IntroductionOuvrir un bar ou un bar-restaurant peut sembler plus simple qu’ouvrir un restaurant traditionnel : moins de cuisine, moins de personnel en production, une carte plus courte et des boissons dont les marges peuvent être attractives.
En réalité, le modèle est très différent.
La réussite repose sur plusieurs paramètres simultanés :
- l’emplacement ;
- les horaires ;
- la capacité ;
- le positionnement ;
- la licence ;
- le coût du local ;
- les achats ;
- le ticket moyen ;
- la rotation des clients ;
- la visibilité locale.
Un bar peut afficher un excellent taux de marge sur certaines boissons et pourtant être peu rentable si son loyer est trop élevé, si la fréquentation est concentrée sur deux soirées par semaine ou si personne ne le trouve sur Google avant de sortir.
La question de la
licence 4 prix est également centrale. Contrairement à la licence III ou aux licences restaurant, une nouvelle licence IV ne peut pas simplement être créée. Pour équiper un nouvel établissement d’une licence IV, il faut en principe reprendre une licence existante auprès d’un détenteur qui souhaite la céder. (
Service Public Entreprendre)
Alors, quel budget prévoir ? Faut-il
acheter licence IV ? Est-il plus intéressant d’
ouvrir bar à vin avec une licence III ? Et comment mesurer la véritable
bar restaurant rentabilité avant de signer un bail ?
Bloc 1 – Avant le budget : définir précisément le type de bar que vous souhaitez ouvrirAvant de chercher un local ou une licence, il faut commencer par le concept.
Un bar à cocktails, un bar à vins et un bar-restaurant ne nécessitent pas la même organisation.
Bar à vinsLe concept repose principalement sur :
- vins au verre ;
- bouteilles ;
- bières ;
- éventuellement certains apéritifs autorisés dans la catégorie concernée ;
- petite restauration.
Dans de nombreux cas, une licence III peut suffire pour les boissons dont le titre alcoométrique reste inférieur ou égal à 18°. Service-Public classe notamment le vin, la bière, le cidre et certaines boissons similaires dans le périmètre de la licence III. (
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Pour
ouvrir bar à vin, il n’est donc pas automatiquement nécessaire d’investir dans une licence IV.
C’est un point important pour le business plan.
Bar à cocktailsLa situation change lorsque l’on souhaite servir :
- gin ;
- vodka ;
- whisky ;
- rhum ;
- cognac ;
- autres alcools distillés de plus de 18°.
Pour un débit de boissons à consommer sur place, ces boissons relèvent de la licence IV. (
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Un véritable bar à cocktails devra donc généralement intégrer la disponibilité et le coût d’une licence IV dans son projet.
Bar-restaurantLe cas du bar-restaurant mérite une distinction supplémentaire.
Si l’alcool est uniquement servi avec les repas, une licence restaurant peut permettre de proposer l’ensemble des alcools dans ce cadre.
En revanche, si les clients peuvent également venir boire sans commander de repas, l’établissement exerce une activité de débit de boissons à consommer sur place : il doit alors disposer d’une licence III ou IV selon les boissons proposées. (
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Cette nuance peut modifier fortement le budget d’ouverture.
Fait important n°1 : on ne crée plus de nouvelle licence IVC’est probablement l’un des points les plus importants à comprendre lorsque l’on souhaite
ouvrir un bar.
La création d’une nouvelle licence IV est interdite. Service-Public précise que pour ouvrir un nouvel établissement doté d’une licence IV, il faut racheter une licence existante à un propriétaire souhaitant la céder. (
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Cela crée un véritable marché.
Contrairement à une licence III ou à une licence restaurant, dont l’obtention administrative n’implique pas un prix d’achat comparable, la licence IV possède une valeur économique propre.
Et cette valeur n’est pas fixée nationalement.
Service-Public indique que le coût d’achat d’une licence IV est généralement élevé et qu’il varie selon les régions et dans le temps. (
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Autrement dit, écrire :
« Une licence IV coûte 12 000 € »
comme s’il existait un tarif officiel serait incorrect.
Il faut rechercher les licences disponibles sur le marché local et analyser leur situation précise.
Fait important n°2 : acheter la licence ne suffit pasMême lorsqu’un entrepreneur trouve une licence IV disponible, il ne peut pas simplement l’acheter et commencer à servir des cocktails le lendemain.
Plusieurs règles interviennent.
