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Travailler en couple : statut du conjoint dans le restaurant
Ouvrir ou gérer un restaurant en couple est fréquent. L’un est en cuisine, l’autre s’occupe de la salle, des fournisseurs, des réservations ou de l’administratif.

Parfois, le conjoint ne travaille que quelques heures par semaine. Dans d’autres établissements, il participe au fonctionnement quotidien presque autant que le dirigeant.

Cette organisation peut sembler naturelle :
« C’est notre restaurant, nous travaillons simplement ensemble. »

Pourtant, dès qu’un conjoint participe de manière régulière et effective à l’activité de l’entreprise, son intervention ne doit pas rester informelle. En France, le conjoint du chef d’entreprise qui travaille régulièrement dans l’entreprise doit bénéficier d’un statut adapté.

Trois possibilités principales existent : conjoint collaborateur, conjoint salarié ou conjoint associé.
Le choix n’est pas seulement administratif. Il influence
notamment :

  • la rémunération ;
  • les cotisations sociales ;
  • la retraite ;
  • la protection du conjoint ;
  • ses droits dans l’entreprise ;
  • et parfois la manière dont le restaurant est détenu et dirigé.

Alors, quel statut choisir lorsqu’on souhaite travailler en couple restaurant ? Dans quels cas le conjoint collaborateur restaurant est-il pertinent ? Quand vaut-il mieux privilégier le statut conjoint salarié ? Et que faut-il prévoir lorsque les deux époux associés SARL souhaitent réellement partager l’entreprise ?

Fait n°1 — Travailler régulièrement avec son conjoint sans statut n’est pas une solution neutre

C’est probablement le premier point à retenir.
La question n’est pas de savoir si le conjoint « aide simplement ».
L’Urssaf précise que lorsqu’un conjoint participe de manière régulière à l’entreprise, il doit disposer d’un statut adapté. La régularité ne se détermine pas uniquement par un nombre d’heures précis : c’est l’implication effective et habituelle dans l’entreprise qui compte.

Imaginons par exemple qu’une restauratrice soit officiellement seule dirigeante.

Son mari :

  • répond chaque jour aux réservations ;
  • réceptionne les fournisseurs ;
  • aide au service trois soirs par semaine ;
  • réalise certaines tâches administratives.
Il ne s’agit plus réellement d’un « coup de main exceptionnel ».
L’activité est régulière.
Ne pas formaliser cette situation peut créer un risque. L’Urssaf rappelle que le travail régulier du conjoint sans déclaration peut être considéré comme du travail dissimulé.

Le bon raisonnement n’est donc pas :

« Est-ce que mon conjoint travaille suffisamment pour mériter un statut ? »
Mais plutôt :

« Participe-t-il réellement et régulièrement à l’activité du restaurant ? »
Si oui, il faut choisir le cadre adapté.

Trois statuts possibles pour le conjoint
En pratique, trois grands statuts structurent la situation.

Le conjoint collaborateur

Le conjoint collaborateur restaurant participe régulièrement à l’activité sans percevoir de rémunération et sans être associé lorsqu’il s’agit d’une société.
Ce statut peut notamment être utilisé lorsque le chef d’entreprise exerce en entreprise individuelle ou, sous certaines conditions, lorsqu’il est gérant majoritaire d’une SARL ou d’une EURL.

Le conjoint bénéficie alors de droits sociaux propres, notamment en matière de retraite, invalidité-décès, indemnités journalières sous conditions et formation professionnelle, en contrepartie de cotisations.

Il faut donc éviter une confusion fréquente :
conjoint collaborateur ≠ conjoint bénévole sans protection sociale.

Le conjoint salarié

Le statut conjoint salarié correspond à une logique beaucoup plus classique.
Le conjoint exerce une activité professionnelle dans l’entreprise et perçoit une rémunération dans le cadre d’un véritable emploi.

