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Ouvrir un restaurant en France quand on est étranger : titres de séjour et démarches
La gastronomie française attire chaque année des entrepreneurs venus du monde entier. Chef formé à l’étranger, restaurateur souhaitant développer un concept en France, investisseur ou professionnel installé depuis plusieurs années sur le territoire : les profils sont très différents.

Mais une question revient rapidement :

Peut-on ouvrir un restaurant en France sans être français ?

La réponse est oui.
La nationalité française n’est pas, en elle-même, une condition pour créer une entreprise en France. En revanche, ouvrir un restaurant étranger en France implique de distinguer deux sujets : la création juridique de l’entreprise et le droit personnel de l’entrepreneur à résider et à exercer une activité professionnelle sur le territoire.

C’est précisément là que les démarches deviennent parfois difficiles à comprendre.
Créer une société, détenir des parts, gérer personnellement un restaurant et venir s’installer en France pour exercer une activité commerciale sont des situations différentes.

Le premier réflexe doit donc être de déterminer le statut personnel de l’entrepreneur avant de choisir la structure du restaurant.

Fait n°1 — Les règles ne sont pas les mêmes pour tous les entrepreneurs étrangers

Dire simplement :

« Je suis étranger et je veux ouvrir un restaurant en France »
ne suffit pas pour déterminer les démarches.
Il faut d’abord connaître la nationalité et la situation de résidence de l’entrepreneur.
Un ressortissant de l’Union européenne n’est pas placé dans la même situation qu’un entrepreneur ressortissant d’un pays tiers souhaitant venir s’installer en France.
De même, une personne qui réside déjà légalement en France avec un titre lui permettant d’exercer l’activité envisagée ne suit pas nécessairement le même parcours qu’une personne qui se trouve encore à l’étranger.

Pour les ressortissants de pays tiers souhaitant s’installer en France afin d’y exercer principalement une activité commerciale, artisanale, industrielle ou libérale, il existe notamment la carte de séjour temporaire portant la mention « entrepreneur/profession libérale ». L’activité doit notamment être économiquement viable et procurer des moyens d’existence suffisants.

Pour une personne encore à l’étranger, le parcours peut commencer par un visa de long séjour correspondant à l’exercice d’une activité non salariée. France-Visas précise qu’un projet de création d’activité doit notamment permettre de démontrer sa viabilité économique.

Autrement dit, la question n’est pas simplement :
« Puis-je créer une entreprise sans être français ? »

Il faut également se demander :
« Mon statut actuel m’autorise-t-il à exercer personnellement cette activité en France ? »

Titre de séjour entrepreneur : à quoi sert-il ?
Pour un ressortissant non européen concerné par ce dispositif, le titre de séjour entrepreneur permet d’exercer en France une activité non salariée, notamment commerciale.

Or l’exploitation d’un restaurant constitue précisément une activité économique qui nécessite de regarder attentivement le droit au séjour et à l’exercice professionnel du porteur de projet.

Dans le cadre d’une première demande pour une création d’activité commerciale, industrielle ou artisanale, l’administration demande notamment des éléments permettant d’apprécier le projet : présentation de la création envisagée, business plan, budget prévisionnel pluriannuel et justificatifs liés à l’entreprise et aux locaux selon la configuration.

Cela signifie qu’un projet de restaurant ne peut pas être présenté uniquement comme une intention :

« Je souhaite ouvrir un établissement à Paris. »
Le dossier doit permettre de comprendre qu’il existe un véritable projet économique.

Pour un restaurateur, cela suppose donc de travailler très tôt sur des éléments comme :

  • le concept ;
  • le positionnement ;
  • le local envisagé ;
  • le modèle économique ;
  • le financement ;
  • le chiffre d’affaires prévisionnel ;
  • les charges ;
  • la clientèle ciblée.

Cette préparation sera ensuite utile bien au-delà du seul dossier administratif.

Fait n°2 — « Carte commerçant étranger » : attention aux informations obsolètes

La requête carte commerçant étranger apparaît encore dans de nombreuses recherches et sur d’anciens contenus disponibles en ligne.
C’est un excellent exemple des précautions à prendre lorsque l’on prépare son projet sur Internet.

