les recherches Google ;
- les catégories utilisées sur Google Maps ;
- les volumes et la qualité des avis ;
- les questions posées ;
- les contenus populaires ;
- les réservations disponibles ;
- les publicités concurrentes ;
- les interactions sociales ;
- les recherches géolocalisées.
Ces données ne remplacent pas le terrain, mais elles révèlent la manière dont les clients cherchent et choisissent un restaurant.
Pourquoi le marketing doit intervenir avant l’ouvertureLe marketing ne commence pas le jour où la première table est dressée.
Avant l’ouverture, il peut servir à tester :
- un positionnement ;
- un nom ;
- une promesse ;
- une gamme de prix ;
- un type de cuisine ;
- une zone géographique ;
- une page d’inscription ;
- une campagne locale ;
- un événement éphémère.
Une campagne test n’apporte pas une certitude absolue, mais elle produit des signaux plus concrets qu’un simple questionnaire.
On peut mesurer :
- le coût par visite ;
- le nombre d’inscriptions ;
- les demandes de réservation ;
- les zones d’origine ;
- les messages reçus ;
- les offres suscitant le plus d’intérêt.
Comment SeoResto peut intervenirL’étude de la concurrence et de la zone d’implantation fait partie des services présentés par
SeoResto. L’agence indique utiliser cette analyse pour identifier les opportunités de développement, puis construire une stratégie d’ouverture associant positionnement, communication et campagnes marketing.
Cette approche correspond à son positionnement général : un marketing fondé sur les chiffres, les statistiques, l’analyse et des résultats mesurables, plutôt que sur des impressions.
Pour un projet de restaurant, l’accompagnement peut réunir :
- analyse du marché local ;
- cartographie des concurrents ;
- étude de leur visibilité numérique ;
- définition du positionnement ;
- stratégie Google Maps ;
- création du site ;
- contenus photo et vidéo ;
- campagnes d’ouverture ;
- acquisition de clients ;
- fidélisation ;
- suivi des performances.
L’avantage objectif d’une agence spécialisée est la continuité entre l’étude et l’exécution.
Une étude indépendante peut conclure qu’une demande existe pour un certain type de restaurant. Mais il faut ensuite transformer ce constat en :
- identité ;
- carte ;
- promesse ;
- référencement ;
- supports ;
- publicité ;
- réservations.
SeoResto peut accompagner cette continuité, avec une compréhension spécifique des enjeux de restauration : panier moyen, remplissage, avis, saisonnalité et visites répétées.
Les solutions alternativesLe porteur de projet peut également travailler avec :
- une chambre de commerce ;
- un cabinet d’études ;
- un consultant indépendant ;
- un expert-comptable ;
- une agence généraliste ;
- un franchiseur ;
- sa propre équipe.
Un cabinet spécialisé peut produire une étude statistique très approfondie.
La CCI peut fournir des ressources utiles et un accompagnement à la création.
Un consultant indépendant offre souvent une approche personnalisée.
L’expert-comptable est indispensable pour transformer les hypothèses commerciales en prévisionnel financier.
Une étude réalisée en interne coûte moins cher et permet au fondateur de mieux connaître son marché, mais elle demande du temps, une méthodologie et une capacité à remettre en question ses propres hypothèses.
Les limites de SeoResto et des études de marchéAucune étude ne garantit le succès d’un restaurant.
Les comportements peuvent évoluer. Un concurrent peut ouvrir. Des travaux peuvent modifier les flux. La météo, le tourisme, les prix ou la conjoncture peuvent changer.
SeoResto ne remplace pas :
- l’expert-comptable ;
- l’analyse juridique ;
- l’étude technique du local ;
- le diagnostic des travaux ;
- la négociation du bail ;
- l’expérience opérationnelle ;
- le jugement du restaurateur.
Une agence marketing peut analyser la visibilité et la demande, mais elle ne peut pas garantir un nombre précis de couverts.
Elle ne peut pas non plus rendre viable un local dont le loyer, la capacité ou les contraintes techniques empêchent d’atteindre la rentabilité.
La solution la plus robuste consiste à associer :
- une étude de marché locale ;
- une analyse financière ;
- une validation technique du local ;
- une stratégie marketing mesurable.
ÉTAPE 4 — Valider le projet et construire le plan d’actionCette quatrième étape transforme les informations collectées en décision.
Méthode pas à pas1. Formaliser le conceptRédigez une fiche synthétique précisant :
- cuisine ;
- clientèle ;
- occasion ;
- prix ;
- horaires ;
- capacité ;
- différence ;
- expérience ;
- canaux de vente.
Une phrase doit permettre de comprendre immédiatement pourquoi le restaurant existe.
2. Délimiter la zone de chalandiseTracez plusieurs zones en fonction du temps de trajet :
- 5 à 10 minutes ;
- 10 à 20 minutes ;
- plus de 20 minutes.
Adaptez-les au déjeuner, au dîner et au week-end.
3. Collecter les données localesRelevez :
- population ;
- emplois ;
- revenus ;
- tourisme ;
- transport ;
- stationnement ;
- flux ;
- projets urbains ;
- saisonnalité.
Notez la source et la date de chaque donnée.
4. Recenser les concurrentsClassez-les en trois catégories :
- directs ;
- indirects ;
- futurs ou émergents.
Ne limitez pas l’étude aux établissements ayant la même cuisine.
5. Réaliser une analyse numériquePour chaque concurrent, examinez :
- Google Maps ;
- site ;
- menu ;
- avis ;
- réseaux sociaux ;
- réservation ;
- livraison ;
- publicités visibles.
Identifiez les mots et les arguments utilisés.
6. Effectuer des visites terrainObservez les établissements et les rues à différents moments.
Comptez approximativement :
- le passage ;
- les tables occupées ;
- les commandes à emporter ;
- les files d’attente ;
- les fermetures.
7. Interroger les clients potentielsRéalisez des entretiens avec des personnes appartenant réellement à la cible.
Évitez de limiter le questionnaire à votre entourage, qui peut chercher à vous encourager.
8. Tester le conceptUtilisez une version légère :
- événement ;
- pop-up ;
- menu éphémère ;
- livraison ;
- campagne test ;
- page de préinscription.
Mesurez les comportements, pas uniquement les réactions positives.
9. Estimer le potentiel de chiffre d’affairesCroisez plusieurs méthodes :
- capacité × remplissage × ticket moyen ;
- demande locale ;
- intentions d’achat ;
- chiffre d’affaires de projets comparables ;
- part du marché accessible.
Bpifrance recommande de confronter plusieurs approches plutôt que de dépendre d’une seule estimation. (
bpifrance-creation.fr)
10. Construire trois scénariosPréparez :
- un scénario prudent ;
- un scénario central ;
- un scénario favorable.
Pour chacun, indiquez :
- couverts ;
- ticket moyen ;
- chiffre d’affaires ;
- coût matière ;
- masse salariale ;
- résultat ;
- trésorerie.
11. Définir la stratégie d’acquisitionPrécisez comment les clients découvriront le restaurant :
- Google ;
- réseaux sociaux ;
- publicité ;
- partenariats ;
- influence ;
- presse ;
- entreprises ;
- hôtels ;
- fidélisation.
Associez chaque canal à un budget et à un objectif.
12. Prendre une décisionÀ la fin de l’étude, quatre décisions sont possibles :
- poursuivre sans modification ;
- adapter le concept ;
- choisir un autre emplacement ;
- abandonner le projet.
- Renoncer à un mauvais emplacement n’est pas un échec. C’est précisément l’une des fonctions de l’étude.