Imaginons une ancienne boutique de prêt-à-porter de 120 m².
Elle possède plusieurs avantages :
- rue très fréquentée ;
- belle vitrine ;
- loyer intéressant ;
- grande hauteur sous plafond ;
- terrasse potentielle ;
- quartier recherché.
L’entrepreneur souhaite
transformer le local en restaurant de 45 couverts.
Sur le papier, l’opération paraît simple.
Il faut retirer les anciens aménagements, construire une cuisine, créer un bar, installer les tables et refaire la décoration.
Le restaurateur signe donc le bail.
Puis commencent les études techniques.
Et plusieurs questions apparaissent immédiatement.
« Commerce » ne signifie pas automatiquement « restaurant prêt à exploiter »La première vérification concerne la situation urbanistique exacte du local et le projet envisagé.
Il faut déterminer si la transformation entraîne un
changement de destination local commercial, un changement de sous-destination ou d’autres travaux soumis à autorisation.
Mais ce n’est que le début.
L’ancienne boutique n’avait pas besoin :
- d’une extraction professionnelle ;
- d’une cuisine chaude ;
- des mêmes installations électriques ;
- des mêmes réseaux ;
- des mêmes flux de déchets ;
- de la même organisation sanitaire.
Le local peut donc être parfaitement adapté à une activité commerciale et très compliqué à convertir en restaurant.
Le problème de l’extraction arrive souvent trop tardSupposons que le chef souhaite installer :
- four ;
- plancha ;
- friteuse ;
- piano de cuisson.
Il faut alors étudier sérieusement la ventilation et l’extraction nécessaires au projet.
Le restaurateur découvre que le conduit envisagé devrait traverser plusieurs étages de l’immeuble.
Le sujet peut alors concerner :
- propriétaire ;
- copropriété ;
- contraintes techniques ;
- façade ou toiture ;
- règles locales.
Et le budget prévu pour la cuisine augmente considérablement.
Dans certains projets, l’impossibilité de créer l’extraction envisagée peut même obliger à revoir entièrement le concept culinaire.
C’est pourquoi la question :
« Que voulez-vous cuisiner dans ce local ? »
doit être posée
avant la signature définitive et pas après.
Le concept culinaire influence directement les travauxComparez deux projets dans le même local.
Projet ACoffee shop avec :
- pâtisseries ;
- assemblage ;
- petite restauration ;
- équipements limités.
Projet BRestaurant avec :
- grillades ;
- fritures ;
- cuisson intensive ;
- forte production.
Les contraintes techniques ne sont évidemment pas les mêmes.
Avant de
transformer un local en restaurant, il faut donc disposer d’un concept suffisamment précis pour permettre aux professionnels d’étudier sa faisabilité.
Choisir le local avant de savoir ce qu’on veut réellement y produire peut conduire à des compromis très coûteux.
L’erreur financière : raisonner uniquement sur le prix au mètre carréNotre restaurateur avait prévu :
Travaux : 100 000 €Après les études, apparaissent :
- extraction supplémentaire ;
- adaptation électrique ;
- sanitaires ;
- accessibilité ;
- ventilation ;
- modifications techniques.
Le budget atteint finalement 155 000 €.
Ces chiffres sont un exemple illustratif, mais la logique est importante.
Un local avec un loyer légèrement inférieur peut devenir beaucoup plus cher si son adaptation à la restauration nécessite des travaux lourds.
Le véritable calcul devrait donc porter sur :
loyer + travaux + contraintes techniques + délai d’ouverture.Le délai représente lui aussi un coûtImaginons que le restaurateur prévoie d’ouvrir le 1er septembre.
Il commence à payer son loyer en juin.
Mais une difficulté administrative ou technique retarde le chantier et l’ouverture intervient finalement en novembre.
Pendant cette période, il peut supporter :
- loyer ;
- assurances ;
- honoraires ;
- abonnements ;
- frais financiers ;
- certains salaires ou coûts de recrutement ;
sans chiffre d’affaires correspondant.
La faisabilité administrative n’est donc pas uniquement une question juridique.
Elle influence directement le business plan.
Exemple n°2 — Reprendre un ancien restaurant et penser que tout est déjà régléDeuxième scénario.
Un entrepreneur reprend un restaurant existant.
Il se dit :
« Parfait. C’était déjà un restaurant, donc nous pouvons commencer immédiatement les travaux. »
La situation est effectivement souvent plus simple que pour une ancienne boutique.
Mais il ne faut pas en conclure que
tous les nouveaux travaux sont automatiquement autorisés parce qu’un restaurant existait auparavant.
Le nouveau propriétaire souhaite transformer radicalement l’établissement.
Il prévoit :
- déplacement de la cuisine ;
- nouvelle façade ;
- agrandissement d’une ouverture ;
- modification d’éléments structurels ;
- nouveau système d’extraction ;
- réorganisation complète de la salle.
Nous ne sommes plus dans un simple changement de peinture.