Certaines anciennes dispositions relatives à la carte de commerçant ont été abrogées ou ont évolué. Les démarches actuelles doivent donc être vérifiées à partir du statut précis de la personne et des dispositifs de séjour applicables aujourd’hui, plutôt que sur la base d’un ancien article expliquant qu’un étranger doit simplement « demander sa carte de commerçant ».

Pour un ressortissant d’un pays tiers qui souhaite venir exercer une activité indépendante en France, les notions actuelles à examiner sont notamment le visa et/ou le titre de séjour entrepreneur/profession libérale, selon la situation.

Cette distinction est importante pour le SEO : nous pouvons intégrer naturellement l’expression carte commerçant étranger, puisqu’elle correspond à une recherche réelle, tout en expliquant au lecteur qu’il doit vérifier les dispositifs actuellement applicables plutôt que suivre une procédure ancienne.

Quelques chiffres et repères à connaîtrePlus de 3 mois
Pour un étranger concerné souhaitant séjourner en France afin d’exercer une activité commerciale, artisanale ou libérale pendant une durée supérieure à trois mois, le titre de séjour adapté doit être examiné en fonction de sa situation.

1 an
La carte de séjour temporaire « entrepreneur/profession libérale » est valable un an. À l’issue de cette première période, une carte pluriannuelle de quatre ans peut, sous conditions, être demandée.

225 €
Le coût indiqué actuellement pour la délivrance de cette carte est de 225 €, correspondant à la taxe et au droit de timbre.

30 000 €
Il existe également un autre dispositif pour certains projets : le titre « talent » destiné à la création d’entreprise. Il répond à des conditions différentes et plus exigeantes, avec notamment un investissement d’au moins 30 000 € et une condition de diplôme de niveau master ou d’expérience professionnelle comparable d’au moins cinq ans. Il ne faut donc pas le confondre avec le parcours entrepreneur/profession libérale.

Créer l’entreprise n’est que la première étape

Une fois la situation personnelle de l’entrepreneur clarifiée, il reste évidemment toutes les démarches propres au restaurant :

structure juridique → immatriculation → local → licences éventuelles → hygiène → accessibilité → assurances → équipe → fournisseurs → ouverture.

Les formalités de création, modification et cessation des entreprises passent aujourd’hui par le guichet unique des formalités des entreprises, y compris pour les entreprises exerçant une activité commerciale.

Mais une erreur fréquente consiste à consacrer toute la préparation aux démarches administratives et à commencer à penser aux clients seulement quelques semaines avant l’ouverture.

Pourtant, obtenir le droit d’exploiter le restaurant et réussir à remplir le restaurant sont deux problèmes totalement différents.

C’est cette distinction qui nous permettra progressivement d’introduire la dimension marketing : lorsqu’un entrepreneur étranger arrive sur un marché qu’il connaît parfois moins bien, comprendre la demande locale, Google, les habitudes de recherche et la réputation digitale devient particulièrement stratégique.

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Pendant que vous structurez les démarches administratives, commencez également à préparer votre future visibilité : Google, référencement local, site et stratégie d’acquisition.
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Deux situations concrètes : les démarches ne sont pas les mêmes selon le profil de l’entrepreneur


Pour comprendre comment ouvrir un restaurant étranger en France, il faut éviter de chercher une procédure universelle.


Deux entrepreneurs peuvent avoir exactement le même projet — ouvrir un restaurant à Lyon ou à Paris — mais devoir effectuer des démarches très différentes selon leur nationalité, leur lieu de résidence et leur situation administrative.
Voici deux cas typiques.

Exemple 1 — Un entrepreneur européen souhaite ouvrir son restaurant en France
Imaginons un chef italien qui travaille depuis plusieurs années dans la restauration.
Il souhaite quitter son emploi et ouvrir son propre restaurant à Nice.
Dans son cas, la question du titre de séjour entrepreneur ne se pose pas de la même manière que pour un ressortissant d’un pays tiers.

Un citoyen de l’Union européenne peut séjourner en France et y exercer une activité professionnelle indépendante. Il n’est pas soumis à l’obligation générale de détenir un titre de séjour pour exercer cette activité.
Il devra néanmoins réaliser toutes les démarches liées à son projet entrepreneurial et à l’activité de restauration.