Le changement de détenteur constitue notamment une mutation qui doit être déclarée. Service-Public précise qu’une déclaration administrative est nécessaire au moins 15 jours avant l’ouverture, la mutation ou la translation de la licence. (
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Le déplacement géographique d’une licence peut également relever d’un transfert et être soumis à des restrictions ou autorisations.
Le Code de la santé publique prévoit qu’un débit de boissons exploité peut être transféré dans le département où il se situe ; un transfert vers un département limitrophe peut également être possible sous conditions. (
Légifrance)
Avant d’
acheter licence IV, il faut donc vérifier au minimum :
- qu’elle existe juridiquement toujours ;
- qu’elle peut être transmise ;
- qu’elle peut être exploitée à l’emplacement envisagé ;
- que le transfert éventuel est autorisable ;
- que l’activité du local est compatible.
Autre point essentiel : une licence III ou IV qui a cessé d’exister depuis plus de cinq ans est considérée comme supprimée et ne peut plus être transmise, sauf situations particulières prévues par le Code de la santé publique. (
Légifrance)
Une licence bon marché qui n’est plus juridiquement exploitable n’est donc pas une bonne affaire.
Combien coûte une licence IV ?Il n’existe pas de
licence 4 prix officiel national.
Le prix dépend notamment :
- de la ville ;
- de l’offre disponible ;
- de la demande ;
- de l’attractivité touristique ;
- de la possibilité de transfert ;
- du marché local.
Le prix doit donc être traité comme un poste variable du business plan.
Dans certaines zones, il peut représenter une dépense relativement secondaire par rapport au fonds de commerce.
Dans d’autres, la rareté des licences peut augmenter fortement leur valeur.
La bonne pratique consiste à obtenir plusieurs références locales avant d’intégrer un montant au prévisionnel.
Ne basez jamais votre financement sur un prix lu dans un article national sans vérifier le marché de votre département.
Bloc statistiques : quelques chiffres réglementaires à connaîtreAvant de parler de rentabilité, plusieurs chiffres structurent déjà le projet.
18°La licence III couvre notamment les boissons autorisées dont le titre alcoométrique est inférieur ou égal à 18°, tandis qu’une licence IV permet de servir les alcools distillés de plus de 18° dans un débit de boissons à consommer sur place. (
Service Public Entreprendre)
Cette frontière peut déterminer si votre concept de bar à vins nécessite ou non une licence IV.
1 débit pour 450 habitantsLe nombre de licences III est encadré : dans une commune, l’ouverture d’un nouveau débit de troisième catégorie est limitée lorsque le nombre d’établissements de troisième et quatrième catégorie atteint la proportion d’un débit pour 450 habitants ou fraction de ce nombre, avec des règles spécifiques notamment dans certaines communes touristiques. (
Légifrance)
15 joursLa déclaration préalable liée à la licence doit en principe être effectuée au moins 15 jours avant l’ouverture, la mutation ou la translation. (
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5 ansUne licence III ou IV qui a cessé d’exister depuis plus de cinq ans est en principe considérée comme supprimée et ne peut plus être transmise. (
Légifrance)
Ces chiffres montrent pourquoi la licence doit être vérifiée au même moment que le local, et non à la fin des travaux.
Quel budget prévoir pour ouvrir un bar ?Il est difficile de donner un montant universel, car
ouvrir un bar peut signifier aussi bien reprendre un petit établissement de quartier que créer un cocktail bar haut de gamme de 150 m².
En revanche, le budget doit au minimum intégrer plusieurs grands postes.
Le localSelon le projet :
- dépôt de garantie ;
- droit au bail ;
- pas-de-porte ;
- acquisition éventuelle du fonds de commerce ;
- honoraires ;
- premiers loyers.
L’emplacement influence directement le potentiel de fréquentation, mais également le niveau de charges fixes.
Les travauxIls peuvent inclure :
- électricité ;
- plomberie ;
- sanitaires ;
- accessibilité ;
- acoustique ;
- ventilation ;
- décoration ;
- éclairage ;
- façade.
Dans un bar, l’acoustique est particulièrement importante lorsque l’activité se poursuit tard.
Le bar et le matérielIl faut prévoir notamment :
- comptoir ;
- arrière-bar ;
- machines à glaçons ;
- lave-verres ;
- réfrigérateurs ;
- verrerie ;
- matériel cocktail ;
- caisse ;
- mobilier.
Un cocktail bar nécessite souvent un investissement matériel supérieur à un simple bar à vins.
