TVA en restauration : 5,5 %, 10 % ou 20 % — comprendre enfin les taux

La TVA en restauration paraît simple tant que l’on retient une règle générale : 10 % sur les repas et 20 % sur l’alcool.


Dans la pratique, les erreurs apparaissent dès qu’un établissement propose plusieurs modes de consommation : service sur place, vente à emporter, livraison, boissons en bouteille, formules comprenant de l’alcool ou produits pouvant être conservés.

Un même restaurant peut ainsi devoir appliquer trois taux de TVA différents au cours d’une seule journée :

  • 5,5 % ;
  • 10 % ;
  • 20 %.

Le taux dépend moins du type d’établissement que de la nature du produit, de son conditionnement et de la manière dont il est destiné à être consommé.


Une bouteille d’eau fermée vendue à emporter peut relever du taux de 5,5 %, tandis que la même boisson servie dans un gobelet pour être consommée immédiatement relève généralement de 10 %. Une bouteille de vin reste, quant à elle, soumise au taux normal de 20 %, qu’elle soit consommée sur place ou emportée.


Bien comprendre la TVA restaurant est indispensable pour plusieurs raisons :

  • calculer correctement les prix hors taxes ;
  • protéger la marge ;
  • paramétrer la caisse ;
  • ventiler les menus ;
  • transmettre une comptabilité cohérente ;
  • éviter une collecte insuffisante ou excessive ;
  • comparer correctement les performances des différents canaux de vente.

Cette question fiscale possède aussi une dimension marketing. Une carte mal structurée, des prix mal ventilés ou une offre à emporter peu lisible peuvent réduire la marge et compliquer la perception du prix par les clients.


L’enjeu ne consiste donc pas seulement à appliquer un taux. Il faut construire une offre commerciale cohérente avec les règles fiscales, les comportements des clients et les objectifs de rentabilité.


Important : les règles présentées dans cet article correspondent aux textes et commentaires administratifs disponibles au 24 juillet 2026. Pour toute opération réalisée en 2027, il faudra vérifier qu’aucune modification législative ou doctrinale n’est intervenue.

Pourquoi existe-t-il plusieurs taux de TVA en restauration ?
En France métropolitaine, les principaux taux de TVA sont :

  • le taux réduit de 5,5 % ;
  • le taux intermédiaire de 10 % ;
  • le taux normal de 20 %.
Dans la restauration, le taux de 10 % s’applique principalement aux ventes à consommer sur place et aux produits préparés destinés à une consommation immédiate. Les boissons alcooliques restent soumises au taux normal de 20 %. Le taux de 5,5 % concerne notamment certains produits alimentaires ou boissons non alcooliques vendus dans des conditions permettant leur conservation. (⁠bofip.impots.gouv.fr)

Le ministère de l’Économie résume la règle générale ainsi : 5,5 % pour certaines ventes à emporter, 10 % pour les ventes consommées sur place et 20 % pour les boissons alcooliques. Cette présentation est utile, mais elle doit être complétée par l’analyse du conditionnement et de la consommation immédiate. (⁠economie.gouv.fr)

Deux faits essentiels à retenir1. « À emporter » ne signifie pas automatiquement 5,5 %
C’est l’une des confusions les plus fréquentes.

La TVA vente à emporter dépend de la possibilité de conserver le produit et de sa destination de consommation.
Un produit alimentaire préparé et vendu pour être consommé immédiatement relève généralement du taux de 10 %, même s’il quitte physiquement le restaurant.

Cela peut concerner, par exemple :
  • un plat chaud prêt à manger ;
  • un sandwich préparé pour une consommation immédiate ;
  • une portion de frites ;
  • une salade individuelle avec couverts ;
  • un café dans un gobelet ;
  • un repas livré prêt à être consommé.

À l’inverse, certaines denrées alimentaires pouvant être conservées et consommées ultérieurement peuvent relever du taux de 5,5 %.

Le BOFiP précise que les ventes à emporter ou à livrer de produits alimentaires préparés en vue d’une consommation immédiate sont soumises à 10 %.

La notion de consommation immédiate résulte notamment de la nature, du conditionnement ou de la présentation du produit. (⁠bofip.impots.gouv.fr)
La différence ne repose donc pas uniquement sur le lieu de consommation.