Il faudra notamment réfléchir à :

  • la structure juridique ;
  • l’immatriculation de l’entreprise ;
  • la recherche et la conformité du local ;
  • le financement ;
  • les obligations liées à la restauration ;
  • la vente éventuelle d’alcool ;
  • l’hygiène alimentaire ;
  • les assurances ;
  • le recrutement.

Autrement dit :

être citoyen européen simplifie la question du séjour, mais ne supprime évidemment pas les obligations liées à l’ouverture d’un restaurant.

Et c’est là qu’apparaît une autre difficulté.
Notre chef italien connaît parfaitement la cuisine.
Mais connaît-il le marché niçois ?
Quels quartiers correspondent à son positionnement ?
Quelle concurrence existe déjà ?
Que recherchent les clients sur Google ?
Quel ticket moyen le marché peut-il accepter ?
Un projet peut être administrativement possible sans être commercialement viable.
Cette distinction deviendra essentielle dans la suite de l’article.

Exemple 2 — Un entrepreneur non européen souhaite venir en France pour créer son restaurant

Prenons maintenant une entrepreneuse qui vit hors de l’Union européenne et souhaite s’installer à Bordeaux pour ouvrir un restaurant.
La situation est différente.
Elle ne doit pas uniquement créer une entreprise.

Elle doit également vérifier dans quelles conditions elle peut venir résider en France et y exercer son activité professionnelle.

Selon sa situation, le parcours peut notamment passer par un visa de long séjour puis par un titre adapté à l’exercice d’une activité indépendante, tel que le statut
entrepreneur/profession libérale.

Son projet économique prend alors une importance particulière.
Il faut être capable de présenter quelque chose de beaucoup plus précis que :
« Je souhaite ouvrir un restaurant français avec une touche internationale. »
Le projet doit être construit.

Quel concept ?
Quelle clientèle ?
Quel emplacement ?
Quel investissement initial ?
Quel chiffre d’affaires prévisionnel ?
Quelles charges ?
Quel besoin en personnel ?
Quelle rentabilité ?

Le business plan devient donc à la fois un outil permettant de structurer certaines démarches et un véritable test de cohérence économique.

Créer entreprise sans être français : attention à une confusion fréquente

La requête créer entreprise sans être français peut donner lieu à une simplification dangereuse :

« Un étranger peut créer une société française, donc je peux automatiquement venir en France et exploiter mon restaurant. »
Ce raisonnement mélange plusieurs questions.

Il faut distinguer notamment :
la possibilité de participer à une entreprise française
et
le droit de séjourner et d’exercer personnellement une activité professionnelle en France.

La création d’une société ne constitue pas, à elle seule, un titre de séjour.
C’est particulièrement important pour un entrepreneur qui prépare son projet depuis l’étranger.
Avant de signer un bail commercial coûteux, d’engager d’importants travaux ou d’acheter du matériel, il est donc prudent de vérifier précisément sa situation administrative et les conditions applicables à son projet.

Le piège de la « carte commerçant étranger »
Une autre confusion vient de la carte commerçant étranger.
Cette expression continue d’être utilisée sur Internet, notamment parce qu’elle correspond à d’anciennes procédures et reste recherchée par les internautes.
Mais il ne faut pas construire un projet actuel sur la base d’un article datant de dix ou quinze ans.

Les dispositifs ont évolué.
Aujourd’hui, pour un ressortissant d’un pays tiers souhaitant exercer une activité indépendante en France, il faut regarder les titres et autorisations correspondant à sa situation actuelle, notamment la mention entrepreneur/profession libérale lorsque celle-ci est applicable.

Cela montre aussi pourquoi les informations juridiques trouvées en ligne doivent toujours être vérifiées sur les sources administratives officielles.

Le restaurant ajoute ses propres démarches
Obtenir le droit d’exercer une activité professionnelle ne signifie évidemment pas que l’on peut ouvrir les portes du restaurant le lendemain.
L’activité de restauration possède ses propres obligations.

Selon le projet, il faudra notamment traiter des sujets tels que :

  • hygiène alimentaire ;
  • sécurité et accessibilité du local ;
  • licence et permis d’exploitation en cas de vente d’alcool ;
  • affichage et information des consommateurs ;
  • assurances ;
  • gestion des salariés ;
  • règles applicables à l’établissement recevant du public.

