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Vendre de l’alcool à emporter et en livraison : ce que dit la loi
Introduction

Ajouter une bouteille de vin à une commande, proposer des cocktails en click & collect ou vendre de l’alcool via une plateforme de livraison peut sembler être une extension naturelle de l’activité d’un restaurant.

Pourtant, la vente alcool à emporter n’obéit pas exactement aux mêmes règles que le service d’un verre de vin à table.

Dès que l’alcool quitte l’établissement avec le client ou qu’une commande est remise à un livreur, plusieurs
sujets doivent être vérifiés :

  • la licence détenue ;
  • les catégories d’alcool autorisées ;
  • les horaires de vente ;
  • le contrôle de l’âge ;
  • les règles spécifiques à la vente nocturne ;
  • la livraison ;
  • les informations obligatoires pour certaines ventes à distance.

Le développement d’Uber Eats, Deliveroo, du click & collect et des systèmes de commande directement intégrés aux sites des restaurants a rendu ce sujet particulièrement important.

Un restaurant peut parfaitement posséder le droit de servir une bouteille pendant un repas et néanmoins devoir vérifier séparément les conditions permettant de la vendre seule à emporter ou de la livrer tard dans la soirée.

Dans ce guide, nous allons donc clarifier la licence vente à emporter alcool, l’alcool livraison réglementation, les obligations liées aux mineurs et les points à contrôler avant d’activer la vente alcool Uber Eats ou un autre canal de commande.

Peut-on vendre de l’alcool à emporter depuis un restaurant ?

La première bonne nouvelle est qu’un restaurant déjà titulaire de certaines licences n’a pas nécessairement besoin d’obtenir une nouvelle licence simplement pour proposer une bouteille à emporter.

Service-Public précise qu’un établissement titulaire d’une licence restaurant ou d’une licence III ou IV peut vendre à emporter les boissons autorisées par la licence qu’il détient.

La situation est différente pour une entreprise dont l’activité consiste exclusivement à vendre de l’alcool à emporter ou en ligne.

Dans ce cas, elle doit disposer :

  • d’une petite licence à emporter pour certaines boissons comme le vin, la bière ou le cidre ;

d’une licence à emporter pour pouvoir vendre également les alcools de plus de 18°

La première étape consiste donc toujours à regarder la licence déjà détenue et les catégories de boissons réellement vendues.

Fait important n°1 : la livraison est juridiquement une vente à emporter

C’est un point particulièrement important pour les restaurants qui développent leur activité sur les plateformes.
Service-Public assimile la vente à distance à une vente à emporter pour les règles de licence.

Autrement dit, lorsque le restaurant vend :

une bouteille sur son site → commande payée en ligne → bouteille remise à un coursier → livraison au domicile,

il ne s’agit plus simplement du service d’alcool effectué dans la salle du restaurant.
Le canal change, et certaines obligations changent avec lui.

Il faut donc analyser l’alcool livraison réglementation avant d’ajouter des références alcoolisées à son menu digital.

Cette règle concerne aussi bien :

  • votre propre site ;
  • votre click & collect ;
  • une application de livraison ;
  • une commande passée à distance puis livrée par vos équipes.

Fait important n°2 : après 22 h, la vente à emporter devient plus encadrée

Les horaires constituent l’une des différences majeures.
Service-Public indique que pour vendre de l’alcool à emporter entre 22 h et 8 h, l’exploitant doit disposer du permis d’exploitation correspondant à cette activité nocturne.

Cette règle doit être prise très au sérieux par :

  • les restaurants ouverts tard ;
  • les bars ;
  • les dark kitchens ;
  • les épiceries ;
  • les établissements proposant de la livraison nocturne.

Imaginez un restaurant qui ferme sa salle à 23 h, mais continue à recevoir des commandes sur une plateforme jusqu’à 1 h du matin.

La cuisine est fermée aux clients sur place, mais les bouteilles continuent de partir en livraison.
Du point de vue de l’activité, la vente alcool à emporter se poursuit après 22 h.

Le restaurateur doit donc vérifier que son organisation correspond aux règles spécifiques à cette plage horaire.
Il faut également tenir compte des éventuelles restrictions locales applicables dans la commune ou le département.

Les chiffres essentiels à retenir
Quelques chiffres suffisent déjà à structurer la majorité des situations.

18 ans

La vente de boissons alcoolisées aux mineurs est interdite.
Le Code de la santé publique prévoit que la personne qui délivre la boisson exige du client qu’il établisse la preuve de sa majorité. (⁠Légifrance)

Cette obligation ne disparaît pas parce que la commande a été passée depuis une application.
Le client peut avoir créé un compte, renseigné une carte bancaire et payé en ligne : cela ne signifie pas automatiquement que la personne qui reçoit physiquement l’alcool est majeure.

22 h – 8 h
Cette plage est particulièrement importante pour la vente alcool à emporter : la vente nocturne nécessite le permis d’exploitation prévu pour cette activité.


Plus de 18°
Pour une activité exclusivement consacrée à la vente à emporter, Service-Public distingue la petite licence à emporter et la licence à emporter, cette dernière permettant notamment la commercialisation des alcools de plus de 18°.

