Obtenir une
aide création restaurant, un prêt d’honneur ou certaines
aides régionales restauration peut réduire le besoin de financement initial.
Mais une fois le local trouvé, les travaux terminés et le matériel installé, une autre réalité commence : le restaurant doit générer suffisamment de chiffre d’affaires pour payer ses charges.
C’est ici qu’une distinction devient essentielle :
financer l’ouverture et
financer le développement commercial ne sont pas la même chose.
Une subvention peut aider à acheter un équipement. Elle ne garantit pas que 60 clients viendront dîner vendredi soir.
Ne pas absorber toute la trésorerie dans les travauxC’est un piège classique lors d’une ouverture.
Le budget initial est fixé à 150 000 €.
Puis les travaux coûtent 10 000 € de plus.
Le mobilier est finalement 5 000 € plus cher.
Le restaurateur améliore la décoration pour 4 000 €.
Il ajoute quelques équipements.
Progressivement, la réserve de trésorerie disparaît.
Le jour de l’ouverture, le restaurant est magnifique, mais l’entreprise ne dispose presque plus de marge financière.
Or les dépenses ne s’arrêtent évidemment pas lorsque les travaux se terminent.
Dès le premier mois arrivent :
- loyers ;
- salaires ;
- fournisseurs ;
- énergie ;
- assurances ;
- logiciels ;
- frais bancaires ;
- communication ;
- remboursement éventuel des emprunts.
C’est pourquoi une
subvention ouverture restaurant devrait, lorsqu’elle permet de réduire certains investissements, contribuer indirectement à préserver la solidité financière du projet plutôt qu’à augmenter automatiquement le niveau de dépenses.
Prévoir le budget nécessaire pour trouver les premiers clientsLa communication apparaît parfois dans le business plan sous une ligne générique :
« Marketing : 2 000 € »
Mais aucun véritable plan n’explique comment cet argent sera utilisé.
Pourtant, avant l’ouverture, plusieurs éléments peuvent être nécessaires :
- photographies professionnelles ;
- site internet ;
- Google Business Profile ;
- référencement local ;
- système de réservation ;
- création de contenus ;
- relations presse ou influence ;
- publicité éventuelle.
Tous les restaurants n’ont évidemment pas besoin de l’ensemble de ces leviers.
Un restaurant gastronomique avec 25 couverts et un menu à 180 € n’a pas la même stratégie qu’une pizzeria de quartier réalisant une part importante de son activité en vente à emporter.
Le budget doit partir du
parcours réel du futur client.
Être visible là où le client cherche déjàPrenons un exemple.
Vous ouvrez un restaurant italien à Bordeaux.
Au lancement, votre établissement est encore inconnu.
Peu de personnes recherchent directement son nom.
En revanche, des clients recherchent déjà :
restaurant italien Bordeaux
restaurant italien près de moi
restaurant pâtes fraîches Bordeaux
restaurant romantique Bordeaux
meilleure trattoria Bordeaux
L’un des enjeux consiste donc à positionner progressivement l’établissement sur les recherches correspondant réellement à son offre.
C’est particulièrement intéressant parce que l’intention est déjà présente.
La personne qui recherche « restaurant italien Bordeaux » n’a pas nécessairement besoin d’être convaincue d’aller au restaurant.
Elle cherche déjà
quel restaurant choisir.
C’est à ce stade que la visibilité locale prend une valeur commerciale.
Où intervient SEO Resto ?C’est sur cette problématique que SEO Resto peut intervenir.
Il faut néanmoins bien distinguer les rôles.
SEO Resto ne décide pas si votre projet peut bénéficier d’une aide régionale, ne remplace pas votre CCI et ne monte pas à la place d’Initiative France un dossier de
prêt d’honneur Initiative France.
L’accompagnement intervient sur une autre question :
Une fois le restaurant financé, comment faire en sorte que les clients le trouvent ?Le travail peut notamment concerner la présence Google, le référencement local, le site internet, les avis et plus largement la visibilité digitale de l’établissement.