Certaines obligations dépendent directement du concept.
Un coffee shop sans alcool, un restaurant gastronomique, un bar-restaurant et un établissement proposant principalement de la vente à emporter n’ont pas exactement les mêmes contraintes.
Il faut donc partir du projet réel plutôt que d’utiliser une checklist générique trouvée sur Internet.

Une erreur coûteuse : choisir le local trop tôt

Pour un entrepreneur étranger, le local représente souvent quelque chose de très concret.
Trouver une belle adresse donne l’impression que le projet devient enfin réel.
Mais signer trop rapidement peut être risqué.
Avant de s’engager, il faut notamment vérifier si le local est réellement adapté à l’activité envisagée et aux contraintes du concept.

Un espace magnifique peut devenir un mauvais investissement s’il nécessite des travaux disproportionnés ou si certaines caractéristiques empêchent d’y exploiter le restaurant comme prévu.
À cela s’ajoute la question économique.

Un emplacement très passant n’est pas nécessairement le meilleur emplacement.
Un loyer de 8 000 € dans une rue prestigieuse peut être beaucoup moins intéressant qu’un local à 4 000 € dans une zone correspondant davantage à la clientèle recherchée.

L’emplacement doit donc être évalué avec deux lectures :

Est-ce que je peux légalement et techniquement exploiter mon concept ici ?
puis :

Est-ce que suffisamment de clients potentiels existent ici pour rendre mon modèle rentable ?

Pour un entrepreneur étranger, comprendre le marché local est encore plus important

Un restaurateur français qui ouvre dans sa ville possède souvent une connaissance intuitive du marché.
Il connaît les quartiers.
Il sait où les habitants sortent.
Il connaît approximativement les prix.
Il a déjà entendu parler des principaux concurrents.
Un entrepreneur qui arrive d’un autre pays ne dispose pas toujours de ces repères.

Il peut donc être particulièrement utile d’étudier avant l’ouverture :

  • les concurrents directs ;
  • leurs notes et leur volume d’avis ;
  • leur positionnement ;
  • leurs prix ;
  • les recherches Google locales ;
  • les quartiers où se concentre la demande ;
  • les concepts déjà fortement représentés ;
  • les attentes exprimées dans les avis clients.

Cette analyse ne remplace évidemment pas le business plan ou l’étude de marché.
Elle apporte une autre lecture : celle de la demande digitale locale.
Et c’est précisément le passage entre les démarches administratives et la réussite commerciale.

Car la question n’est finalement pas uniquement :

« Ai-je le droit d’ouvrir ce restaurant en France ? »
Une fois cette réponse obtenue, une deuxième question devient immédiatement essentielle :
« Comment vais-je faire connaître ce restaurant sur un marché où personne ne connaît encore mon établissement ? »
Réussir son implantation en France : ouvrir le restaurant ne suffit pas, il faut aussi trouver ses clients
Une fois le titre de séjour, la structure juridique, le local et les principales démarches identifiés, le projet entre dans une nouvelle phase.
Et c’est souvent à ce moment qu’une erreur apparaît.

Pendant plusieurs mois, l’entrepreneur a concentré son énergie sur une question :

« Comment réussir à ouvrir mon restaurant en France ? »
Mais quelques semaines avant l’ouverture, une nouvelle question devient beaucoup plus urgente :

« Comment les clients vont-ils découvrir mon restaurant ? »

Pour ouvrir un restaurant étranger en France avec de bonnes chances de réussite, il faut donc travailler simultanément sur deux projets.

Le premier est administratif et opérationnel : obtenir les autorisations nécessaires et construire un établissement fonctionnel.
Le second est commercial : créer suffisamment de visibilité locale pour générer des réservations.

Être excellent dans son pays ne garantit pas d’être connu en France

Imaginons un chef ayant déjà dirigé plusieurs établissements à l’étranger.
Il possède une expérience solide, une identité culinaire précise et peut même disposer d’une communauté importante dans son pays d’origine.
Il ouvre désormais son premier restaurant à Paris.
Pour Google, il s’agit pourtant d’un nouvel établissement.
Pour les habitants du quartier également.