Ces trois données — 18 ans / 22 h-8 h / 18° — permettent déjà d’éviter de nombreuses erreurs.

Le contrôle de l’âge reste obligatoire en livraison
C’est probablement la principale difficulté opérationnelle.

Dans un restaurant, le serveur peut demander une pièce d’identité avant de servir.
En livraison, la personne qui rencontre physiquement le client est souvent le coursier.

La réglementation française reste toutefois claire sur le principe : il est interdit de vendre de l’alcool à un mineur et la personne qui délivre la boisson doit demander au client de justifier de sa majorité. (⁠Légifrance)
Les plateformes mettent donc en place leurs propres procédures pour sécuriser cette étape.

Uber Eats indique par exemple, pour les commandes alcoolisées éligibles, que le destinataire doit avoir au moins 18 ans, présenter une pièce d’identité officielle valide avec photo et ne pas être en état d’ébriété ; si les conditions ne sont pas réunies, le coursier ne doit pas remettre l’alcool. (⁠Uber)

Les conditions précises d’une plateforme peuvent évoluer. Le restaurateur doit donc vérifier les règles du service au moment où il active la vente d’alcool.

Vente alcool Uber Eats : la plateforme ne remplace pas la licence

Une confusion est fréquente :

« Si Uber Eats autorise mon menu, c’est que juridiquement je peux vendre. »
Ce raisonnement est dangereux.

Uber précise dans ses conditions que les commerçants partenaires restent responsables du respect des lois et réglementations applicables à la vente et à la livraison d’alcool, notamment concernant les restrictions et les horaires. (⁠Uber)

Autrement dit :

la plateforme est un canal de vente, pas une licence.

Avant d’activer la vente alcool Uber Eats, le restaurateur doit donc s’assurer que :

  • sa licence permet les boissons proposées ;
  • la vente à emporter est couverte ;
  • la vente nocturne est organisée correctement si elle existe ;
  • les procédures de contrôle d’âge sont appliquées ;
  • les restrictions locales éventuelles sont respectées.

Et si le restaurant livre lui-même ?

Le problème est exactement le même.
Imaginons qu’un établissement n’utilise aucune plateforme.

Le client commande directement depuis le site du restaurant.
Le paiement est effectué en ligne.
Un salarié livre la commande.
Dans cette configuration, le restaurateur ne peut pas considérer que l’absence d’intermédiaire simplifie juridiquement la vente.
Au contraire, il doit organiser lui-même le contrôle au moment de la remise.

Une procédure interne peut par exemple prévoir :

commande contenant de l’alcool → livraison uniquement à une personne majeure → justificatif demandé en cas de contrôle requis → refus de remettre l’alcool si la majorité ne peut être établie.

La procédure doit être claire pour tous les livreurs.

Le contrôle à la commande ne suffit pas toujours
Une case à cocher :

« Je certifie avoir plus de 18 ans »

peut être utile dans le parcours digital.
Mais elle ne transforme pas automatiquement la personne présente derrière l’écran en client légalement éligible à la remise d’alcool.

Le titulaire du compte peut être majeur tandis que la personne recevant la commande ne l’est pas.
C’est pourquoi le contrôle lors de la remise constitue une étape essentielle de la vente alcool à emporter lorsqu’elle implique une livraison.

Les mineurs : le risque commercial devient aussi un risque de marque

La question n’est pas uniquement réglementaire.
Imaginez qu’une vidéo circule sur les réseaux sociaux montrant qu’un restaurant remet facilement de l’alcool à des adolescents via son service de livraison.

Même avant toute sanction administrative, les conséquences peuvent être importantes :

  • commentaires négatifs ;
  • mauvaise presse ;
  • signalements ;
  • perte de confiance ;
  • dégradation de la réputation locale.

Une procédure sérieuse de contrôle protège donc également l’image de marque.

Les règles doivent être identiques sur tous les canaux

Un restaurant peut aujourd’hui vendre via :

  • sa salle ;
  • son propre site ;
  • son module click & collect ;
  • Uber Eats ;
  • une autre plateforme ;
  • le téléphone.

Si chaque canal fonctionne différemment, les risques augmentent.

La meilleure organisation consiste à créer une politique unique précisant :

  • quelles boissons sont proposées ;
  • jusqu’à quelle heure ;
  • quelles commandes sont acceptées ;
  • comment l’âge est contrôlé ;
  • ce qu’il faut faire en cas de refus de livraison.

Cette politique doit être appliquée partout.

La vente en ligne comporte également des
informations administratives spécifiques

Service-Public indique que dans le cadre d’une vente à distance d’alcool, le bon de commande ou la facture doit notamment comporter l’indication selon laquelle le produit est soumis à un droit d’accises, en plus des informations relatives aux produits, au vendeur et à l’acheteur.

C’est un détail que de nombreux restaurants oublient lorsqu’ils créent rapidement une boutique en ligne.
Le module e-commerce doit donc être configuré pour la nature réelle des produits vendus.

Pourquoi ce sujet devient aussi un problème marketing

À première vue, la licence vente à emporter alcool relève uniquement de l’administratif.
Mais dès qu’un restaurant ajoute ce service, sa présence digitale doit évoluer.