Ce statut peut être pertinent lorsque le conjoint occupe une fonction clairement définie :
  • responsable de salle ;
  • gestionnaire administratif ;
  • responsable communication ;
  • chef ;
  • directeur d’établissement.

Il bénéficie alors de la protection sociale liée au salariat et la relation doit correspondre à une véritable activité professionnelle.

Le conjoint associé
Le conjoint associé détient une partie du capital de la société et participe régulièrement à l’activité.

Il ne s’agit donc plus seulement de travailler dans le restaurant : il devient également
propriétaire d’une partie de l’entreprise.

Pour des époux associés SARL, la réflexion touche alors à deux sujets différents :

  • Qui travaille dans le restaurant ?
  • Qui possède quoi dans la société ?
C’est une décision beaucoup plus structurante qu’un simple choix de statut social.

Fait n°2 — Le statut de conjoint collaborateur est désormais limité dans le temps

C’est un changement particulièrement important pour les restaurateurs qui utilisent encore d’anciens modèles ou articles.

Depuis le 1er janvier 2022, le statut de conjoint collaborateur est limité à 5 ans. À l’issue de cette période, il faut passer vers un autre statut, associé ou salarié. En l’absence de choix, le statut de conjoint salarié s’applique automatiquement selon les règles prévues.

Le conjoint collaborateur restaurant ne doit donc plus être considéré comme une solution que l’on peut conserver indéfiniment pendant toute la carrière du couple.
Pour un restaurant familial appelé à se développer, cette limite oblige à réfléchir plus tôt à l’avenir.

Les chiffres et repères à retenir3 statuts principaux
Le conjoint travaillant régulièrement dans l’entreprise peut relever principalement de trois statuts :

collaborateur → salarié → associé.
5 ans maximum
C’est la durée maximale générale du statut de conjoint collaborateur depuis 2022.

0 salaire pour le conjoint collaborateur
Le conjoint collaborateur participe régulièrement à l’activité sans être rémunéré pour cette activité. Il cotise toutefois personnellement pour bénéficier de certains droits sociaux.

Un statut même si le conjoint a déjà un autre emploi

Le fait que le conjoint exerce parallèlement une activité salariée ailleurs ne supprime pas automatiquement la nécessité de formaliser sa participation régulière dans l’entreprise. L’Urssaf précise que la démarche reste nécessaire lorsque la participation est effective et habituelle.

Le choix dépend surtout du rôle réel du conjoint

Il serait donc incorrect de dire :
« Le conjoint collaborateur est toujours la meilleure solution pour un petit restaurant. »
Ou au contraire :

« Il vaut toujours mieux salarier son conjoint. »
Le choix dépend de la réalité du couple et du projet.
Si le conjoint intervient régulièrement sans rémunération et sans vocation immédiate à entrer au capital, le statut de collaborateur peut avoir du sens lorsqu’il est juridiquement accessible.

S’il exerce un véritable poste rémunéré, le salariat peut être plus cohérent.
S’il investit dans le restaurant, participe aux décisions et doit posséder une part de l’entreprise, la logique d’associé mérite d’être étudiée.

La bonne question est donc moins :
« Quel statut coûte le moins cher ? »
que :
« Quel statut correspond réellement à notre manière de travailler et à notre projet dans trois ou cinq ans ? »

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Conjoint collaborateur, salarié ou associé : deux situations concrètes

Choisir un statut devient beaucoup plus simple lorsqu’on part du fonctionnement réel du restaurant plutôt que de chercher immédiatement la solution la moins coûteuse.

Deux couples peuvent travailler exactement dans le même établissement et avoir besoin de statuts totalement différents.

Exemple 1 — L’un dirige le restaurant, l’autre participe régulièrement
Imaginons un restaurant indépendant créé par un chef.
Son épouse exerce une autre activité professionnelle, mais elle participe également au fonctionnement de l’établissement.