Le restaurant démarre potentiellement avec :

  • peu ou pas d’avis Google ;
  • une fiche Google Business Profile récente ;
  • aucun historique SEO local ;
  • un nouveau site ;
  • peu de recherches portant directement sur son nom.

Son expérience professionnelle représente évidemment un formidable argument de communication.
Mais elle ne produit pas automatiquement de visibilité locale.
C’est pourquoi le marketing ne devrait pas commencer le jour de l’ouverture.

Commencer à travailler sa visibilité avant l’ouverture
Une erreur classique consiste à procéder ainsi :

local → travaux → recrutement → fournisseurs → carte → ouverture → marketing.
Il est généralement plus pertinent de faire avancer certaines actions marketing en parallèle.

Avant même le premier service, il est possible de préparer :

  • le positionnement digital ;
  • le site internet ;
  • les contenus essentiels ;
  • les photographies ;
  • la présence locale ;
  • la stratégie de référencement ;
  • les systèmes de réservation ;
  • le plan de communication de lancement.

L’objectif n’est pas nécessairement de commencer à investir massivement en publicité plusieurs mois avant l’ouverture.
Il s’agit d’éviter de découvrir, une semaine avant le lancement, que personne n’a pensé à la manière dont le restaurant sera trouvé en ligne.

Le premier enjeu : comprendre comment les Français cherchent un restaurant

Un entrepreneur étranger peut naturellement reproduire les méthodes marketing utilisées dans son pays.
Or les habitudes de recherche et les plateformes importantes peuvent varier.
En France, Google et Google Maps occupent une place essentielle dans le parcours de découverte d’un restaurant.

Un futur client peut rechercher :

restaurant japonais Bordeaux
restaurant italien Lyon
brunch près de moi
restaurant romantique Nice
meilleur restaurant végétarien Paris 11
Il consulte ensuite les photos, la note, les avis, les horaires, le menu et éventuellement le site avant de décider.

Pour un nouvel établissement, il faut donc travailler non seulement la notoriété de sa marque, mais également sa capacité à apparaître sur les recherches locales correspondant réellement à son offre.

Deux restaurants différents ne doivent pas viser les mêmes recherches

Prenons deux établissements situés dans la même ville.
Le premier est un restaurant gastronomique proposant un menu dégustation à 150 €.
Le second est une trattoria de quartier avec un ticket moyen de 30 €.
Ils ne répondent pas aux mêmes attentes.
Leurs photos, leurs textes, leurs requêtes SEO et leur manière de présenter l’établissement doivent refléter cette différence.

Un bon référencement ne consiste donc pas à essayer d’apparaître partout sur :

« restaurant Paris »
Il consiste à identifier les recherches pour lesquelles le restaurant représente réellement une réponse pertinente.
Pour un entrepreneur nouvellement arrivé en France, cette analyse permet également de mieux comprendre son environnement concurrentiel.

Où intervient SEO Resto ?
C’est précisément à ce stade qu’un accompagnement spécialisé comme ⁠SEO Resto peut devenir pertinent.
SEO Resto ne remplace ni l’avocat, ni l’expert-comptable, ni les services administratifs compétents concernant le titre de séjour entrepreneur, la création de société ou les autorisations nécessaires.

Son intervention concerne une autre partie du projet :

la visibilité et l’acquisition digitale du restaurant.

L’objectif est de travailler sur les canaux qui permettent aux futurs clients de trouver l’établissement : référencement local, présence Google, site, avis et contenus.

Cette spécialisation présente un avantage objectif pour un entrepreneur qui découvre le marché français : il n’a pas besoin de comprendre seul l’ensemble des mécanismes du marketing local tout en gérant simultanément les travaux, le recrutement et l’ouverture.
Mais cela ne signifie pas qu’une agence soit indispensable à tous les projets.

Quelles sont les alternatives ?

Un restaurateur peut parfaitement construire sa stratégie en interne.
S’il possède déjà de bonnes compétences en SEO local et suffisamment de temps, cette solution peut être économique et efficace.

Il peut également recruter un responsable communication, travailler avec un freelance ou choisir une agence marketing généraliste.
Chacune de ces solutions peut fonctionner.