Un client doit comprendre :

  • si la livraison est disponible ;
  • dans quelle zone ;
  • à quels horaires ;
  • quelles boissons peuvent être commandées ;
  • si le retrait sur place existe.

Ces informations peuvent apparaître sur :
  • le site Internet ;
  • Google Business Profile ;
  • le menu en ligne ;
  • les plateformes de livraison.

Si Google indique :

« Fermé à 23 h »
alors que la livraison continue jusqu’à 1 h, il faut présenter correctement les différents services plutôt que de créer une information confuse.
Inversement, annoncer « livraison de cocktails jusqu’à 2 h » alors que l’activité nocturne n’a pas été correctement organisée crée un risque inutile.

Le principe reste le même :

sécuriser le service → organiser l’exploitation → seulement ensuite le promouvoir.
Où SEO Resto intervient-il ?

SEO Resto n’est pas un cabinet juridique et ne remplace pas les professionnels chargés de vérifier la licence ou les obligations réglementaires. Cette limite est d’ailleurs cohérente avec le positionnement présenté sur le site de l’agence : son expertise porte notamment sur le SEO local, Google Maps, les sites Internet, les réseaux sociaux, les campagnes publicitaires, la stratégie de communication et la réputation en ligne. (⁠seoresto.com)

Une fois la vente alcool à emporter légalement organisée, le véritable enjeu marketing consiste donc à faire connaître le nouveau service aux personnes susceptibles de commander.

C’est ici que le référencement local, le site, le menu digital et Google Business Profile peuvent transformer une nouvelle offre en chiffre d’affaires supplémentaire.

Premier élément de conversion recommandé

Je placerais ici un CTA relativement léger :

Vous avez lancé la livraison ou le click & collect ?

Vos clients doivent pouvoir comprendre immédiatement ce que vous proposez, où vous livrez et comment commander.

SEO Resto analyse votre site, votre fiche Google et votre parcours de commande afin d’identifier les points qui peuvent vous faire perdre des commandes.
Nos clients
Création de site internet, référencement SEO, gestion des campagnes e-mailing, gestion de la fiche Google
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Création de l'identité visuelle, logo et supports supplémentaires (sacs de livraison, enseignes, etc.)
Production de séances photo, gestion des réseaux sociaux et organisation de concours
Deux exemples concrets : livraison via plateforme et click & collect nocturne

La réglementation devient beaucoup plus claire lorsqu’on observe des situations réelles. Deux cas reviennent particulièrement souvent : le restaurant qui active la vente alcool Uber Eats pour augmenter son ticket moyen et celui qui décide de prolonger son activité grâce au click & collect tard le soir.
Dans les deux situations, l’erreur serait de considérer la vente d’alcool comme une simple option supplémentaire dans le menu digital.

Exemple n°1 : un restaurant ajoute du vin sur Uber Eats
Imaginons une trattoria qui réalise déjà une partie importante de son chiffre d’affaires en livraison.

Le panier moyen des commandes alimentaires est de 32 €.

Le restaurant souhaite l’augmenter et ajoute donc :

  • prosecco ;
  • vin blanc ;
  • vin rouge ;
  • bière.

L’idée commerciale est logique.
Une bouteille ajoutée à une commande peut augmenter significativement le panier sans créer beaucoup de travail supplémentaire en cuisine.
Mais plusieurs vérifications sont nécessaires avant d’activer les produits.

Première vérification : la licence

Le restaurant doit d’abord vérifier que sa licence lui permet effectivement de vendre à emporter les boissons proposées.

Comme expliqué dans le premier bloc, un restaurant titulaire d’une licence adaptée peut vendre à emporter les boissons comprises dans son périmètre.
La livraison étant assimilée à une vente à emporter pour l’application des règles de licence, le fait que le client ne vienne jamais physiquement au restaurant ne change pas ce principe.

Deuxième vérification : l’âge au moment de la livraison

Le client coche une case indiquant qu’il est majeur.
Il possède une carte bancaire.
Son compte Uber Eats existe depuis plusieurs années.
Cela ne suffit pas à neutraliser l’interdiction de vendre de l’alcool à un mineur.

Le Code de la santé publique interdit la vente d’alcool aux mineurs et prévoit que la personne qui délivre la boisson exige du client qu’il établisse la preuve de sa majorité. (⁠Légifrance)

Sur Uber Eats, la plateforme prévoit elle-même un contrôle lors de la remise des commandes d’alcool : le destinataire doit pouvoir présenter une pièce d’identité officielle valide avec photo et le livreur ne doit pas remettre l’alcool lorsque les conditions de livraison ne sont pas satisfaites. (⁠Uber)

Pour le restaurateur, la leçon est importante :

la vente alcool Uber Eats ne doit pas être considérée comme une simple vente alimentaire classique.
Troisième vérification : le paramétrage des produits

Il faut également s’assurer que les boissons sont correctement identifiées comme produits soumis à une restriction d’âge dans l’outil utilisé.

Uber indique notamment que lorsqu’un produit soumis à une restriction d’âge n’a pas déclenché le contrôle de pièce d’identité attendu, le coursier doit le signaler afin que l’article soit correctement identifié pour les commandes futures. (⁠Uber)

Une erreur de paramétrage n’est donc pas anodine.
Si une bouteille de vin est enregistrée comme une simple boisson sans alcool, le mécanisme de vérification prévu par la plateforme peut ne pas fonctionner comme attendu.
Le restaurant doit donc contrôler son catalogue après sa mise en ligne.