Elle s’occupe plusieurs fois par semaine :

  • des factures et de certaines tâches administratives ;
  • des relations avec certains fournisseurs ;
  • des réservations ;
  • du planning ;
  • occasionnellement de l’accueil des clients.

Elle ne reçoit pas de salaire du restaurant et ne détient pas de parts dans la société.
Au départ, le couple considère cette organisation comme une simple entraide familiale.
Pourtant, son intervention devient progressivement habituelle.
C’est précisément la frontière qu’il faut surveiller lorsqu’on souhaite travailler en couple restaurant.

Une aide ponctuelle n’est pas comparable à une participation régulière au fonctionnement de l’entreprise. Lorsque cette participation devient habituelle, le choix d’un statut adapté devient nécessaire.

Dans certaines configurations juridiques, le statut de conjoint collaborateur restaurant peut alors être envisagé.
Il permet au conjoint de participer régulièrement à l’activité sans être rémunéré et de bénéficier de droits sociaux en contrepartie de cotisations.
Mais ce choix doit correspondre à la réalité.

Si, avec le développement du restaurant, le conjoint finit par travailler 30 ou 40 heures par semaine, gérer une équipe et assumer un véritable poste opérationnel, il devient pertinent de se demander si le statut choisi correspond encore à son rôle.
Le statut ne doit pas seulement être adapté au restaurant au moment de son ouverture.
Il doit évoluer avec l’entreprise.

Exemple 2 — Les deux conjoints ont créé le restaurant ensemble

Prenons maintenant une situation très différente.
Un couple ouvre un restaurant.
L’un est chef et dirige la cuisine.
L’autre supervise la salle, le recrutement, l’administratif et une partie du développement commercial.
Les deux ont investi dans le projet.

Les décisions importantes sont prises ensemble :

  • recrutement d’un manager ;
  • changement de carte ;
  • investissements ;
  • ouverture d’un deuxième établissement ;
  • emprunts ;
  • développement du concept.

Dans ce cas, présenter l’un des conjoints comme une personne qui « aide » l’autre ne correspond plus vraiment à la réalité du projet.
La question d’une participation au capital peut naturellement se poser.

Pour des époux associés SARL, par exemple, il faut alors réfléchir à la répartition des parts et aux fonctions exercées par chacun.
Cette décision a des conséquences beaucoup plus importantes que la simple organisation quotidienne du restaurant.
Détenir des parts signifie notamment participer à la propriété de l’entreprise.

Il faut donc anticiper plusieurs scénarios :

  • Que se passe-t-il si l’un souhaite quitter l’activité ?
  • Qui peut prendre quelles décisions ?
  • Comment les parts sont-elles réparties ?
  • Que se passe-t-il en cas de désaccord majeur ?
  • Comment organiser la transmission ou la vente de l’entreprise ?

Ces questions peuvent sembler très éloignées de l’ouverture du restaurant.
Pourtant, elles sont beaucoup plus faciles à régler lorsque le couple s’entend que lorsqu’un conflit existe déjà.

Conjoint salarié : dans quels cas ce statut est-il plus logique ?

Entre ces deux situations existe une troisième configuration fréquente.
Un conjoint possède ou dirige l’entreprise.
L’autre y occupe un véritable emploi.

Par exemple :

Responsable de salle — 39 heures par semaine.
Ou :
Responsable administratif et commercial.

Dans cette situation, le statut conjoint salarié peut être cohérent si les conditions correspondant au salariat sont réellement réunies.
Le conjoint reçoit alors une rémunération correspondant à son activité et bénéficie de la protection sociale attachée au statut de salarié.

Cette solution présente un avantage évident : le travail effectué est clairement identifié et rémunéré.
Mais elle représente également un coût pour l’entreprise.
Le restaurant doit pouvoir supporter durablement le salaire et les cotisations correspondantes.