2. L’alcool reste à 20 %, même dans un menu à 10 %
La TVA alcool restaurant est soumise au taux normal de 20 %.

Cette règle concerne notamment :
  • le vin ;
  • la bière ;
  • le cidre alcoolisé ;
  • les spiritueux ;
  • les cocktails alcoolisés ;
  • les apéritifs ;
  • les digestifs.

Lorsqu’un client commande séparément un plat et une boisson alcoolique, chaque élément conserve son propre taux :
  • 10 % pour le plat consommé sur place ;
  • 20 % pour l’alcool.

Lorsqu’un menu comprend une boisson alcoolique, le restaurant doit généralement ventiler le prix entre la partie alimentaire et la partie alcoolisée. Il ne peut pas appliquer automatiquement 10 % à l’ensemble sous prétexte que le vin est inclus dans une formule repas.
Le BOFiP confirme que les boissons alcooliques restent soumises au taux normal dans les prestations de restauration. (⁠bofip.impots.gouv.fr)
Bloc statistiques : pourquoi la TVA représente un enjeu réel
La TVA ne constitue pas une charge au sens classique pour une entreprise assujettie : le restaurant la collecte auprès du client avant de la reverser à l’État, après déduction de la TVA récupérable selon les règles applicables.

Cependant, une erreur de paramétrage peut affecter directement :
  • le prix hors taxes réellement conservé ;
  • la marge ;
  • la comptabilité ;
  • la trésorerie ;
  • le montant déclaré ;
  • la cohérence des tickets et factures.

Prenons un produit vendu 11 euros TTC.
  • À 10 % de TVA :
  • prix HT : 10 € ;
  • TVA collectée : 1 €.

À 20 % de TVA :
  • prix HT : environ 9,17 € ;
  • TVA collectée : environ 1,83 €.

Si le restaurant calcule sa marge comme si le produit relevait de 10 %, alors que le taux applicable est de 20 %, il surestime ce qu’il conserve réellement hors taxes.
Sur une seule vente, l’écart paraît limité. Sur plusieurs milliers de boissons, de menus ou de commandes, il devient significatif.

Les données de l’Insee montrent par ailleurs que l’hébergement-restauration représentait encore plusieurs dizaines de milliers de créations d’entreprises en France en 2025.

Cette dynamique implique de nombreux nouveaux exploitants devant paramétrer correctement leurs prix, leurs caisses et leurs différents canaux de vente. La complexité augmente lorsque le restaurant combine salle, livraison, click and collect et vente de produits emballés. (⁠Seoresto)
Tableau récapitulatif des principaux taux

Taux généralement applicable



Repas consommé sur place

10 %

Plat préparé à emporter pour consommation immédiate

10 %

Livraison d’un repas prêt à consommer

10 %

Boisson non alcoolique servie au verre ou en gobelet

10 %

Boisson non alcoolique en bouteille ou canette fermée permettant la conservation

5,5 %

Produit alimentaire pouvant être conservé pour une consommation différée

5,5 % dans de nombreux cas

Vin, bière, cocktail ou spiritueux

20 %

Formule avec repas et alcool

Ventilation entre 10 % et 20 %

Restauration avec service de traiteur, salle ou personnel

Généralement 10 % pour la partie restauration, hors alcool

Confiseries et certains produits expressément exclus du taux réduit

Potentiellement 20 %


Ce tableau fournit des repères généraux. Les produits particuliers doivent être vérifiés individuellement, surtout lorsque leur conditionnement ou leur destination de consommation est ambigu.
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Quand appliquer le taux de 10 % ?
Le taux de 10 % constitue le taux principal de la restauration.
Il s’applique aux ventes à consommer sur place, hors boissons alcooliques.
Cela concerne notamment :

  • les restaurants traditionnels ;
  • les cafés ;
  • les brasseries ;
  • les fast-foods ;
  • les food courts ;
  • certaines prestations de traiteur ;
  • les repas servis dans des espaces de restauration ;
  • les produits préparés à emporter pour consommation immédiate.

La présence de tables n’est pas le seul critère. Le taux de 10 % peut également concerner une vente sans service en salle lorsque le produit est prêt à être consommé immédiatement.