Exemple n°2 : un restaurant lance le click & collect jusqu’à minuit

Prenons maintenant un restaurant qui ferme sa salle à 23 h.
Pour augmenter son chiffre d’affaires, il décide de

proposer :

click & collect jusqu’à minuit.

La carte comprend :
  • burgers ;
  • desserts ;
  • bières ;
  • bouteilles de vin.

Commercialement, l’opération semble simple.
Mais dès que la vente alcool à emporter se poursuit après 22 h, la situation doit être examinée différemment.

La vente nocturne à emporter entre 22 h et 8 h fait l’objet d’un cadre spécifique et nécessite notamment le permis adapté pour l’exploitant concerné.
Il faut également vérifier les éventuelles restrictions locales applicables.

Un restaurant ne devrait donc jamais simplement prolonger l’horaire de son module de commande sans analyser séparément les boissons alcoolisées.

Pourquoi les horaires du food et de l’alcool peuvent être différents
C’est un point très pratique.
Le restaurant peut décider :

Cuisine : commandes jusqu’à 00 h 30
mais

Alcool : commandes uniquement jusqu’à 21 h 59, si son organisation ne permet pas la vente nocturne.

Le module de commande doit alors être capable de gérer cette différence.
C’est souvent plus simple que de renoncer entièrement au service tardif.

Le restaurateur peut continuer à vendre :

  • plats ;
  • desserts ;
  • softs ;

tout en désactivant automatiquement les produits alcoolisés à partir d’une certaine heure.
Cette approche permet de concilier exploitation commerciale et conformité.

La livraison ne transfère pas toute la responsabilité à la plateforme

Uber précise dans ses règles que les commerçants partenaires doivent traiter les commandes contenant de l’alcool dans le respect de la législation applicable, notamment en matière de restrictions de livraison et d’horaires. (⁠Uber)

Autrement dit :
Uber gère une partie du parcours, mais le restaurant reste un professionnel vendant de l’alcool.

Il doit donc vérifier sa propre situation.
Le même raisonnement vaut pour les autres plateformes.

Il faut consulter leurs conditions actuelles, car :

  • les outils de contrôle peuvent évoluer ;
  • les conditions d’accès peuvent changer ;
  • certaines fonctionnalités varient selon la zone.

Que faire lorsqu’un livreur refuse de remettre l’alcool ?

Imaginons qu’un client ait payé :

  • deux pizzas ;
  • une bouteille de vin.

À l’arrivée, il ne peut pas présenter de pièce d’identité valide.
Selon les procédures Uber pour les articles soumis à restriction d’âge, le livreur ne doit pas remettre ces articles et peut être amené à les retourner à l’établissement. (⁠Uber)

Le restaurant doit donc avoir prévu cette situation.
Il faut notamment comprendre :

  • que devient l’alcool refusé ?
  • est-il retourné ?
  • comment est traité le remboursement ?
  • quelles sont les commissions éventuelles ?
  • qui supporte le coût du retour ?

Ce type de question doit être vérifié dans le contrat de la plateforme utilisée.

La rentabilité de la livraison d’alcool doit être calculée

Ajouter une bouteille à une commande peut sembler très rentable.
Mais il faut regarder le revenu réel.
Prenons un exemple purement pédagogique.
Une bouteille est vendue 24 €.

Il faut ensuite tenir compte :

  • du prix d’achat ;
  • des éventuelles commissions de plateforme ;
  • du coût de préparation ;
  • du packaging ;
  • des promotions ;
  • des frais éventuels liés aux commandes non remises.

Le bon indicateur n’est donc pas uniquement :

prix de vente – prix de la bouteille.
Il faut mesurer la marge nette du canal.

Cette analyse permet notamment de décider si certains produits doivent être :

  • réservés au click & collect ;
  • proposés en livraison ;
  • vendus uniquement sur le site du restaurant.

Site propre ou plateforme : deux stratégies différentes

Un restaurant peut vendre directement depuis son site ou passer par une marketplace.

Via une plateformeAvantages
  • audience existante ;
  • logistique de livraison ;
  • simplicité de lancement ;
  • technologie déjà en place.

Limites
  • commissions ;
  • dépendance à la plateforme ;
  • contrôle plus limité du parcours client ;
  • difficulté à fidéliser directement.

Via le site du restaurantAvantages
  • maîtrise de l’expérience ;
  • meilleure relation directe avec le client ;
  • possibilité de développer une base CRM ;
  • réduction potentielle de la dépendance aux marketplaces.

Limites
Il faut gérer :
  • technologie ;
  • paiements ;
  • logistique ;
  • conformité ;
  • acquisition de trafic.
Le meilleur système peut également combiner les deux.
La marketplace attire de nouveaux clients.
Le site officiel développe progressivement les commandes directes.

L’alcool peut augmenter le panier moyen, mais il ne doit pas être la seule stratégie
Un restaurant qui souhaite améliorer la rentabilité de sa livraison possède plusieurs leviers :

  • boissons alcoolisées lorsque cela est pertinent ;
  • boissons sans alcool premium ;
  • desserts ;
  • accompagnements ;
  • menus ;
  • produits additionnels.

