Un couple cherche un restaurant un vendredi soir. Il découvre l’établissement sur Google Maps, consulte les photos, regarde quelques avis et décide de s’y rendre.
Arrivé sur place : porte fermée.
Pour le restaurateur, le problème semble mineur :
« Nous avions pourtant annoncé nos congés sur Instagram. »
Mais le client n’est jamais passé par Instagram.
Son parcours était :
Google → fiche établissement → itinéraire → restaurant.L’information devait donc être correcte sur Google.
C’est précisément pourquoi une
fermeture temporaire fiche Google ne doit pas être considérée comme un simple détail administratif.
Elle fait partie de l’expérience client.
Dans ce cas, puisque la fermeture dure plus de sept jours, Google recommande d’utiliser le statut « Temporairement fermé ».
Le problème aurait donc pu être évité avant même le début des vacances.
Exemple 2 — Google est correctement renseigné, mais le reste du parcours ne l’est pasPrenons maintenant un restaurant beaucoup plus vigilant.
Il ferme dix jours.
Cette fois, la fiche Google est correctement mise à jour.
Le client voit immédiatement :
Temporairement ferméTrès bien.
Mais il clique ensuite sur le site.
Sur la page d’accueil, rien n’indique la fermeture.
Le bouton
« Réserver » est toujours actif.
Il clique dessus et arrive sur le système de réservation, où aucune date n’est disponible pendant dix jours.
Le client ne sait pas pourquoi.
- Restaurant complet ?
- Problème technique ?
- Fermeture définitive ?
Il consulte Instagram : le dernier post date de trois semaines et aucune information n’est épinglée.
Cette situation montre qu’une bonne
congés restaurateur organisation ne consiste pas simplement à modifier les horaires Google.
Il faut raisonner en
parcours client.
Le consommateur peut arriver par Google, mais continuer sa recherche ailleurs.
La même information doit donc être cohérente sur les principaux points de contact.
Les 5 endroits à vérifier avant de partir en congésPour une fermeture annuelle, il faut au minimum contrôler :
Google Business ProfileLe statut ou les
horaires exceptionnels Google doivent correspondre à la durée et à la nature de la fermeture.
Site internetLa fermeture et surtout la date de réouverture doivent être faciles à comprendre.
Système de réservationLes créneaux doivent être bloqués correctement et, lorsque l’outil le permet, un message doit expliquer pourquoi aucune réservation n’est disponible.
Réseaux sociauxUne publication ou une story à la une peut informer les clients réguliers.
TéléphoneSi les appels restent sans réponse pendant plusieurs semaines, un message vocal indiquant les dates de fermeture et de réouverture évite l’incertitude.
Le principe est simple :
un client ne devrait jamais avoir à chercher pendant cinq minutes pour savoir si votre restaurant est ouvert.Faut-il continuer à publier pendant la fermeture ?Pas nécessairement.
C’est une autre inquiétude fréquente : certains restaurateurs pensent qu’ils doivent maintenir exactement le même rythme de publication pendant leurs vacances pour ne pas « disparaître ».
Du point de vue marketing, ce n’est pas forcément utile.
Une fermeture annuelle peut justement être l’occasion de réduire la communication.
Le restaurant peut annoncer :
« Notre équipe prend quelques jours de repos. Nous vous retrouvons le 26 août. »
Puis publier quelques contenus programmés si cela correspond à sa stratégie.
L’important est surtout de
ne pas disparaître sans explication.
Il existe une différence importante entre :
silence organiséet
présence digitale abandonnée.Dans le premier cas, le client sait exactement ce qui se passe.
Dans le second, il doit deviner.
Et les réservations pendant les congés ?C’est ici qu’une fermeture peut même être transformée en opportunité.
Être fermé aujourd’hui ne signifie pas nécessairement empêcher un client de réserver pour la réouverture.
Si votre système de réservation le permet, un client qui consulte le restaurant pendant les vacances peut voir :
« Nous sommes actuellement en congés. Réouverture le 26 août. Les réservations sont déjà ouvertes. »
Le parcours devient alors :
restaurant fermé → information claire → date de retour → réservation future.C’est beaucoup plus intéressant que :
restaurant fermé → aucune information → abandon.Pour les établissements qui réalisent une part importante de leurs réservations en ligne, il faut donc penser à la fermeture non seulement comme à une période d’absence, mais également comme à une période de
préparation de la reprise.
La date de réouverture est plus importante qu’on ne le penseBeaucoup de restaurants communiquent ainsi :
« Nous sommes fermés pour congés annuels. »
Mais il manque l’information la plus utile au client :
jusqu’à quand ?Une meilleure communication serait :
« Fermeture annuelle du 4 au 25 août inclus. Nous vous retrouvons à partir du 26 août. »
La différence paraît minime.
Marketingement, elle est importante.
Dans le premier cas, le client doit revenir vérifier plus tard.
Dans le second, il peut immédiatement décider :
« Très bien, je réserverai pour le 27. »
La communication autour d’une fermeture doit donc toujours contenir, lorsque la date est connue :
date de fermeture + date de réouverture + possibilité de réserver pour la reprise.Le vrai risque : perdre le client au profit d’un concurrentLorsqu’un restaurant est fermé, le client choisira naturellement un autre établissement pour son repas du jour.
On ne peut pas empêcher cela.
Le véritable objectif marketing est différent :
faire en sorte qu’il ait toujours envie de revenir après la réouverture.Une fermeture bien organisée transmet un message simple :
« Nous sommes absents temporairement, mais notre établissement reste actif et vous savez exactement quand nous retrouver. »
Une fermeture mal gérée transmet involontairement autre chose :
« Nous ne savons pas si les informations disponibles sur ce restaurant sont fiables. »
Et dans le référencement local, cette notion de fiabilité est fondamentale.
C’est pourquoi la gestion des congés ne doit pas être pensée uniquement comme une tâche opérationnelle.
Elle fait partie de la gestion globale de la présence digitale du restaurant.