L’intérêt d’un accompagnement spécialisé en restauration est de travailler avec un objectif commercial très concret : rapprocher la visibilité digitale du restaurant des recherches qui peuvent déboucher sur une visite ou une réservation.
Faut-il forcément passer par une agence ?Non.
Et il est important de le préciser.
Plusieurs alternatives existent.
Un restaurateur peut gérer une partie de son marketing lui-même.
Il peut travailler avec un freelance spécialisé.
Il peut recruter un responsable communication.
Il peut faire appel à une agence généraliste.
Il peut également privilégier la publicité, les relations presse ou les influenceurs.
Le choix dépend notamment :
- du concept ;
- de la ville ;
- du budget ;
- des compétences internes ;
- du temps disponible ;
- des objectifs du restaurant.
L’avantage d’une agence spécialisée comme SEO Resto réside surtout dans sa connaissance du secteur et du référencement des établissements de restauration.
Mais cette solution a aussi une limite évidente :
elle représente un coût supplémentaire à intégrer dans un budget de lancement déjà important.
Pour un très petit projet dont le fondateur maîtrise lui-même le SEO et Google Business Profile, externaliser immédiatement l’ensemble de cette partie n’est pas forcément nécessaire.
Le SEO n’est pas la seule solutionUne stratégie d’ouverture peut également combiner plusieurs canaux.
Par exemple :
SEO local pour construire progressivement une présence durable ;
Google Ads pour obtenir immédiatement de la visibilité sur certaines recherches ;
Instagram pour développer l’univers visuel du restaurant ;
relations presse pour accompagner une ouverture ayant une vraie histoire éditoriale ;
influence locale pour générer rapidement de la découverte ;
emailing et fidélisation pour faire revenir les premiers clients.
L’objectif n’est donc pas de présenter le référencement comme la seule forme de marketing possible.
Son intérêt réside plutôt dans sa capacité à capter une demande qui existe déjà.
Attention : le marketing ne corrigera pas un mauvais modèle économiqueC’est également une limite fondamentale.
Imaginons un restaurant qui dépense 2 000 € par mois en acquisition.
Les campagnes fonctionnent.
La visibilité Google progresse.
De nouveaux clients viennent.
Mais ils ne reviennent pas.
Les avis mentionnent régulièrement un service trop lent et un rapport qualité-prix insuffisant.
Dans cette situation, augmenter encore le budget marketing ne résout pas le problème.
Cela revient simplement à envoyer davantage de nouveaux clients vers une expérience qui ne les fidélise pas.
Une stratégie solide repose donc sur deux moteurs :
acquisition + fidélisation.Le marketing peut contribuer au premier.
L’expérience restaurant doit assurer le second.
Une aide doit idéalement créer un effet de levierC’est finalement une bonne manière de réfléchir aux
aides régionales restauration.
Imaginons qu’un dispositif permette de financer 8 000 € sur un investissement initialement prévu par le restaurateur.
L’erreur serait de penser :
« Nous avons économisé 8 000 €, dépensons-les ailleurs. »
Une approche plus prudente serait :
« Cette aide nous permet de préserver 8 000 € de trésorerie. Quelle partie devons-nous conserver en sécurité et quelle partie peut contribuer au développement du chiffre d’affaires ? »
La différence est importante.
Une aide ne doit pas simplement permettre de construire un restaurant plus cher.
Elle peut permettre de construire
une entreprise plus résistante.
De la subvention à la rentabilitéLe raisonnement financier complet devient alors :
identifier les aides → réduire ou compléter le financement → préserver la trésorerie → ouvrir → acquérir des clients → fidéliser → atteindre le seuil de rentabilité.C’est cette dernière partie qui compte réellement.
Une entreprise ne peut pas vivre durablement de subventions.
À terme, le financement principal du restaurant doit venir de ses clients.
Et plus tôt cette transition est anticipée, moins l’établissement dépendra de sa trésorerie initiale après l’ouverture.