L’activité existante et les nouveaux travaux sont deux sujets différentsLe fait que le local soit déjà exploité comme restaurant peut simplifier la question de l’activité.
Mais il faut ensuite analyser les transformations envisagées.
Selon leur nature, elles peuvent entraîner différentes formalités.
Une
déclaration préalable travaux local peut être suffisante pour certains projets.
Dans d’autres situations, notamment lorsque les travaux et transformations entrent dans le champ correspondant, un permis de construire peut devenir nécessaire.
Il faut donc éviter le raccourci :
ancien restaurant = travaux libres.La façade est souvent le premier élément qui changeLors d’une reprise, les nouveaux propriétaires souhaitent généralement supprimer immédiatement l’identité de l’ancien établissement.
Ils veulent :
- nouvelle couleur ;
- nouvelle vitrine ;
- nouvelle enseigne ;
- nouveau store ;
- nouvelles menuiseries.
C’est parfaitement logique d’un point de vue marketing.
Mais modifier l’aspect extérieur peut nécessiter une autorisation d’urbanisme selon le projet.
Il faut également vérifier les règles applicables aux enseignes et les éventuelles contraintes locales ou patrimoniales.
Le branding doit donc être développé en tenant compte de la faisabilité réelle.
Et si le restaurateur touche à la structure ?La situation devient encore plus importante lorsque la rénovation concerne des éléments porteurs.
Par exemple :
« Nous voulons ouvrir complètement cette partie pour réunir les deux salles. »
Avant toute intervention, il faut déterminer :
- si le mur est porteur ;
- quelles études sont nécessaires ;
- quelles autorisations sont applicables ;
- si la copropriété ou le propriétaire doit intervenir dans la décision.
C’est précisément pour cette raison qu’un devis d’entreprise ne remplace pas une analyse réglementaire et technique du projet.
Architecte obligatoire : évitons les raccourcisLa requête
architecte restaurant obligatoire est fréquente sur Google parce que les porteurs de projet cherchent une réponse simple :
« Au-dessus de combien de mètres carrés dois-je prendre un architecte ? »
Mais la réponse dépend notamment de la nature des travaux, de l’autorisation nécessaire et de la qualité du maître d’ouvrage.
Le seuil de
150 m² existe bien dans le cadre des règles relatives au recours obligatoire à l’architecte, mais il ne signifie pas que tout restaurant dépassant 150 m² doit automatiquement engager un architecte pour n’importe quel aménagement intérieur.
À l’inverse, certains projets peuvent nécessiter son intervention dans le cadre du permis de construire.
La question doit donc être analysée
projet par projet.
Une société et une personne physique ne doivent pas être confonduesC’est également une nuance importante lorsqu’on recherche des informations en ligne.
Les dispenses prévues par le Code de l’urbanisme concernant le recours obligatoire à l’architecte ne fonctionnent pas de manière identique pour tous les maîtres d’ouvrage.
Le simple fait de lire :
« moins de 150 m² = architecte non obligatoire »sur un forum ne permet donc pas de prendre une décision.
Il faut vérifier :
- qui porte le projet ;
- ce qui est construit ou modifié ;
- la surface concernée ;
- le type d’autorisation nécessaire.
Pour un projet important, il est préférable de faire valider ce point par un professionnel compétent ou le service d’urbanisme.
Même lorsqu’il n’est pas obligatoire, un architecte peut être rentableIl faut aussi sortir d’une logique purement réglementaire.
La question n’est pas seulement :
« Suis-je obligé de payer un architecte ? »Mais :
« Est-ce que son intervention peut éviter des erreurs qui me coûteront davantage ? »Dans un restaurant, chaque mètre carré possède une valeur économique.
Une mauvaise organisation peut créer :
- trop de déplacements en salle ;
- cuisine mal dimensionnée ;
- stockage insuffisant ;
- plonge mal placée ;
- tables perdues ;
- mauvaise circulation des clients.
Un architecte expérimenté en restauration peut donc apporter une valeur opérationnelle même lorsque son intervention n’est pas juridiquement imposée.
4 tables perdues peuvent représenter beaucoup d’argentImaginons deux plans pour le même restaurant.
Plan A40 couverts.
Plan B48 couverts avec une circulation toujours confortable.
La différence est de huit places.
Si l’établissement réalise deux services complets le vendredi et le samedi, ces huit places peuvent représenter un chiffre d’affaires supplémentaire significatif sur une année.
Attention toutefois : l’objectif ne doit pas être de mettre le maximum de tables possible.
Une salle surchargée peut dégrader :
- confort ;
- service ;
- acoustique ;
- expérience.
L’optimisation consiste à trouver le bon équilibre entre capacité et qualité.
L’expérience client commence dans le plan du restaurantLe marketing promet une expérience.
L’architecture doit permettre de la tenir.
Si vous communiquez sur un restaurant premium et intimiste mais que :
- les tables sont collées ;
- les toilettes sont mal indiquées ;
- les clients croisent constamment les serveurs ;
- l’entrée est encombrée ;
la promesse marketing s’effondre au moment de la visite.