Il est d’ailleurs intéressant de ne pas dépendre uniquement de l’alcool.
Une citronnade maison, un mocktail embouteillé ou une boisson signature peuvent générer une marge intéressante tout en étant beaucoup plus simples à proposer selon les horaires.

Le marketing doit donc réfléchir au panier global, pas seulement au nombre de bouteilles vendues.

Exemple : construire une offre livraison cohérente
Au lieu de présenter :

Pizza – 18 €
puis cinquante références séparées, le restaurant peut proposer :

Dîner pour 2
  • 2 pizzas ;
  • dessert à partager ;
  • 1 bouteille de vin compatible avec la licence et les conditions de vente.
Ou proposer une alternative :

Dîner sans alcool
  • 2 pizzas ;
  • dessert ;
  • 2 boissons signatures sans alcool.

Le client choisit naturellement une expérience complète.
Le ticket moyen augmente sans que l’alcool devienne le seul argument commercial.

Attention à la communication autour de l’alcool
Une fois le service activé, le restaurant souhaite naturellement le promouvoir.

Par exemple :
« Notre sélection de vins est maintenant disponible en livraison. »

Il faut toutefois garder à l’esprit que la publicité en faveur des boissons alcoolisées est encadrée en France.

Il faut donc être prudent lorsqu’on crée :

  • campagnes Meta ;
  • Google Ads ;
  • publications sponsorisées ;
  • newsletters promotionnelles.

Le marketing de l’alcool ne doit pas être traité exactement comme celui d’un burger ou d’un dessert.
Pour une campagne importante, mieux vaut vérifier le cadre applicable au contenu envisagé.

Pourquoi le SEO est particulièrement intéressant pour la commande directe

Une plateforme dispose déjà de son propre trafic.
Le site du restaurant, lui, doit être trouvé.

Il peut cependant capter des recherches comme :

  • restaurant livraison ;
  • livraison italien ;
  • click and collect restaurant ;
  • restaurant à emporter ;
  • livraison repas quartier X.

La stratégie SEO peut donc participer au développement des commandes directes.
Pour l’alcool, il faut rester cohérent : on ne cherche pas à créer artificiellement une page destinée uniquement à pousser la consommation.

On présente clairement les services réellement disponibles et le parcours permettant de commander.

Exemple de parcours client optimisé
Un utilisateur recherche :

« restaurant italien livraison Nice »
Il trouve le restaurant sur Google.
Il clique sur le site.

La page indique clairement :

  • zone de livraison ;
  • horaires ;
  • commande directe ;
  • menu ;
  • click & collect.
Le client commande.
Le restaurant maîtrise une plus grande partie de la relation.

Ce parcours est particulièrement intéressant pour limiter progressivement la dépendance aux marketplaces.

Le principal problème : beaucoup de restaurants cachent leur service

Certains restaurants mettent en place un excellent click & collect…
mais personne ne le sait.
Le bouton est caché dans le menu du site.
Google Business Profile n’est pas actualisé.
Instagram n’en parle presque jamais.

Résultat : peu de commandes.
Avant de conclure que « le click & collect ne fonctionne pas », il faut donc vérifier si le service est réellement visible.

Deuxième élément de conversion recommandé

Je placerais le CTA ici, au moment où l’article passe de la réglementation à la performance commerciale :

Votre service de livraison existe. Mais est-il suffisamment visible ?
SEO Resto analyse votre présence sur Google, votre site et votre parcours de commande afin d’identifier les points de friction qui empêchent les internautes de devenir clients.

Comment transformer la vente d’alcool à emporter en vrai levier de chiffre d’affaires ?
Une fois la partie réglementaire sécurisée, la question devient commerciale : comment rendre la vente d’alcool à emporter réellement utile au restaurant ?
Ajouter quelques bouteilles sur une plateforme ne suffit pas.

Pour qu’un nouveau canal fonctionne, il faut travailler simultanément :

  • l’offre ;
  • le prix ;
  • le panier moyen ;
  • les horaires ;
  • la visibilité ;
  • le parcours de commande.

C’est ici que la vente alcool à emporter rejoint directement le marketing.
La meilleure stratégie : vendre une expérience, pas une bouteille isolée
Une erreur fréquente consiste à traiter l’alcool comme un simple produit additionnel.

Par exemple :
Pizza 18 €
Vin rouge 26 €

Le client doit lui-même comprendre que les deux peuvent fonctionner ensemble.
Une approche plus efficace consiste à présenter des associations.

Exemple
Dîner italien pour deux
  • 2 pizzas ;
  • dessert à partager ;
  • bouteille de vin rouge.
Ou :

Apéritif à la maison
  • antipasti ;
  • focaccia ;
  • bouteille de prosecco.

Le client ne choisit plus seulement des articles.
Il achète une expérience complète.
Cette logique permet d’augmenter le panier moyen sans faire de l’alcool le seul argument de vente.

Travailler les accords peut améliorer la conversion
Sur un menu digital, une simple mention peut faire une différence :

« Notre suggestion avec ce plat : Côtes-du-Rhône rouge »
ou :

« À partager avec notre sélection de vins blancs »
Le client est guidé.
Le choix devient plus simple.