TVA restauration rapide
Le taux TVA restauration rapide dépend lui aussi du produit et du conditionnement.
Exemples généralement soumis à 10 % :

  • burger chaud ;
  • tacos prêt à consommer ;
  • portion de pizza chaude ;
  • salade préparée avec couverts ;
  • menu livré ;
  • café dans un gobelet ;
  • soda servi dans un gobelet ;
  • glace vendue à l’unité pour consommation immédiate selon sa présentation.

Une boisson non alcoolique en canette fermée peut toutefois relever du taux de 5,5 %, même si elle est vendue dans un établissement de restauration rapide, dès lors que son conditionnement permet sa conservation.
Le taux ne dépend donc pas du fait que le restaurant soit « rapide » ou « traditionnel ». Il dépend de l’opération réalisée.

Quand appliquer le taux de 5,5 % ?
Le taux de 5,5 % concerne de nombreuses denrées alimentaires destinées à l’alimentation humaine, sous réserve des exceptions prévues par les textes.
Dans l’activité d’un restaurant, il intervient surtout pour certains produits vendus à emporter et non destinés à une consommation immédiate.

Exemples possibles :
  • bouteille d’eau fermée ;
  • canette de soda fermée ;
  • jus conditionné permettant une conservation ;
  • produit alimentaire emballé pouvant être consommé ultérieurement ;
  • certaines pâtisseries ou viennoiseries ;
  • pain vendu séparément ;
  • produits d’épicerie proposés par le restaurant.

Le BOFiP indique que les boissons non alcooliques vendues dans un contenant permettant leur conservation — bouteille, brique ou canette — relèvent du taux de 5,5 %. Lorsqu’elles sont servies dans un contenant ne permettant pas leur conservation, comme un gobelet ou une tasse en carton, elles relèvent de 10 %. (⁠bofip.impots.gouv.fr)

Le conditionnement change-t-il vraiment le taux ?
Oui, dans certaines situations.
Prenons un jus de fruits non alcoolisé.

Cas 1 : bouteille fermée à emporter
Le client peut conserver la boisson et la consommer plus tard. Le taux de 5,5 % peut s’appliquer.

Cas 2 : jus versé dans un verre ou un gobelet
La présentation indique une consommation immédiate. Le taux est généralement de 10 %.
Ce détail doit être correctement paramétré dans la caisse.

Un seul produit commercial peut donc nécessiter deux boutons distincts :
  • « jus bouteille fermé » à 5,5 % ;
  • « jus servi au verre » à 10 %.

Quand appliquer le taux de 20 % ?
Le taux normal de 20 % concerne principalement les boissons alcooliques dans la restauration.
Il peut aussi concerner certaines catégories alimentaires expressément exclues du taux réduit, selon leur nature et les conditions de vente.

TVA sur l’alcool
La règle générale est claire : les boissons alcooliques sont taxées à 20 %.

Cela vaut :
  • sur place ;
  • à emporter ;
  • en livraison ;
  • dans un menu ;
  • lors d’une prestation de traiteur.
Une bouteille de vin vendue à emporter ne passe donc pas à 5,5 %.
Une bière livrée avec un burger ne passe pas à 10 %.
Un cocktail inclus dans un brunch ne suit pas automatiquement le taux du repas.
La partie alcoolisée doit conserver le taux de 20 %. (⁠bofip.impots.gouv.fr)
Comment gérer les menus comprenant plusieurs taux ?
Les menus sont l’une des principales sources d’erreurs.

Menu sans alcool
Une formule comprenant une entrée, un plat, un dessert et une boisson non alcoolisée servie pour consommation immédiate peut généralement être soumise à 10 %.

Menu avec alcool
Une formule comprenant un repas et un verre de vin associe :
  • une prestation de restauration à 10 % ;
  • une boisson alcoolique à 20 %.
Il faut donc ventiler le prix.

Exemple de ventilation
Menu vendu 40 € TTC comprenant :
  • repas ;
  • verre de vin.
Le restaurateur détermine, à partir de ses prix séparés ou d’une méthode économiquement justifiable, que :

  • 34 € correspondent au repas ;
  • 6 € correspondent au vin.
La caisse applique alors :
  • 10 % sur les 34 € ;
  • 20 % sur les 6 €.
La ventilation ne doit pas être choisie arbitrairement uniquement pour réduire la TVA collectée. Elle doit correspondre à une réalité commerciale défendable.
Lorsque les produits sont également vendus séparément, leurs prix individuels fournissent généralement une base logique de répartition.