C’est particulièrement important dans un secteur où la masse salariale représente déjà une charge importante.
Choisir le statut salarié uniquement parce qu’il paraît plus protecteur, sans vérifier sa soutenabilité économique, peut fragiliser une jeune entreprise.

À l’inverse, choisir systématiquement le statut le moins coûteux alors que le conjoint exerce en réalité une fonction centrale dans le restaurant peut créer une situation tout aussi incohérente.

Le statut doit suivre l’évolution du restaurant
Un restaurant n’est pas figé.

Au lancement, le couple peut fonctionner ainsi :

Chef dirigeant + conjoint collaborateur.

Trois ans plus tard, le restaurant réalise davantage de chiffre d’affaires, emploie quinze personnes et prépare l’ouverture d’un deuxième établissement.

Le conjoint qui aidait initialement quelques heures par semaine gère désormais :

  • l’administration ;
  • le recrutement ;
  • les plannings ;
  • la communication ;
  • certaines relations fournisseurs ;
  • le développement du deuxième établissement.

Son rôle a complètement changé.
Il est donc logique de réexaminer son statut.
Cette réflexion est d’autant plus importante que le statut de conjoint collaborateur est aujourd’hui limité dans le temps.

L’organisation juridique doit accompagner le développement de l’entreprise, et non rester figée simplement parce que :

« Nous avons toujours fonctionné comme ça. »

Travailler en couple : le statut juridique ne règle pas tout

Il existe également un aspect beaucoup moins administratif.
Dans un restaurant familial, la frontière entre le couple et l’entreprise peut rapidement disparaître.

Le matin, on parle des fournisseurs.
Pendant le service, du personnel.
Le soir, du chiffre d’affaires.
Le dimanche, du prochain menu.
Le risque est que toutes les décisions deviennent des décisions de couple et que tous les désaccords professionnels deviennent des conflits personnels.
Même lorsque les statuts sont parfaitement choisis, il est donc utile de définir clairement :

qui est responsable de quoi.
Par exemple :

Cuisine et production → conjoint A
Salle et équipes → conjoint B

Investissements importants → décision commune
Marketing → responsable identifié
Comptabilité → expert-comptable + personne référente

Cette organisation réduit les zones de conflit et facilite également le développement du restaurant.

Le piège du « nous faisons tout nous-mêmes »

Il est particulièrement fréquent lorsque le couple ouvre son premier établissement.

Pour économiser, les deux fondateurs deviennent simultanément :
chef, directeur, serveur, acheteur, comptable, community manager, photographe et responsable Google.

À court terme, cette organisation peut sembler économique.
À moyen terme, elle devient souvent difficile à maintenir.

La vraie question du développement n’est donc pas uniquement :
« Quel statut choisir pour mon conjoint ? »

Elle devient progressivement :

« Quelles tâches doivent réellement rester entre nos mains et lesquelles devons-nous déléguer pour nous concentrer sur le restaurant ? »

Cette question nous permettra justement, dans le bloc 3, d’introduire naturellement la dimension marketing : faut-il gérer Google, le SEO, les avis et le site soi-même lorsque les deux conjoints sont déjà absorbés par l’exploitation, quelles alternatives existent et dans quelles situations un accompagnement spécialisé comme SEO Resto apporte réellement de la valeur.
Quand le couple ne peut plus tout gérer : structurer aussi le développement du restaurant
Choisir entre conjoint collaborateur restaurant, conjoint salarié ou associé permet de sécuriser la place de chacun dans l’entreprise. Mais une fois cette organisation définie, une autre difficulté apparaît souvent : le couple reste au centre de presque toutes les fonctions du restaurant.

L’un gère la cuisine et les fournisseurs. L’autre la salle, l’administratif et les équipes. Puis viennent les réservations, Google, les avis clients, Instagram, le site internet, les photos, les modifications de menus et les actions destinées à attirer de nouveaux clients.
Au lancement, cette polyvalence est parfois indispensable.

À mesure que l’établissement se développe, elle peut devenir un frein.