La licence IV éventuelleSi votre concept exige des alcools forts servis hors repas, ajoutez le coût d’acquisition de la licence IV ainsi que les démarches associées.
Le stock initialVin, bières, spiritueux et boissons sans alcool peuvent représenter un besoin de trésorerie significatif.
Un bar premium disposant d’une cave importante immobilise davantage de capital qu’un établissement à carte courte.
Le marketing de lancementC’est précisément le poste que beaucoup de porteurs de projet sous-estiment.
Ils investissent dans :
- le mobilier ;
- la verrerie ;
- la décoration ;
- les machines ;
puis ouvrent avec quelques centaines d’euros de communication restante.
Or un bar dépend énormément de sa visibilité locale.
Bar restaurant rentabilité : une bonne marge ne garantit pas un bénéficeLes boissons peuvent offrir des marges brutes intéressantes.
Mais la
bar restaurant rentabilité ne peut pas être analysée uniquement à partir de la différence entre le prix d’achat d’une bouteille et son prix de vente.
Il faut également absorber :
- le loyer ;
- les salaires ;
- l’énergie ;
- la casse ;
- les pertes ;
- les commissions ;
- les frais de paiement ;
- la sécurité ;
- la musique ;
- les assurances ;
- le marketing.
Prenons un exemple très simplifié.
Un cocktail vendu 14 € peut sembler extrêmement rentable si son coût matière est de quelques euros.
Mais si l’établissement ne vend que 60 cocktails pendant une soirée et mobilise :
- deux barmen ;
- trois serveurs ;
- un DJ ;
- un agent de sécurité ;
le raisonnement change immédiatement.
La question n’est donc jamais uniquement ;
« Quelle est la marge sur ce cocktail ? »mais ;
« Quel chiffre d’affaires génère chaque heure d’ouverture par rapport aux charges nécessaires pour l’exploiter ? »Le nombre de jours réellement rentables est déterminantCertains bars connaissent une forte activité :
Mais sont beaucoup plus calmes :
Une erreur de prévision consiste alors à prendre le chiffre d’affaires d’un samedi et à le multiplier par 30.
Un prévisionnel réaliste doit distinguer :
- chaque jour de la semaine ;
- les périodes saisonnières ;
- les vacances ;
- les événements locaux ;
- la météo si la terrasse est importante.
Pour un bar, la rentabilité dépend autant du
taux d’occupation dans le temps que du ticket moyen.
Et pour un bar à vins ?Ouvrir bar à vin peut permettre un modèle différent.
Les investissements techniques peuvent être plus limités qu’un cocktail bar complexe, tandis que la restauration légère permet parfois d’augmenter le ticket moyen.
Le concept peut notamment reposer sur :
- bouteilles ;
- vins au verre ;
- planches ;
- petites assiettes ;
- dégustations ;
- événements autour des producteurs.
Le défi est alors de ne pas devenir interchangeable.
« Bar à vins » n’est pas encore un positionnement.
Il faut préciser :
- vins nature ?
- petits producteurs ?
- régions françaises ?
- vins internationaux ?
- cuisine gastronomique ?
- cave + bar ?
C’est cette différenciation qui permettra ensuite de construire une stratégie marketing efficace.
Pourquoi la visibilité locale doit être prévue dans le business planUn bar peut être magnifique et rester vide s’il dépend uniquement des personnes qui passent devant sa façade.
Avant de choisir une adresse, les clients recherchent de plus en plus :
- bar à cocktails près de moi ;
- bar à vins ;
- bar romantique ;
- bar avec terrasse ;
- bar ouvert tard ;
- bar restaurant.
La visibilité locale fait donc partie du modèle économique.
Le site de
SEO Resto met précisément en avant plusieurs leviers adaptés à ce parcours : référencement SEO local, visibilité Google Maps, site Internet, réseaux sociaux, publicité, identité visuelle, contenus photo/vidéo et gestion des avis. (
seoresto.com)
L’objectif marketing n’est pas seulement de faire connaître le bar.
Il est d’être présent au moment précis où une personne cherche
où sortir ce soir.
Premier élément de conversion recommandéJe placerais le premier CTA ici, après le budget et avant d’entrer plus profondément dans la rentabilité :
Vous préparez l’ouverture de votre bar ?Avant même le premier service, votre futur établissement peut commencer à construire sa visibilité sur Google, Google Maps et les réseaux sociaux.