La différence avec une agence spécialisée dans la restauration tient surtout à la connaissance du parcours spécifique du client :

recherche → découverte → comparaison → avis → menu → réservation.

L’enjeu n’est donc pas simplement de générer du trafic sur un site.
Pour un restaurant, 1 000 visiteurs qui lisent un article sans intention de venir peuvent avoir beaucoup moins de valeur que 100 personnes situées à proximité qui recherchent précisément un établissement correspondant au concept.

Une limite importante : le marketing ne sauve pas un mauvais projet

Il faut aussi reconnaître ce qu’un accompagnement marketing ne peut pas faire.

Une bonne stratégie SEO ne corrigera pas :

  • un emplacement totalement inadapté ;
  • des prix déconnectés du marché ;
  • une expérience client médiocre ;
  • un concept difficile à comprendre ;
  • une mauvaise gestion financière ;
  • une qualité irrégulière.

Le marketing peut augmenter la visibilité d’un restaurant.
Il ne peut pas rendre rentable à lui seul un modèle économique qui ne fonctionne pas.

Pour un entrepreneur étranger, la bonne séquence reste donc :

situation administrative → business plan → étude du marché → local → concept → exploitation → visibilité → acquisition → fidélisation.

Ces éléments doivent néanmoins commencer à avancer en parallèle suffisamment tôt.

Le lancement est une période stratégique
Les premières semaines d’un restaurant sont particulièrement importantes.

Le nouvel établissement doit progressivement construire des signaux de confiance :

  • des photos professionnelles ;
  • des informations Google complètes ;
  • des premiers avis clients ;
  • un site cohérent ;
  • une identité claire ;
  • un parcours de réservation simple.

Un client qui découvre un établissement inconnu doit pouvoir comprendre rapidement :

Qu’est-ce que ce restaurant ?
Où est-il ?
Combien coûte-t-il ?
Quelle cuisine propose-t-il ?
Pourquoi devrais-je le choisir ?
Puis-je réserver facilement ?
Pour un entrepreneur venant de l’étranger, cette phase mérite donc d’être préparée avant l’inauguration.

La bonne stratégie n’est pas :
« Nous ouvrirons et nous verrons ensuite comment attirer les clients. »

Mais plutôt :

« Lorsque nous ouvrirons, notre système d’acquisition sera déjà prêt à commencer à travailler. »

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Les étapes pour ouvrir un restaurant en France quand on est étranger
Pour ouvrir un restaurant étranger en France, il est préférable de suivre les démarches dans un ordre logique. Certaines décisions — notamment la signature d’un bail ou le lancement de travaux importants — peuvent être coûteuses à inverser si la situation administrative ou la faisabilité du projet n’a pas été suffisamment vérifiée.
Voici une feuille de route pratique.

Étape 1 — Vérifier son droit à exercer l’activité en France

Avant de créer la société ou de rechercher activement un local, il faut déterminer dans quelle situation vous vous trouvez.

Les démarches varient notamment selon :

  • votre nationalité ;
  • votre pays de résidence actuel ;
  • le titre de séjour que vous détenez éventuellement déjà ;
  • la nature de l’activité que vous souhaitez exercer.

Pour un ressortissant d’un pays tiers souhaitant venir en France pour exploiter personnellement son restaurant, la question du titre de séjour entrepreneur doit donc être traitée très tôt.

Il ne faut pas considérer la création de l’entreprise et le droit au séjour comme une seule et même démarche.

Créer entreprise sans être français est possible dans différentes configurations, mais la création d’une société ne donne pas automatiquement à son fondateur le droit de venir vivre et travailler en France.

Pour un dossier individuel, mieux vaut donc vérifier les conditions applicables auprès des administrations françaises compétentes et, lorsque le projet le justifie, auprès d’un professionnel du droit.

Étape 2 — Construire le projet économique
Avant de choisir votre local, construisez votre modèle.

Définissez notamment :
Concept → clientèle → ticket moyen → capacité → nombre de services → chiffre d’affaires prévisionnel → masse salariale → matières premières → loyer → investissements → besoin de financement.