C’est pourquoi le plan doit aussi être pensé du point de vue du client.
L’emplacement de l’entrée influence même les avisUn détail architectural peut devenir un problème réputationnel.
Par exemple, une zone d’attente inexistante.
Les clients arrivent cinq minutes avant leur réservation et restent :
- devant la porte ;
- au milieu du passage ;
- près des tables déjà occupées.
À chaque service, la même friction se répète.
Quelques mois plus tard, certains avis mentionnent :
« Accueil désorganisé. »
Le problème semble opérationnel.
À l’origine, il peut être architectural.
Penser marketing avant la fin des travauxIl existe une autre erreur fréquente :
attendre que le restaurant soit terminé pour commencer la communication.Pour une ouverture, c’est souvent trop tard.
Pendant les travaux, vous pouvez déjà préparer :
- identité visuelle ;
- site ;
- fiche Google ;
- shooting ;
- réseaux sociaux ;
- relations presse ;
- campagnes ;
- stratégie d’avis ;
- système de réservation.
L’objectif est d’arriver au jour de l’ouverture avec une audience qui connaît déjà le projet.
Les travaux eux-mêmes peuvent devenir du contenuUn chantier possède un avantage marketing souvent sous-exploité : il raconte une transformation.
Vous pouvez montrer :
Semaine 1Le local vide.
Semaine 3La construction du bar.
Semaine 6Les premiers éléments de cuisine.
Semaine 8La façade.
Semaine 10La première table dressée.
Le public suit progressivement la naissance du restaurant.
Au lieu d’annoncer soudainement :
« Nous ouvrons demain ! »
vous construisez de l’anticipation.
Cas particulier : reprendre un restaurant déjà référencé sur GoogleNotre deuxième entrepreneur reprend un ancien restaurant.
Une question marketing apparaît alors immédiatement :
que faire de la présence digitale existante ?La réponse ne doit pas être improvisée.
Selon la nature de la reprise et du changement d’identité, il faut réfléchir à :
- fiche Google ;
- ancien nom ;
- nouvelles photos ;
- site ;
- avis ;
- plateformes ;
- données de contact.
Créer systématiquement de nouveaux comptes partout sans analyser l’existant peut faire perdre une partie de la visibilité déjà acquise.
À l’inverse, conserver une identité digitale qui ne correspond plus au nouvel établissement peut créer de la confusion.
C’est un sujet qui mérite une stratégie spécifique lors d’une reprise.
Deux professionnels, deux missions différentesÀ ce stade, il est utile de distinguer les rôles.
Architecte / maître d’œuvre / bureaux compétentsIls interviennent sur :
- bâtiment ;
- plans ;
- travaux ;
- faisabilité technique ;
- autorisations selon leur mission ;
- coordination du chantier.
Agence marketing spécialisée restaurationElle intervient sur :
- positionnement ;
- concurrence ;
- lancement ;
- Google ;
- site ;
- visibilité locale ;
- acquisition.
Les deux métiers ne sont pas concurrents.
Ils interviennent à des moments différents du même projet.
Où SEO Resto apporte de la valeurSEO Resto ne peut pas déterminer à la place de l’administration si votre
changement de destination local commercialsera accepté ni certifier qu’une
déclaration préalable travaux local suffit.
Ce serait le rôle des professionnels et administrations compétents.
En revanche, l’agence peut intervenir sur une autre question essentielle :
une fois ce restaurant ouvert, comment allez-vous remplir la salle ?Et cette réflexion peut commencer avant la fin des travaux.
Il est possible de travailler :
- analyse concurrentielle ;
- stratégie SEO locale ;
- Google Business Profile ;
- site ;
- contenus ;
- lancement ;
- acquisition ;
- réputation.
L’avantage d’une agence spécialisée dans la restauration est de connecter ces leviers au parcours concret d’un futur client.
Pourquoi ne pas simplement prendre une agence généraliste ?C’est une alternative parfaitement valable.
Un restaurateur peut travailler avec :
- freelance ;
- agence locale ;
- community manager ;
- équipe marketing interne.
Pour certains projets, cela suffit largement.
L’intérêt d’un spécialiste de la restauration est surtout la connaissance des
problématiques propres au secteur :
- recherches « restaurant + ville/quartier » ;
- Google Maps ;
- menus ;
- réservations ;
- avis ;
- saisonnalité ;
- lancement d’établissement.
Mais cette spécialisation ne remplace pas l’expertise technique du bâtiment.
C’est sa principale limite sur un sujet comme celui-ci.
Deuxième élément de conversion recommandéJe placerais ce CTA à la fin des deux cas pratiques :
Votre chantier avance ? Votre ouverture doit avancer en même temps.N’attendez pas la fin des travaux pour commencer à chercher vos premiers clients.
SEO Resto peut préparer votre visibilité Google, votre site et votre stratégie de lancement pendant que le restaurant prend forme.