Travailler en couple dans un restaurant ne signifie pas devoir tout faire à deux

Imaginons un couple dont la répartition des responsabilités est parfaitement claire.
L’un dirige la cuisine.
L’autre supervise la salle et l’administration.

Pourtant, chaque semaine, plusieurs heures sont également consacrées à :

  • répondre aux avis Google ;
  • mettre les horaires à jour ;
  • modifier le menu sur le site ;
  • publier des photos ;
  • vérifier la fiche Google Business Profile ;
  • travailler les réseaux sociaux ;
  • essayer d’améliorer le référencement du restaurant.

Toutes ces tâches ont une utilité.
La question est plutôt de savoir qui doit les réaliser.

Une heure passée par le chef à essayer de comprendre pourquoi son restaurant apparaît mal sur Google Maps est une heure qu’il ne consacre pas à sa cuisine, à ses équipes ou à ses coûts.

De la même manière, le conjoint responsable de salle peut techniquement répondre lui-même aux avis, modifier le site et gérer la communication.

Mais est-ce la meilleure utilisation de son temps ?
C’est ici qu’apparaît une distinction importante entre :

être capable de réaliser une tâche
et
avoir intérêt à la conserver en interne.

La délégation devient une décision économique

Cette réflexion est directement liée au sujet du travailler en couple restaurant.
Lorsqu’un couple dirige l’établissement, il est tentant d’évaluer uniquement le coût financier d’une prestation extérieure.

Par exemple :
« Pourquoi payer quelqu’un pour gérer Google alors que nous pouvons le faire nous-mêmes ? »
Mais ce raisonnement oublie le coût du temps.

Supposons qu’un dirigeant consacre cinq heures par semaine au marketing digital.
Cela représente plus de 20 heures par mois.

La vraie question devient alors :

Ces 20 heures produisent-elles davantage de valeur lorsqu’elles sont consacrées au
marketing ou lorsqu’elles sont investies dans l’exploitation et le développement du restaurant ?

Il n’existe pas de réponse universelle.
Pour certains établissements, conserver le marketing en interne est parfaitement logique.
Pour d’autres, la délégation devient plus rentable.

Quelles solutions existent ?

Un restaurant dispose de plusieurs possibilités.
Il peut tout gérer en interne si l’un des conjoints possède les compétences et suffisamment de temps.

Il peut recruter un responsable marketing ou communication, particulièrement lorsque l’entreprise possède plusieurs établissements.

Il peut également travailler avec un freelance, une agence généraliste ou plusieurs prestataires spécialisés.

Enfin, il peut choisir un accompagnement spécifiquement consacré au marketing de la restauration.
Chaque solution possède ses avantages et ses limites.

Un salarié interne connaît très bien l’établissement, mais représente une charge fixe.
Un freelance peut apporter une compétence précise et davantage de flexibilité, mais ne couvrira pas nécessairement tous les sujets.

Une agence généraliste peut disposer d’une équipe plus importante, mais sa connaissance des problématiques spécifiques aux restaurants peut varier.
Une agence spécialisée peut, à l’inverse, comprendre plus rapidement le parcours de réservation et les enjeux du référencement local, mais elle représente évidemment un coût supplémentaire qu’un très petit établissement n’a pas toujours intérêt à supporter.

Où intervient SEO Resto ?
C’est dans cette logique que ⁠SEO Resto peut intervenir.
SEO Resto ne décide évidemment pas si un conjoint doit être salarié, collaborateur ou associé : ces questions doivent être traitées avec les professionnels compétents en fonction de la situation juridique et sociale de l’entreprise.

Son rôle commence ailleurs : décharger les restaurateurs d’une partie du développement de leur visibilité digitale.

L’accompagnement peut notamment concerner le référencement local, Google Business Profile, les avis, le site internet et plus largement les éléments qui permettent à un établissement d’être trouvé puis choisi par de futurs clients.
Pour un couple déjà absorbé par l’exploitation, l’intérêt n’est donc pas simplement :
« quelqu’un va s’occuper de Google à notre place ».