Cette étape est particulièrement importante lorsqu’un entrepreneur arrive d’un autre pays.
Un modèle économique qui fonctionne parfaitement à Londres, Dubaï, Istanbul ou Montréal n’est pas automatiquement transposable à Paris, Lyon ou Bordeaux.
Les habitudes de consommation, les coûts, la concurrence et les attentes des clients peuvent être différents.

Votre business plan doit donc être construit pour le marché français et la ville d’implantation choisie.

Étape 3 — Choisir la structure de l’entreprise
Il faut ensuite déterminer sous quelle forme l’activité sera exploitée.

Le choix ne devrait pas reposer uniquement sur la question :

« Quelle structure est la plus simple ? »
Il faut également considérer le nombre d’associés, le financement, le régime social du dirigeant, la fiscalité, la rémunération et les perspectives de développement.
Pour un entrepreneur étranger, cette étape mérite particulièrement d’être étudiée avec un expert-comptable ou un professionnel du droit connaissant sa situation.

Étape 4 — Étudier le marché avant de signer le local

Avant de vous engager sur plusieurs années, étudiez la zone.
Regardez notamment :

  • les restaurants concurrents ;
  • leur positionnement ;
  • leurs prix ;
  • leur volume d’avis ;
  • les concepts déjà présents ;
  • les flux autour du quartier ;
  • les habitudes de consommation ;
  • les recherches locales pertinentes.

Un beau local ne constitue pas une étude de marché.
Le bon emplacement est celui dans lequel votre concept peut rencontrer suffisamment de demande à un coût compatible avec votre modèle économique.

Étape 5 — Vérifier le local et les obligations liées au restaurant

Une fois un emplacement identifié, ne signez pas uniquement parce que l’adresse vous plaît.
Vérifiez la compatibilité du local avec l’activité envisagée et les éventuels travaux nécessaires.
Selon votre concept, différentes problématiques peuvent apparaître : extraction, accessibilité, sécurité, copropriété, terrasse, enseigne ou vente d’alcool.

Il faut également intégrer les obligations spécifiques à la restauration : hygiène alimentaire, information des consommateurs, licences lorsqu’elles sont nécessaires et autres formalités correspondant au fonctionnement réel de l’établissement.

La logique doit être :

concept → contraintes → vérifications → engagement financier.
Et non :

signature → découverte des contraintes → recherche d’une solution.

Étape 6 — Préparer la visibilité avant l’ouverture
N’attendez pas la veille du premier service pour commencer votre marketing.

Quelques semaines ou mois avant l’ouverture, selon le projet, préparez progressivement :

  • Google Business Profile ;
  • site internet ;
  • référencement local ;
  • identité visuelle ;
  • photos et contenus ;
  • système de réservation ;
  • communication de lancement.

Pour un entrepreneur étranger qui ne possède pas encore de communauté locale, cette étape est particulièrement importante.
Votre restaurant peut avoir un excellent concept, mais les habitants de votre ville doivent encore apprendre qu’il existe.

Étape 7 — Organiser les premières semaines

Le lancement ne doit pas être considéré comme une seule soirée d’inauguration.
Les premières semaines servent à construire progressivement la réputation de l’établissement.

Suivez notamment :

  • les réservations ;
  • les recherches Google ;
  • les avis clients ;
  • les questions récurrentes ;
  • les plats les plus appréciés ;
  • les problèmes remontés par les clients ;
  • les performances des différents canaux d’acquisition.

Cette période fournit énormément d’informations.
Utilisez-les pour ajuster votre communication mais aussi votre offre.

Les erreurs à éviter

La première serait de penser qu’obtenir un titre de séjour suffit pour ouvrir un restaurant. Le titre permet de répondre à une partie du projet ; l’entreprise et l’activité de restauration possèdent leurs propres démarches.

Deuxième erreur : utiliser des informations anciennes concernant la carte commerçant étranger sans vérifier les dispositifs actuellement applicables à votre situation.
Troisième erreur : signer un bail commercial avant d’avoir suffisamment vérifié la faisabilité technique, juridique et économique du projet.

Quatrième erreur : transposer directement en France un concept ou une stratégie ayant fonctionné dans un autre pays sans étudier le marché local.
Enfin, ne laissez pas le marketing pour la dernière semaine.

Le jour où vous ouvrez les portes, vos futurs clients devraient déjà pouvoir vous trouver.
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