Cette approche fonctionne particulièrement bien pour :
  • cuisine italienne ;
  • sushis ;
  • cuisine gastronomique ;
  • burgers premium ;
  • plats à partager.

L’objectif reste toutefois de proposer des recommandations pertinentes et non de pousser artificiellement à la consommation.

La vente à emporter doit avoir sa propre carte

Il n’est pas toujours pertinent de mettre en livraison toute la carte des boissons du restaurant.

Une sélection plus courte peut être plus performante.

Par exemple :
  • 3 vins rouges ;
  • 3 vins blancs ;
  • 1 rosé ;
  • 2 bières ;
  • 2 boissons sans alcool premium.

Cette sélection présente plusieurs avantages :
  • lecture plus rapide ;
  • stock plus simple ;
  • moins d’erreurs ;
  • meilleure mise en avant des références rentables.

Une carte de cinquante bouteilles peut être intéressante en salle, mais décourageante sur un écran de smartphone.

Plateforme ou commande directe : quelles différences marketing ?

Les plateformes comme Uber Eats offrent un avantage majeur : elles possèdent déjà une audience.
Le restaurant bénéficie donc d’une visibilité immédiate auprès de personnes qui utilisent l’application.
Mais cette visibilité a un coût.

Le restaurateur doit généralement composer avec :
  • commissions ;
  • moins de contrôle sur la relation client ;
  • concurrence directe dans l’interface ;
  • difficulté à fidéliser hors plateforme.

À l’inverse, le site propre permet de construire une relation directe.
Le restaurant maîtrise :
  • le design ;
  • les recommandations ;
  • les offres ;
  • les données clients ;
  • les parcours de fidélisation.

Mais il faut attirer soi-même les visiteurs.
C’est pourquoi une stratégie hybride peut être intéressante.

La plateforme pour acquérir, le site pour fidéliser
Une logique possible consiste à utiliser :

plateformes → acquisition
et

site officiel → fidélisation.
Un client découvre le restaurant via une marketplace.
Il commande.
Lors d’une prochaine visite ou commande, il découvre qu’il peut passer directement par le site du restaurant.

Cette stratégie permet progressivement de réduire la dépendance aux plateformes.
Elle nécessite toutefois un site réellement performant.

Si le parcours direct est :
  • lent ;
  • compliqué ;
  • non adapté au mobile ;
  • difficile à trouver,

le client retournera naturellement vers l’application qu’il connaît déjà.
Le site doit rendre la commande évidente

Un visiteur qui cherche une livraison doit comprendre en quelques secondes :

  • Livraison disponible ?
  • Dans quelle zone ?
  • À quels horaires ?
  • Combien coûte-t-elle ?
  • Puis-je commander directement ?

Le bouton doit être visible.
Par exemple :

Commander en livraison
ou

Commander à emporter
et non caché dans le pied de page.
Le parcours idéal est court :

Google → site → menu → panier → paiement.
Chaque étape supplémentaire augmente le risque d’abandon.

Google Business Profile doit être cohérent avec le service
Si le restaurant développe :
  • livraison ;
  • click & collect ;
  • vente à emporter ;

ces services doivent être correctement présentés dans sa présence locale.
Les horaires doivent également être cohérents.
La situation suivante est à éviter :

Google : fermé à 22 h
Uber Eats : commandes jusqu’à minuit
Site : aucune information.

Même lorsque différents horaires correspondent à différents services, il faut rendre cette distinction compréhensible.
Le client ne devrait jamais avoir à deviner.

Pourquoi le SEO peut devenir important pour la commande directe

Une personne n’ouvre pas toujours immédiatement une application de livraison.
Elle peut rechercher :
  • pizza livraison Nice ;
  • restaurant italien à emporter ;
  • sushi livraison près de moi ;
  • dîner à emporter Lyon ;
  • restaurant livraison dimanche.

Si votre site est correctement optimisé, il peut capter une partie de ces recherches.
C’est particulièrement intéressant pour les commandes directes.
Le SEO permet alors de réduire progressivement la dépendance à la publicité ou aux plateformes.

Où intervient SEO Resto ?
Chez SEO Resto, notre rôle n’est pas de déterminer si votre licence vente à emporter alcool est juridiquement suffisante.
Cette partie doit être vérifiée auprès des interlocuteurs compétents.
En revanche, une fois le service validé, nous pouvons travailler sur sa visibilité.

Cela peut concerner :
  • l’optimisation du site ;
  • les pages de commande ;
  • Google Business Profile ;
  • le référencement local ;
  • la stratégie de contenu ;
  • la cohérence des horaires ;
  • le parcours jusqu’au panier.
L’objectif est simple :

faire en sorte que le service légalement disponible soit également visible et facile à utiliser.
Reconnaître les limites du SEO

Le SEO possède un avantage important : il peut créer une visibilité durable.
Mais il demande du temps.
Un restaurant qui lance demain une nouvelle offre de livraison ne doit pas attendre plusieurs mois avant d’en parler.
D’autres leviers peuvent être utilisés en parallèle :

  • campagnes Meta ;
  • Google Ads ;
  • newsletter ;
  • base clients existante ;
  • Instagram ;
  • SMS ;
  • plateformes.