La logique est plutôt :

« Nous concentrons notre temps sur les fonctions où nous sommes indispensables, tandis qu’une compétence spécialisée prend en charge une partie de l’acquisition digitale. »

Cette différence est importante.

Pourquoi le référencement local est particulièrement stratégique pour un restaurant

Un restaurant ne cherche généralement pas à attirer n’importe quel internaute.
Il cherche une personne située dans sa zone de chalandise et susceptible de réserver ou de venir prochainement.

Les recherches comme :

  • « restaurant italien près de moi »
  • « brunch Paris 11 »
  • « restaurant romantique Nice »
  • « restaurant ouvert dimanche »

traduisent souvent une intention beaucoup plus proche de la consommation qu’une simple consultation d’un contenu sur les réseaux sociaux.

Le parcours peut ensuite être extrêmement court :

recherche → Google Maps → photos → avis → menu → réservation.

C’est pourquoi une stratégie digitale pour un restaurant ne devrait pas seulement chercher à obtenir de la visibilité.
Elle doit chercher à transformer cette visibilité en clients.

Une agence n’est pas toujours la meilleure solution

Il est important de reconnaître également les limites de cette approche.
Un restaurant qui vient d’ouvrir avec un budget très limité et dont l’un des fondateurs maîtrise déjà correctement Google Business Profile, le site et le référencement local peut parfaitement commencer seul.

De même, externaliser le marketing ne résout pas les problèmes opérationnels.
Si les clients se plaignent constamment du service, si la qualité est irrégulière ou si le restaurant ne dispose pas d’un positionnement clair, augmenter sa visibilité ne suffira pas.

Dans certains cas, cela peut même amplifier le problème : davantage de nouveaux clients découvrent une expérience qui n’est pas encore suffisamment maîtrisée.

La séquence doit donc rester cohérente :

organisation du couple → exploitation solide → expérience client → visibilité → acquisition → fidélisation.

Le marketing accompagne un restaurant qui fonctionne. Il ne remplace pas son fonctionnement.

Le meilleur statut est aussi celui qui permet à chacun de se concentrer sur son rôle

C’est finalement le lien entre le sujet juridique et le sujet marketing.
Définir un statut conjoint salarié, collaborateur ou associé ne devrait pas être considéré comme une simple formalité administrative.

Cela oblige le couple à répondre à des questions plus profondes :

  • Quel est réellement le rôle de chacun ?
  • Quelles responsabilités lui appartiennent ?
  • Quelles décisions sont communes ?
  • Quelles tâches pouvons-nous déléguer ?

Cette clarification permet progressivement de passer d’un restaurant dans lequel :
« nous faisons tout tous les deux »
à une véritable entreprise dans laquelle chaque fonction possède un responsable.

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Comment choisir le bon statut pour son conjoint dans un restaurant ?
Il n’existe pas un statut universellement meilleur pour tous les couples de restaurateurs. Le bon choix dépend de la réalité du travail effectué, de la rémunération, de la structure juridique de l’entreprise et surtout du rôle que chacun souhaite avoir à moyen terme.

Plutôt que de commencer par comparer uniquement les cotisations, il est préférable de procéder dans l’ordre.

Étape 1 — Déterminer si le conjoint travaille réellement dans le restaurant
La première question paraît évidente, mais elle est fondamentale :

Le conjoint participe-t-il régulièrement et effectivement à l’activité ?
Une aide exceptionnelle n’est pas comparable à une participation habituelle.
Si le conjoint gère chaque semaine les réservations, l’administration, les fournisseurs, la salle ou une partie de la production, il faut considérer son rôle réel et choisir un statut correspondant à cette participation.

L’objectif est d’éviter une situation informelle qui perdure simplement parce que le couple a pris l’habitude de fonctionner ainsi.

