Plusieurs éléments influencent le coût d’une collaboration :
- la taille de la communauté ;
- le taux d’engagement ;
- la qualité des contenus produits ;
- la plateforme utilisée (Instagram, TikTok, YouTube…) ;
- le nombre de publications prévues ;
- les droits de réutilisation des photos ou vidéos ;
- la durée de la collaboration.
À titre indicatif, un
micro influenceur food peut accepter une invitation au restaurant, un repas offert ou une rémunération de quelques centaines d’euros selon son audience et son niveau de professionnalisme.
À l’inverse, certains créateurs très connus facturent plusieurs milliers d’euros pour une seule publication.
Le budget ne doit donc jamais être le seul critère de décision.
Pourquoi les micro-influenceurs sont souvent plus rentablesDe nombreux restaurants pensent qu’il faut absolument collaborer avec les plus gros comptes pour obtenir des résultats.
En réalité, les
micro influenceurs food présentent souvent plusieurs avantages :
- une communauté plus engagée ;
- une audience locale plus importante ;
- une relation de confiance avec leurs abonnés ;
- un coût de collaboration plus accessible.
Pour un restaurant indépendant, toucher 10 000 personnes vivant dans la même ville est généralement plus intéressant que toucher 500 000 internautes répartis dans toute la France.
L’objectif n’est pas d’obtenir le plus grand nombre de vues, mais d’attirer des personnes susceptibles de réserver une table.
Faut-il inviter gratuitement un influenceur au restaurant ?Beaucoup d’établissements choisissent d’
inviter un influenceur restaurant afin de faire découvrir leur cuisine.
Cette approche peut fonctionner dans plusieurs situations :
- lors de l’ouverture d’un établissement ;
- pour présenter une nouvelle carte ;
- à l’occasion d’un événement particulier ;
- avec des créateurs locaux qui connaissent déjà le restaurant.
Cependant, une invitation ne constitue jamais une garantie de publication.
Un créateur reste libre de partager — ou non — son expérience, sauf si un accord précis a été conclu en amont.
Lorsque le restaurant attend un nombre défini de contenus (Reels, stories, TikTok, photos…), il est préférable de formaliser cette collaboration plutôt que de compter uniquement sur une invitation.
Comment choisir le bon créateur de contenu ?Le nombre d’abonnés ne suffit pas.
Avant de lancer un
partenariat blogueur culinaire, il est conseillé d’analyser plusieurs critères :
- la localisation de son audience ;
- son taux d’engagement ;
- la qualité de ses contenus ;
- les restaurants avec lesquels il a déjà collaboré ;
- la cohérence entre son univers et celui de votre établissement.
Par exemple, un créateur spécialisé dans la street food ne sera probablement pas le meilleur choix pour promouvoir un restaurant gastronomique.
À l’inverse, un influenceur reconnu pour ses bonnes adresses locales pourra parfaitement mettre en valeur une brasserie, un bistrot ou un restaurant familial.
Deux exemples concretsExemple 1 : plusieurs micro-influenceurs plutôt qu’une seule grande campagneUn restaurant de quartier décide de collaborer avec cinq créateurs locaux comptant chacun entre 8 000 et 20 000 abonnés.
Chaque influenceur produit un Reel, plusieurs stories et partage son expérience auprès d’une audience principalement située dans la même ville.
Le budget reste maîtrisé, la visibilité est répartie sur plusieurs semaines et le restaurant bénéficie d’une couverture plus large auprès d’une clientèle réellement susceptible de venir déjeuner ou dîner.
Exemple 2 : un gros influenceur, beaucoup de vues… mais peu de réservationsÀ l’inverse, un établissement investit une grande partie de son budget dans une collaboration avec un créateur très connu au niveau national.
La publication génère plusieurs centaines de milliers de vues.
Pourtant, les réservations évoluent très peu.
La raison est simple : la majorité des abonnés vivent à plusieurs centaines de kilomètres du restaurant et ne peuvent pas s’y rendre.
Cet exemple rappelle une règle essentielle du marketing de la restauration : la qualité et la pertinence de l’audience comptent souvent davantage que sa taille.