Le référencement fonctionne mieux dans une stratégie complète.
Court terme

  • publicité ;
  • réseaux sociaux ;
  • newsletter ;
  • plateformes.

Long terme
  • SEO ;
  • Google Business Profile ;
  • commandes directes ;
  • fidélisation.
Les deux approches sont complémentaires.

Et les alternatives sans alcool ?

Il est également intéressant de reconnaître qu’un restaurant n’a pas besoin de développer son panier uniquement grâce à l’alcool.

Une offre de livraison peut mettre en avant :

  • mocktails ;
  • kombucha ;
  • sodas artisanaux ;
  • jus premium ;
  • boissons maison ;
  • cafés froids.

Ces produits possèdent plusieurs avantages :

  • pas de restriction liée à l’âge ;
  • plus grande souplesse horaire ;
  • clientèle plus large ;
  • possibilité de créer de véritables signatures.

Un restaurant peut donc travailler simultanément une offre alcoolisée conforme et une offre sans alcool attractive.

La vente d’alcool ne doit pas rendre le restaurant dépendant d’un seul canal

Imaginons que 40 % du chiffre d’affaires livraison provienne d’une seule plateforme.

Si celle-ci :

  • augmente ses commissions ;
  • modifie son algorithme ;
  • réduit la visibilité du restaurant ;
l’impact peut être immédiat.

La stratégie la plus saine consiste donc à diversifier les canaux :

  • salle ;
  • takeaway ;
  • plateforme ;
  • commande directe ;
  • fidélisation.
Cette diversification améliore la résilience du modèle.

Les données permettent d’identifier ce qui fonctionne réellement

Une fois le service lancé, il faut suivre quelques indicateurs :

  • panier moyen avec alcool ;
  • panier moyen sans alcool ;
  • marge par canal ;
  • nombre de commandes directes ;
  • nombre de commandes plateforme ;
  • produits les plus vendus ;
  • heures les plus performantes.
Ces données permettent de répondre à des questions très concrètes.

Par exemple :

  • Les bouteilles augmentent-elles réellement le panier ?
  • Le click & collect est-il plus rentable que la livraison ?
  • Les commandes tardives sont-elles assez nombreuses pour justifier ce service ?

Le marketing devient alors fondé sur les données plutôt que sur l’intuition.

Une offre rentable doit aussi être simple à exploiter

Il faut éviter d’ajouter trop de complexité pour quelques ventes supplémentaires.

Imaginons qu’une boisson soit commandée trois fois par mois mais nécessite :

  • stock spécifique ;
  • packaging particulier ;
  • gestion d’un fournisseur supplémentaire.

Elle n’est peut-être pas pertinente.
Comme pour une carte de restaurant, la livraison doit être régulièrement optimisée.
Certaines références doivent être mises en avant.
D’autres peuvent être supprimées.

L’objectif final : développer la commande directe
À long terme, l’un des enjeux les plus intéressants est de construire une base de clients capables de revenir sans repasser systématiquement par une marketplace.

Cela peut passer par :
  • newsletter ;
  • programme fidélité ;
  • QR code sur le packaging ;
  • compte client ;
  • offres réservées aux commandes directes.
Le restaurant transforme progressivement une commande ponctuelle en relation durable.
C’est là que le marketing crée le plus de valeur.

Troisième emplacement de conversion recommandé
Je placerais ici le CTA principal de l’article :

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Checklist : comment mettre en place la vente d’alcool à emporter ou en livraison
Avant d’activer une bouteille de vin, une bière ou un cocktail sur votre site ou une plateforme, il est utile de vérifier l’ensemble du parcours : de la licence jusqu’à la remise de la commande au client.
Voici une méthode en huit étapes.

Étape 1 : vérifier ce que votre licence vous autorise à vendre

Commencez par identifier précisément la licence détenue par l’établissement et les catégories de boissons qu’elle couvre.

Pour une activité exclusivement dédiée à la vente à emporter, on distingue notamment la petite licence à emporter et la licence à emporter. Un restaurant ou un débit de boissons disposant déjà d’une licence adaptée peut, quant à lui, vendre à emporter les boissons autorisées par celle-ci.

La première question n’est donc pas :
« Est-ce que la plateforme accepte cette bouteille ? »

mais :
« Est-ce que notre établissement est autorisé à la vendre dans ces conditions ? »
Une plateforme de livraison ne remplace jamais une licence vente à emporter alcool.

Étape 2 : définir précisément les horaires de vente
Il faut ensuite séparer :

les horaires de cuisine
et

les horaires pendant lesquels l’alcool peut être vendu à emporter.

C’est particulièrement important à partir de 22 h.
Si votre restaurant souhaite proposer de la vente alcool à emporter ou en livraison entre 22 h et 8 h, il faut vérifier les obligations spécifiques applicables à la vente nocturne, notamment en matière de permis, ainsi que les éventuelles restrictions locales.
Votre système de commande doit ensuite respecter ces horaires.

Par exemple :
Food : jusqu’à 00 h 30
Alcool : jusqu’à 22 h

si votre organisation ne permet pas légalement de poursuivre la vente d’alcool après cette heure.
Le paramétrage technique doit suivre la réalité réglementaire.