Deux exemples concretsExemple 1 : une pizzeria avec salle, emporter et livraison
Une pizzeria propose :
  • pizzas consommées sur place ;
  • pizzas à emporter ;
  • boissons en canette ;
  • sodas servis au verre ;
  • bière ;
  • bouteilles de vin.

Les pizzas sont préparées pour une consommation immédiate. Elles relèvent donc généralement de 10 %, qu’elles soient servies sur place, emportées ou livrées.
Les sodas servis au verre relèvent de 10 %.

Les canettes fermées pouvant être conservées relèvent généralement de 5,5 %.
La bière et le vin relèvent de 20 %.
La pizzeria doit donc utiliser les trois taux.
Si la caisse applique automatiquement 10 % à toute commande de livraison, les boissons alcooliques seront mal taxées. Si elle applique 5,5 % à toute vente à emporter, les pizzas chaudes seront également mal classées.

La solution opérationnelle consiste à paramétrer chaque article et chaque déclinaison correctement, plutôt que d’appliquer un taux global au canal de vente.

Exemple 2 : un brunch avec cocktail inclus
Un restaurant vend un brunch à 39 euros avec :
  • une boisson chaude ;
  • un jus de fruits ;
  • plusieurs plats ;
  • un cocktail alcoolisé.
Le restaurateur applique initialement 10 % à toute la formule, car elle est consommée sur place.
Cette méthode est incorrecte pour la partie alcoolisée.
Il doit déterminer la valeur du cocktail dans la formule et appliquer :

  • 10 % aux éléments de restauration et boissons non alcoolisées consommées immédiatement ;
  • 20 % au cocktail.
Le restaurant peut choisir de proposer deux formules :
  • brunch sans alcool ;
  • brunch avec cocktail.
Cette organisation facilite la lecture de l’offre, le paramétrage de la caisse et la ventilation fiscale.
Elle peut aussi devenir un levier marketing : le client comprend clairement le supplément associé au cocktail et conserve la possibilité de choisir.
Quelle règle pour la livraison ?
La livraison ne détermine pas à elle seule le taux.
Les plats préparés en vue d’une consommation immédiate sont généralement taxés à 10 %.
Les boissons alcooliques restent à 20 %.

Les produits non alcoolisés dans un conditionnement permettant leur conservation peuvent relever de 5,5 %.
La plateforme de livraison peut collecter le paiement, mais le restaurant doit vérifier comment les articles, promotions et commissions apparaissent dans son système comptable.

Il faut notamment contrôler :
  • la TVA appliquée à chaque article ;
  • la ventilation des menus ;
  • le traitement des frais de livraison ;
  • les remises ;
  • les commissions ;
  • les remboursements ;
  • les produits offerts.

Le fait qu’une plateforme affiche un taux ne dispense pas l’établissement de vérifier la cohérence de ses propres données.
TVA restauration 2026-2027 : les taux vont-ils changer ?
Au 24 juillet 2026, les sources officielles consultées continuent de présenter les règles principales suivantes en France métropolitaine :

  • 5,5 % pour certaines denrées et ventes à emporter permettant une consommation différée ;
  • 10 % pour la restauration sur place et les produits préparés pour consommation immédiate ;
  • 20 % pour les boissons alcooliques.
(⁠bofip.impots.gouv.fr)
Il serait toutefois imprudent de garantir aujourd’hui que la TVA restauration 2026-2027 restera strictement identique pendant toute l’année 2027.
Une loi de finances, une évolution du Code général des impôts ou une nouvelle doctrine administrative peut modifier ou préciser les règles.

Avant de modifier une carte, de paramétrer une nouvelle caisse ou de lancer une offre en 2027, le restaurant devra vérifier :

  • le Code général des impôts en vigueur ;
  • les mises à jour du BOFiP ;
  • les informations publiées par l’administration fiscale ;
  • les recommandations de son expert-comptable.
Comment calculer un prix HT à partir du TTC ?
Les restaurants affichent généralement des prix TTC au consommateur. Pour analyser la marge, il faut travailler hors taxes.