Étape 2 — Définir précisément son rôle

Avant de choisir entre conjoint collaborateur restaurant, salarié ou associé, écrivez concrètement ce que fait chacun.

Par exemple :

Conjoint A :
chef de cuisine, achats alimentaires, management de la brigade, création de la carte.

Conjoint B :
direction de salle, administratif, recrutement, gestion des réservations.
Cette étape permet déjà de distinguer un simple soutien ponctuel d’un véritable poste dans l’entreprise.

Elle permet aussi d’identifier un problème fréquent dans les restaurants gérés en couple : les responsabilités se chevauchent et personne ne sait réellement qui décide.

Étape 3 — Se demander si le conjoint doit être rémunéré
C’est l’une des principales différences entre les statuts.
Le conjoint collaborateur participe régulièrement à l’activité sans percevoir de rémunération pour ce travail.

Si, au contraire, le conjoint doit occuper un véritable emploi rémunéré dans le restaurant, le statut conjoint salarié mérite d’être étudié.
Il faut alors intégrer le coût réel de cette décision dans le modèle économique du restaurant.

La question n’est pas seulement :

« Pouvons-nous lui verser un salaire ce mois-ci ? »
Mais plutôt :

« Le restaurant peut-il supporter durablement ce poste et les charges associées ? »

Étape 4 — Déterminer si le conjoint doit posséder une partie de l’entreprise

C’est une question totalement différente.
Être salarié signifie travailler pour l’entreprise.
Être associé signifie en détenir une partie.

Si les deux conjoints ont investi dans le projet et souhaitent participer à sa propriété et à certaines décisions, le statut d’associé peut être plus cohérent.

Dans le cas d’époux associés SARL, la réflexion doit notamment porter sur la répartition du capital et les pouvoirs respectifs.

Il est préférable d’anticiper les situations difficiles dès la création :

Que se passe-t-il si l’un souhaite vendre ses parts ?

Si l’un arrête de travailler dans le restaurant ?

Si les deux ne sont plus d’accord sur le développement ?

Si un deuxième établissement est créé ?

Un expert-comptable ou un professionnel du droit pourra alors accompagner le couple pour adapter la structure à sa situation exacte.

Étape 5 — Se projeter à cinq ans

C’est probablement l’étape la plus souvent oubliée.
Le statut qui semble idéal aujourd’hui ne le sera pas nécessairement demain.

Posez-vous quelques questions :

Dans cinq ans, travaillerons-nous toujours tous les deux dans le restaurant ?
Souhaitons-nous ouvrir un deuxième établissement ?
L’un de nous veut-il progressivement quitter l’opérationnel ?
Voulons-nous être propriétaires à parts égales ?
Avons-nous vocation à recruter des managers et à déléguer davantage ?

Cette projection est particulièrement importante puisque le statut de conjoint collaborateur est désormais limité dans le temps.
Le statut choisi doit donc accompagner une trajectoire, et pas uniquement résoudre la situation actuelle.

Les erreurs à éviter lorsqu’on travaille en couple

La première est de considérer qu’un conjoint peut travailler régulièrement gratuitement simplement parce qu’il s’agit d’une entreprise familiale.
La deuxième consiste à choisir un statut uniquement parce qu’il semble être le moins coûteux.

Le coût compte évidemment, mais la protection sociale, la rémunération, la propriété de l’entreprise et le rôle réel du conjoint doivent également entrer dans la décision.
Troisième erreur : ne jamais revoir l’organisation.

Un conjoint qui aidait quelques heures par semaine lors de l’ouverture peut devenir trois ans plus tard l’un des principaux dirigeants opérationnels du restaurant.

Enfin, évitez de confondre :

statut juridique et répartition des responsabilités.

Même avec une structure parfaitement organisée juridiquement, un couple peut rencontrer des difficultés si chacun intervient constamment dans les décisions de l’autre.
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