Étape 3 : créer une procédure de contrôle de l’âge
La vente d’alcool aux mineurs est interdite.
Cette règle doit être traduite en procédure opérationnelle.

Pour une commande retirée au restaurant :
commande avec alcool → contrôle lors de la remise → majorité non établie → alcool non remis.

Pour une livraison, la procédure doit également prévoir le contrôle au moment de la remise conformément au dispositif utilisé.

Une simple case :
« Je certifie avoir plus de 18 ans »
sur le site ne doit pas être considérée comme l’unique mécanisme de contrôle.

Étape 4 : vérifier les procédures de chaque plateforme

Pour la vente alcool Uber Eats, ou via une autre marketplace, ne partez pas du principe que toutes les plateformes fonctionnent de manière identique.

Avant le lancement, vérifiez notamment :

  • comment les produits alcoolisés sont identifiés ;
  • comment l’âge est contrôlé ;
  • quelles pièces sont acceptées ;
  • dans quels cas le livreur doit refuser la remise ;
  • comment les produits refusés sont traités ;
  • comment fonctionne le remboursement ;
  • quelles restrictions horaires peuvent être paramétrées.

Ces procédures peuvent évoluer. Elles doivent donc être contrôlées directement dans les conditions actuelles de la plateforme utilisée.

Étape 5 : paramétrer correctement le catalogue

Une bouteille de vin ne doit évidemment pas être enregistrée comme une boisson classique si le système utilisé prévoit une catégorie spécifique pour les produits soumis à restriction d’âge.
Contrôlez votre catalogue produit après sa publication.

Vérifiez :

  • nom ;
  • catégorie ;
  • prix ;
  • volume ;
  • informations nécessaires ;
  • disponibilité ;
  • horaires ;
  • restriction d’âge lorsque l’outil la prévoit.

Cette vérification est particulièrement importante lorsqu’un catalogue est importé automatiquement depuis un logiciel de caisse.

Étape 6 : optimiser la carte pour la livraison

Une fois le cadre sécurisé, vous pouvez travailler la performance commerciale.
Évitez de copier automatiquement l’intégralité de votre carte des vins.

Sur mobile, une sélection courte est souvent plus facile à comprendre :

Vins rouges
3 à 5 références.
Vins blancs
3 à 5 références.
Rosé
1 ou 2 références.
Bières
Quelques références cohérentes avec le concept.
Sans alcool
2 à 4 boissons réellement attractives.

Vous pouvez ensuite travailler des recommandations avec les plats lorsque cela est pertinent.
L’objectif est de réduire la difficulté de choix.

Étape 7 : rendre le service visible

Une fois la conformité vérifiée et le service opérationnel, il faut le faire connaître.

Le restaurant peut notamment travailler :

  • son site ;
  • sa fiche Google ;
  • ses réseaux sociaux ;
  • sa newsletter ;
  • ses supports dans le restaurant ;
  • son packaging.
Le message principal ne doit d’ailleurs pas forcément être centré sur l’alcool.

Il peut simplement être :
« Notre carte est maintenant disponible à emporter et en livraison. »
Le client découvre ensuite les boissons disponibles dans le parcours de commande.

Étape 8 : mesurer les résultats

Après quelques semaines, analysez :

  • nombre de commandes ;
  • panier moyen ;
  • panier avec et sans boissons ;
  • marge par canal ;
  • ventes par horaire ;
  • produits les plus demandés ;
  • commandes directes vs plateformes.

Supposons que votre panier moyen soit :

sans boisson : 31 €
et
avec boisson : 46 €.
L’offre boissons joue alors manifestement un rôle dans la valeur du panier.

Mais il faut encore comparer la marge réelle après :

  • coût produit ;
  • commissions ;
  • promotions ;
  • packaging ;
  • éventuels coûts logistiques.

La vente alcool à emporter n’est intéressante commercialement que si elle améliore réellement l’économie de la commande.

Attention : la réglementation locale peut ajouter des restrictions

Il faut garder à l’esprit que le cadre national n’est pas nécessairement la seule règle applicable.
Des mesures locales peuvent notamment limiter certaines ventes d’alcool à emporter pendant des plages horaires particulières.

C’est pourquoi un restaurant ouvert tard doit vérifier sa situation locale avant de configurer définitivement ses horaires.

Cette précaution est particulièrement importante dans les zones :

  • touristiques ;
  • festives ;
  • très fréquentées la nuit.

La bonne pratique consiste donc à vérifier le cadre applicable au lieu précis d’exploitation plutôt que de copier les horaires d’un établissement situé dans une autre ville.

Checklist avant la mise en ligne

Avant d’activer votre offre, vérifiez ces huit points :

  • Licence adaptée aux boissons vendues
  • Conditions de vente à emporter vérifiées
  • Règles spécifiques vérifiées si vente entre 22 h et 8 h
  • Restrictions locales contrôlées
  • Procédure de contrôle de majorité définie
  • Produits correctement paramétrés sur les plateformes
  • Procédure prévue en cas de refus de remise
  • Site, Google et informations clients cohérents

Une fois ces huit éléments sécurisés, le restaurant peut réellement commencer à travailler la performance marketing du service.
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