Produit à 10 %
Prix HT = prix TTC ÷ 1,10
Pour un plat vendu 22 € TTC :
22 ÷ 1,10 = 20 € HT
TVA collectée :

22 – 20 = 2 €
Produit à 20 %
Prix HT = prix TTC ÷ 1,20
Pour une bouteille vendue 36 € TTC :
36 ÷ 1,20 = 30 € HT
TVA collectée :

36 – 30 = 6 €
Produit à 5,5 %
Prix HT = prix TTC ÷ 1,055
Pour un produit vendu 10,55 € TTC :

10,55 ÷ 1,055 = 10 € HT

TVA collectée :
0,55 €

Ces calculs montrent pourquoi une analyse de marge réalisée uniquement à partir des prix TTC peut être trompeuse.

Comment la TVA influence-t-elle la carte et le marketing ?
La TVA est une question fiscale, mais elle affecte aussi la construction de l’offre.
Un restaurant doit réfléchir à :

  • la différence de marge entre les boissons ;
  • la structure des menus ;
  • la présentation des suppléments ;
  • les offres à emporter ;
  • les produits emballés ;
  • les formules avec ou sans alcool ;
  • la cohérence entre prix affichés sur le site, Google et plateformes.

Ne pas confondre prix TTC et valeur perçue
Le client voit un prix final.
Il ne choisit pas un plat parce que son taux est de 10 % plutôt que 20 %. Il évalue :

  • la qualité ;
  • la quantité ;
  • la réputation ;
  • l’expérience ;
  • la présentation ;
  • la différence avec les concurrents.
Le restaurant ne peut donc pas justifier une offre uniquement par sa fiscalité. Il doit transformer sa structure de prix en proposition commerciale claire.

Utiliser les formules pour faciliter le choix
Une carte peut présenter :
  • une formule sans alcool ;
  • une formule avec verre de vin ;
  • une option cocktail ;
  • une boisson premium en supplément.
Cette structure facilite la ventilation, mais aussi la montée en gamme.
Le restaurant doit toutefois vérifier que chaque supplément reste rentable après TVA.

La contribution de SeoResto
SeoResto n’est ni un cabinet comptable ni un conseil fiscal. L’agence ne doit donc pas déterminer seule le taux applicable à un produit ambigu.
En revanche, elle peut intervenir après validation fiscale pour transformer les règles tarifaires en offre commerciale claire et cohérente.
SeoResto accompagne les restaurants sur plusieurs sujets directement liés à cette problématique :

  • création de menus ;
  • conception de sites ;
  • campagnes publicitaires ;
  • photographie culinaire ;
  • référencement local ;
  • analyse du marché et des concurrents ;
  • stratégie de communication ;
  • développement du panier moyen et de la fidélisation. (⁠Seoresto)
Son intérêt objectif réside dans sa spécialisation en restauration et dans la possibilité de coordonner plusieurs supports :

  • carte imprimée ;
  • menu en ligne ;
  • Google Business Profile ;
  • plateformes ;
  • réseaux sociaux ;
  • campagnes commerciales.
Après la validation des taux par l’expert-comptable, SeoResto peut notamment aider à :

  • présenter clairement les formules ;
  • valoriser les suppléments ;
  • distinguer les offres avec et sans alcool ;
  • améliorer la perception du prix ;
  • éviter les écarts entre la carte et les supports numériques ;
  • mettre en avant les produits les plus intéressants pour le panier moyen ;
  • communiquer efficacement sur l’emporter ou la livraison.

Les alternatives
Le restaurateur peut aussi travailler avec :

  • son expert-comptable ;
  • un avocat fiscaliste ;
  • son éditeur de caisse ;
  • un consultant indépendant ;
  • une agence généraliste ;
  • un graphiste pour la carte ;
  • son équipe interne.

L’expert-comptable reste le partenaire prioritaire pour valider les taux et la comptabilisation.
L’éditeur de caisse est essentiel pour le paramétrage technique.
Un graphiste peut améliorer la lisibilité de la carte.
Une équipe interne peut gérer les modifications rapidement.

Les limites de SeoResto
L’accompagnement marketing ne remplace pas :

  • une consultation fiscale ;
  • une analyse détaillée de produits complexes ;
  • le paramétrage comptable ;
  • les déclarations de TVA ;
  • la responsabilité juridique du restaurant ;
  • la vérification des règles en vigueur.

SeoResto ne peut pas non plus compenser une tarification non rentable ou une mauvaise ventilation fiscale par une simple campagne publicitaire.
La méthode la plus fiable consiste donc à réunir trois compétences :
l’expert-comptable ou le fiscaliste valide les taux ;
l’éditeur de caisse applique le paramétrage ;
l’équipe marketing transforme l’offre en présentation commerciale claire et rentable.

Méthode en 8 étapes pour sécuriser la TVA d’un restaurant
Étape 1 : dresser la liste de tous les produits
Recensez :
  • plats ;
  • boissons ;
  • menus ;
  • suppléments ;
  • produits à emporter ;
  • produits livrés ;
  • épicerie ;
  • prestations événementielles.

Étape 2 : distinguer les modes de consommation
Pour chaque article, précisez :
  • sur place ;
  • à emporter ;
  • en livraison ;
  • consommation immédiate ;
  • conservation possible.

Étape 3 : identifier l’alcool
Toutes les boissons alcooliques doivent être isolées et paramétrées au taux normal.
Vérifiez aussi les menus, brunchs et formules.

Étape 4 : examiner le conditionnement
Pour les boissons non alcoolisées et certains produits à emporter, demandez-vous si le conditionnement permet une conservation.
Une canette fermée et un soda servi au gobelet ne suivent pas nécessairement le même taux.

Étape 5 : faire valider les cas ambigus
Transmettez le tableau à l’expert-comptable.
Pour un produit atypique, il peut être nécessaire de consulter la doctrine administrative ou d’obtenir un avis spécialisé.

Étape 6 : paramétrer la caisse
Créez les bons articles, taux et déclinaisons.
Évitez un seul bouton générique « boisson » ou « menu » lorsque plusieurs taux doivent être appliqués.

Étape 7 : vérifier les supports commerciaux
Contrôlez la cohérence entre :
  • caisse ;
  • carte papier ;
  • site ;
  • Google ;
  • plateformes de livraison ;
  • click and collect.
Les prix TTC doivent être identiques ou leurs différences clairement expliquées.

Étape 8 : effectuer un contrôle régulier
À chaque modification de carte ou nouvelle offre, vérifiez :
  • le taux ;
  • le prix HT ;
  • la marge ;
  • la ventilation ;
  • la configuration de la caisse.
Prévoyez également une revue au début de 2027 pour confirmer que les règles n’ont pas changé.

Les erreurs fréquentesAppliquer 5,5 % à tout ce qui est emporté
Un plat chaud prêt à consommer reste généralement à 10 %.

Appliquer 10 % à toute la commande
L’alcool demeure à 20 %.

Oublier la ventilation des menus
Un menu avec vin ne doit pas automatiquement être taxé intégralement à 10 %.

Paramétrer le taux par canal plutôt que par produit
Une commande à emporter peut contenir des articles à 5,5 %, 10 % et 20 %.

Calculer la marge à partir du TTC
La marge doit être étudiée à partir du chiffre d’affaires hors taxes.

Copier les réglages d’une plateforme
Le restaurant doit s’assurer que la configuration correspond réellement à son offre.

Présumer que les règles de 2026 seront identiques en 2027
Une vérification annuelle reste indispensable.

Conclusion
La TVA restaurant repose sur trois taux principaux, mais leur application dépend de plusieurs critères.

Le taux de 10 % concerne principalement :
  • les repas consommés sur place ;
  • les plats préparés pour consommation immédiate ;
  • une grande partie de la restauration rapide et de la livraison.
Le taux de 5,5 % concerne notamment certaines denrées et boissons non alcoolisées vendues dans un conditionnement permettant leur conservation.

Le taux de 20 % concerne les boissons alcooliques, quelles que soient les conditions de vente.
La règle la plus importante est la suivante : il ne faut pas attribuer un taux unique à un canal comme « salle », « emporter » ou « livraison ». Chaque produit doit être analysé selon sa nature, son conditionnement et sa destination.

Une fois les taux validés, le restaurant doit s’assurer que la caisse, la carte, le site et les plateformes présentent une offre cohérente.
C’est là que le marketing apporte une valeur complémentaire. Il ne décide pas de la fiscalité, mais il permet de transformer une structure tarifaire complexe en offre simple à comprendre, attractive et capable d’améliorer le panier moyen.
La solution la plus sûre associe donc validation comptable, paramétrage technique et présentation marketing.

FAQQuel est le taux de TVA pour un repas consommé au restaurant ?
Un repas consommé sur place relève généralement du taux de 10 %, à l’exception des boissons alcooliques, qui restent soumises à 20 %.

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